Ma nouvelle plaquette, merci Audrey

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Mes principales activités, mais de nouvelles se créent régulièrement

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La diversité de mes interventions et de mes actions peut déconcerter, mais elles ont toutes un lien : favoriser et développer une meilleure relation à soi même, aux autres et à la planète grâce à la communication, la créativité sous toutes ses formes, les contes, la relaxation, la découverte de notre environnement, les jeux coopératifs ...

Les Sabots de Vénus au jardin

Les Sabots de Vénus au jardin
Bienvenue sur mon blog, vous y trouverez des photos de mes animations, les plantes de mon jardin, et les créations de mes lutins... mais aussi des actions militantes humanitaires et pour la protection de l'environnement.
MAIL : stolarz@club-internet.fr Télèphone : 06 74 93 54 04 Merci de ne pas m'écrire par le blog, je ne reçois pas les courriers, mais de m'envoyer un mail direct de votre boîte. De nombreuses photos d'animations en messages anciens. Bonne visite, et n'hésitez pas à le diffuser ! " Pour les sociologues qui cherchent où me " caser " cocher : CREATIF HUMANISTE Ah ! juste une chose, si à un moment vous avez une baisse de moral, voyagez avec Matt qui danse sur le Monde et qui fait danser le Monde http://www.youtube.com/watch?v=zlfKdbWwruY&feature=player_embedded ça me bouste !

Demandez les catalogues animation

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Nature - Jardin - Land Art - Arts plastique - Théâtre - Préhistoire - Coopération ...

vendredi 1 mai 2020

Informations, actions
 
" Vous recevez un corps :
Que vous l'aimiez ou le détestiez, il sera votre pour
la durée de votre séjour :
Il ne sert à rien de le détester, votre corps
est votre meilleur ami, soyez reconnaissant à son égard
et prenez soin de lui !"
Patrice RAS
Textes- cadeaux :
Avant de vous laisser bercer par le soleil, nous vous invitons, avec notre « Mot de la semaine » paru dans L’Affranchi du 15 mai, à vivre autrement le déconfinement…

Le Mot de la Semaine
Cette semaine, au tout début du déconfinement et des appréhensions qui peuvent l’accompagner, l’association Au Cœur des Mots vous propose d’inventer ensemble l’action de
covider.
Ne vous effrayez pas ! Ce n'est pas une seconde vague du Covid, comme si nous allions en souffrir tous ensemble, non... c’est en fait un néologisme issu de la crise sanitaire actuelle, qui pourrait désigner l’action de décider collectivement de changer de mode de vie, de « vider ensemble » (co-vider) le monde ancien de ses défauts pour le remplir de manière responsable et durable.
Car ce virus ressemble à la bande-annonce de la catastrophe climatique qui nous attend si nous repartons exactement sur les mêmes rails. Bien entendu, tous sont d’accord pour constater que cet arrêt de l’économie a permis de revoir le ciel à Pékin, des méduses au fond des lagunes à Venise, la couleur bleue dans le Rhône… Les émissions de CO2 ont librement chuté partout dans le monde, puisque les usines tournent peu, les voitures roulent peu, les avions volent peu… Nous avons découvert que nous pouvions vivre en n’achetant que l’essentiel, et que le superflu l’était vraiment…
Mais comme les dirigeants du monde entier ont décrété l’absolue nécessité de relancer l’économie et la consommation, quitte à reporter les normes environnementales, à menacer les règles de droit du travail pour laisser les mains libres aux actionnaires, de continuer à augmenter la dette mondiale qui sera finalement financée par des plans d’austérité dont les plus précaires feront les frais … Dame Nature craint sans doute à juste titre que le message ne soit pas clairement passé …
Elle envoie donc d’autres signaux, souvent occultés par les médias : les invasions de criquets en Afrique dévorant toute végétation disponible sur leur passage, le réveil de nombreux volcans en Islande, aux Philippines ou en Indonésie, le grave départ de feu dans la zone d’exclusion entourant la centrale nucléaire de Tchernobyl, les séismes aux Japon, la sécheresse qui sévit même chez nous, menaçant notre sécurité alimentaire, les 1202 km2 de forêt amazonienne détruits depuis janvier dans l’indifférence générale...
Alors donc, n’allons-nous rien changer ? Allons-nous repartir pour foncer droit dans le mur ?
Mokhtar Reguieg, homme de lettres algérien, nous dit : « Si tu veux changer le monde, commence par te changer toi-même. » Reste à chacun à définir comment limiter ses achats compulsifs, ou alors acheter d’occasion, diminuer ses déchets, les trier, baisser sa consommation d’énergie, acheter local, équitable... Les idées sont nombreuses, et il y a du pain sur la planche ! Alors pensons-y, chacun et tous ensemble et… covidons, pour mieux covivre !
*****
« Tout changement est difficile au début, compliqué au milieu et magnifique à la fin. » Robin Sharma
 
« Lorsque souffle le vent du changement, certains construisent des murs, d’autres des moulins. » Proverbe chinois
 
« Le secret du changement, c’est de concentrer toute son énergie non pas à lutter contre le passé, mais à construire l’avenir. » Socrate

« C'est une triste chose de songer que la nature parle et que le genre humain n'écoute pas. » Victor Hugo
 
 
Profitons maintenant du soleil et de la plénitude des paysages méditerranéens avec Albert CAMUS et ses Noces à Tipaza.

Que d'heures passées à écraser les absinthes, à caresser les ruines, à tenter d'accorder ma respiration aux soupirs tumultueux du monde ! Enfoncé parmi les odeurs sauvages et les concerts d'insectes somnolents, j'ouvre les yeux et mon cœur à la grandeur insoutenable de ce ciel gorgé de chaleur. Ce n'est pas si facile de devenir ce qu'on est, de retrouver sa mesure profonde.
Mais à regarder l'échine solide du Chenoua, mon cœur se calmait d'une étrange certitude. J'apprenais à respirer, je m'intégrais et je m'accomplissais. Je gravissais l'un après l'autre des coteaux dont chacun me réservait une récompense, comme ce temple dont les colonnes mesurent la course du soleil et d'où l'on voit le village entier, ses murs blancs et roses et ses vérandas vertes.
Comme aussi cette basilique sur la colline Est : elle a gardé ses murs et dans un grand rayon autour d'elle s'alignent des sarcophages exhumés, pour la plupart à peine issus de la terre dont ils participent encore. Ils ont contenu des morts ; pour le moment il y pousse des sauges et des ravenelles.
La basilique Sainte-Salsa est chrétienne, mais à chaque fois qu'on regarde par une ouverture, c'est la mélodie du monde qui parvient jusqu'à nous : coteaux plantés de pins et de cyprès, ou bien la mer qui roule ses chiens blancs à une vingtaine de mètres. La colline qui supporte Sainte-Salsa est plate à son sommet et le vent souffle plus largement à travers les portiques. Sous le soleil du matin, un grand bonheur se balance dans l'espace...
 

Un petit poème tout de même … : aujourd’hui, rendez-vous avec Edmond Rostand (Chanteclerc) et son
Hymne au soleil.
Je t'adore, Soleil ! ô toi dont la lumière,
Pour bénir chaque front et mûrir chaque miel,
Entrant dans chaque fleur et dans chaque chaumière,
Se divise et demeure entière
Ainsi que l'amour maternel !

Je te chante, et tu peux m'accepter pour ton prêtre,
Toi qui viens dans la cuve où trempe un savon bleu
Et qui choisis, souvent, quand tu veux disparaître,
L'humble vitre d'une fenêtre
Pour lancer ton dernier adieu !

Tu fais tourner les tournesols du presbytère,
Luire le frère d'or que j'ai sur le clocher,
Et quand, par les tilleuls, tu viens avec mystère,
Tu fais bouger des ronds par terre
Si beaux qu'on n'ose plus marcher !

Gloire à toi sur les prés ! Gloire à toi dans les vignes !
Sois béni parmi l'herbe et contre les portails !
Dans les yeux des lézards et sur l'aile des cygnes !
Ô toi qui fais les grandes lignes
Et qui fais les petits détails !

C'est toi qui, découpant la sœur jumelle et sombre
Qui se couche et s'allonge au pied de ce qui luit,
De tout ce qui nous charme as su doubler le nombre,
À chaque objet donnant une ombre
Souvent plus charmante que lui !

Je t'adore, Soleil ! Tu mets dans l'air des roses,
Des flammes dans la source, un dieu dans le buisson !
Tu prends un arbre obscur et tu l'apothéoses !
Ô Soleil ! toi sans qui les choses
Ne seraient que ce qu'elles sont !
 
Et pourquoi pas une nouvelle devinette, pour terminer ?

« Suivant comment on prononce mon nom,
je fais penser au rongeur de la peste
ou au poisson plat aux ailes d’avion,
mais je n’en suis pas moins un dieu céleste,
soleil, sans pour autant être Apollon. »
Qui suis-je ?
 
Bonne journée et belles balades ensoleillées !
À bientôt !
 
L’équipe Au Cœur des Mots
" Le seul enjeu réel d'une relation proche est d'en sortir
embelli et de pouvoir dire quelque chose comme : " J'ai donné et
j'ai reçu, je peux donc garder en moi le meilleur de
cette relation.""
Jacques Salomé
Primula devant l'atelier http://jardindesamuel.blogspot.com/
Chats corses !
" Je n'ai pas toujours le pouvoir d'influencer la réalité qui m'entoure.
Mai, même quand je ne suis pas dans un rapport de force
favorable, je peux apprendre à ne pas imposer mes
demandes, à renoncer, à différer ou à déplacer mes
attentes vers d'autres enjeux."
Jacques Salomé
Primula devant l'atelier http://jardindesamuel.blogspot.com/
" La réciprocité dans le dialogue ne signifie pas pour
autant accord. Elle s'exprime plutôt dans le ressenti d'un
agrandissement mutuel procuré par une
qualité de relation."
Jacques Salomé
Pensées devant l'atelier http://jardindesamuel.blogspot.com/  
Le pont infernal
 
 "  Accepter de bien vouloir changer, prouve que l'on ne s'est pas raidi
et que l'on est encore jeune. Quand nous cessons de changer,
nous mourrons."
Dominique Loreau
Pensées devant l'atelier http://jardindesamuel.blogspot.com/  
      
       
    

 
       

                     
       

 

Analyse
Les discours de haine (enfin) confinés ? - Par Mario Stasi, Président de la Licra
L’Assemblée Nationale a adopté hier une loi essentielle pour la lutte contre les discours de haine en ligne.
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Crise sanitaire et conflit, biais cognitifs et racisme (2/3)
Par Dominique Morel, trésorier de la LICRA, délégué à la formation aux entreprises
Éducation
Interview de Marie-Anne Matard-Bonucci de la RevueAlarmer
RevueAlarmer est une nouvelle revue lancée le 29 avril par un collectif d'enseignants du secondaires...
Culture
1 jour, 1 texte #63 : Gérard Rosenthal, « Au Siam, les sionistes ! », Le Droit de Vivre, juillet 1970
Né le 11 décembre 1903, Gérard Rosenthal se passionne dans sa jeunesse...
Justice
Aide aux migrants : Cédric Herrou relaxé
"C'est le triomphe de la raison et du droit", s'est félicitée Sabrina Goldman...

Mémoire & Histoire
1 jour, 1 combat : La chronique antiraciste

Culture
DOSSIER : 1 jour, 1 texte
 



                     
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La Licra en actions : Licra AURA : du théâtre pour surmonter le confinement

" La valeur de la vie ne réside pas dans la longueur des jours,
mais dans l'usage que nous en faisons."
Michel de Montaigne
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Pas de profits ! Pour un vaccin gratuit pour toutes et tous contre le coronavirus. Signez la pétition !
" Truffes blanches à la noix de coco
Faites fondre 350 gr de chocolat blanc avec 150ml de
crème de coco, mélangez, ajouter 45 g d'huile de coco.
Incorporez 150 gr de coco râpée dans cette préparation.
Réservez au frais au moins 2 heures.
Façonnez les truffes à l'aide d'une cuillère.
Roulez-les dans de la noix de coco râpée.
Conservez au frais.'
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renseignements et pétition
" Exprimer sa colère pour soi et pas contre l'autre." 
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Ferme-usine, algues vertes... Stop à l'omerta !


APPEL A SOUTIEN – L’industrie agro-alimentaire ne nous fera pas taire ! #soutienInesLeraud


 
Chères amies, chers amis,
 
Informer sur l’industrie agro-alimentaire est un travail risqué. Inès Leraud, journaliste indépendante et auteure de la bande dessinée "Algues vertes : L'histoire interdite" en sait quelque chose ! Depuis des mois, elle subit de multiples intimidations, menaces et plaintes en diffamation !
 
Nous ne nous tairons pas !
 
Au regard des conséquences de l'agriculture productiviste et des fermes-usines, banalisant la souffrance animale, transformant les paysans en variable d'ajustement de l'industrie agroalimentaire tout en normalisant un univers concentrationnaire vecteur de pollutions diffuses et de pandémies à venir, l’enquête d’Inès Leraud est d’utilité publique.
 
 Nous vous invitons, toutes et tous, à poster des minimessages de soutien à Inès Leraud. Face à la pression insidieuse exercée par le lobby agroalimentaire sur les lanceurs d’alerte, nous devons démontrer que leurs intimidations ne nous impressionnent pas !
 




130 personnalités apportent leur soutien à Inès Leraud


 
Plus de 130 personnalités* ont publié une tribune dans Libération pour lui apporter un soutien public et éviter que l’omerta voulue par le secteur agro-alimentaire reprenne ses « droits » !
 
Yann Arthus-Bertrand, photographe et réalisateur ; Florence Aubenas, journaliste ; Pierre Aurousseau, chercheur en agronomie ; Etienne Davodeau, auteur de bande dessinée ; Delphine Batho, députée, ancienne ministre de l’Ecologie ; José Bové, ancien député européen ; Jacques Caplat, agronome et ethnologue ; Denis Cheissoux, producteur radiophonique ; Daniel Cueff, maire de Langouët ; François Dufour, paysan et conseiller régional ; Stéphane Foucart, journaliste ; Marie-Jeanne Husset, présidente d’Agir pour l’Environnement ; Yannick Jadot, député européen ; Stéphen Kerckhove, délégué général d'Agir pour l'Environnement ; Joël Labbé, sénateur ; François Lafforgue, avocat ; Yves-Marie Le Lay, militant associatif ; Corinne Lepage, avocate, ancienne ministre de l’Environnement ; Serge Le Quéau, syndicaliste ; Jade Lindgaard, journaliste ; René Louail, paysan, syndicaliste, ancien conseiller régional ; Guillaume Meurice, humoriste ; Fabrice Nicolino, journaliste ; Yorghos Remvikos, chercheur en santé environnementale ; Michèle Rivasi, députée européenne ; Marie-Monique Robin, journaliste et écrivaine ; Olivier Roellinger, chef cuisinier ; François Ruffin, député ; Annie Thébaud-Mony, sociologue de la santé (INSERM); Aurélie Trouvé, agroéconomiste, porte-parole d’ATTAC ; François Veillerette, porte-parole de Générations Futures…
 
Retrouvez la liste complète des signataires
 




 
// Soutenez Agir pour l’Environnement et recevez l'autocollant "Algues vertes : L'histoire interdite"
 
Plus nous sommes nombreux, plus nous avons d'impact.
Plus nous avons de soutiens, plus nous pouvons multiplier nos actions pour une planète vivable.
 


En effectuant un don ponctuel de plus de 100€ (33€ après déduction fiscale) ou tout don mensuel de plus de 10 €, vous recevrez :
 
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  • Nos campagnes de mobilisation citoyenne durant un an.
 
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Ne doutez jamais qu'un petit groupe de gens réfléchis et engagés puisse changer le monde. En fait, c'est toujours comme cela que ça s'est passé. - Margaret Mead (1901 - 1978) - Anthropologue.
" Vous apprendrez vos leçons :
Vous étudierez à temps plein dans une école non officielle,
appelée " la vie ". Chaque jour, vous aurez l'occasion
d'y apprendre de nouvelles leçons que vous
apprécierez ou non. Si c'est le cas, acceptez ce qui est et
faites-en un tremplin pour vous épanouir."
Clématite recta au jardin http://jardindesamuel.blogspot.com/
" Tout ce que fait le Pouvoir de l' Univers se fait dans un cercle.
Le ciel est rond et j'ai entendu dire que la Terre est ronde
comme une balle et que toutes les étoiles le sont aussi.
Le vent, dans sa plus grande puissance, tourbillonne.(...)
Même les saisons, dans leur changement,
forment un grand cercle et reviennent toujours où elles étaient."
Elan Noir
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Humour : Les bodins chez le notaire
" Un homme ne verrait-il d'une femme
que le désir qu'il en a ? "
Jacques Salomé
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Créativité avec  jeu de mains !
" Celui qui ne sait pas sourire de lui-même ne connaît pas
le plaisir de rire pour rien,
simplement le plaisir de rire."
Jacques Salomé
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La SNCF fait passer un test d'embauche à 3 candidats.
 
Le premier candidat s'assied et on lui demande s’il sait compter jusqu'à 10.
-        Oui, bien sûr. 10.9.8.7.6.5.4.3.2.1.
-        C'est bien, et dans l'autre sens, maintenant
-        Non, j'ai travaillé à la NASA et j'ai toujours compté ainsi.
-        Désolé, vous ne convenez pas.  Candidat suivant !
Le deuxième candidat :
-        Oui, bien sûr. 1.3.5.7.9.10.8.6.4.
-        C'est bien, et dans le bon ordre, maintenant ?
-        Non, j'ai travaillé comme postier et j'ai toujours compté ainsi en passant de boîte en boîte
-        Désolé, mais vous ne convenez pas Candidat suivant !
Le troisième candidat :   
-        Oui, bien sûr. 1.2.3.4.5.6.7.8.9.10
-        C'est parfait ! Où avez-vous travaillé auparavant ?
-        A la commune.
-        A la commune ? Je n'en reviens pas ! Mais, dites-moi, bien que ce ne soit pas nécessaire, pouvez-vous continuer après 10 ?  
-        Mais évidemment !............. Valet, Dame et Roi !!!
" S'aimer soi-même est le début d'une histoire d'amour
qui durera toute la vie."
Oscar Wilde
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Humour : Dédé le routier
" Se réunir est un début, rester  ensemble est un progrès,
travailler ensemble est une réussite."
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Humour Belge !
 
" Si tu cherches la vérité en dehors de toi,
elle s'éloignera de plus en plus."
Tung-Shan
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Objet :Le Petit Nicolas en 2020
 
 
Ce matin, on est retournés à l’école.
Avant, on devait rester à la maison à cause du virus et pis tout ça, mais un drôle de Monsieur tout chauve a dit à la télé qu’on était plus contagieux alors on a pu y retourner, sauf Albane, parce que sa maman elle est vénérable et que c’est dangereux.
Dans la cour, c’était rigolo. Il y avait des cases pour chaque classe. On ne pouvait pas courir, ni jouer au loup, ni se mélanger. Maixent portait un drôle de masque, Agathe avait de gros gants jaunes en caoutchouc et Sofiane sprayait du gel alcoolique sur tous ceux qui s’approchaient de lui. Rufus a traité Maixent de babouin, à cause de son masque. Maixent lui a demandé s’il voulait qu’il lui colle une grosse baffe, le babouin, pour voir ? Et Rufus a répondu que non, qu’il ne pouvait pas, à cause de la distance de sécurité, nananère.
Ensuite, la maîtresse est venue nous chercher. Dans la classe, elle nous a tout bien expliqué. On s’est tous lavé les mains, sauf Agathe, qui a refusé d’ôter ses gros gants. Geoffroy a giclé Marie-Berthe qui s’est mise à pleurer à cause des gouttelettes, parce qu’elle allait mourir.
La maîtresse lui a dit que non, elle n’allait pas mourir, mais qu’il ne fallait pas se gicler quand même.
Kevin a dit que ouais, les enfants, d’abord, y risquaient rien, son papa y disait. Que ces histoires de virus, c’était encore une combine des profs pour travailler moins et pis qu’ils étaient tous gauchers, au gouvernement, de toute façon !
La maitresse elle a fait une tête bizarre avec la bouche toute pincée. Elle a dit à Kevin de remercier son papa de sa part et Kevin a dit de rien.
C’est là que Bernadette, elle s’est mise à pleurer, rapport à sa grand-mère qui était morte et du corona qui tue les grands-parents. Là, la maîtresse, était bien embêtée, parce qu’elle ne savait pas que la grand-mère de Bernadette et ben, elle était décédée du coronavirus. Mais Bernadette elle a dit que non, que sa grand-maman, elle était morte il y a très très longtemps, mais qu’elle était triste quand même.
Tout à coup, Geoffroy a sprayé du gel alcoolique dans les yeux de Bastien qui s’est mis à hurler. La maîtresse a confisqué le spray de Geoffroy qui s’est mis à pleurer et Blaise a déclaré que de toute façon, l’alcoolique, c’était dangereux pour la santé et pis que c’était pas une vie, sa mère elle disait, y’avait qu’à voir Tonton Bébert!
La maîtresse, elle avait un drôle de tic au niveau des sourcils quand elle nous a dit de sortir nos goûters. Marie-Berthe a recommencé à pleurer parce qu’Agnan et Sofiane avaient échangé leur goûter et qu’ils allaient mourir, rapport au virus.
C’est là que la maîtresse s’est levée. Toute droite, toute blanche, avec des taches très rouges sur les joues et qu’elle a crié que personne-n’allait-mourir-nom-d’une-pipe combien-de-fois-elle-allait-devoir-le-répéter.
Elle nous a expédié dehors et elle est allée se chercher un café.
Rufus dit qu’il est pas sûr sûr, mais que c’est bien possible qu’elle soit contaminée…
" Une communication ouverte
pour des relations en santé."
Jacques Salomé
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Une lettre ouverte pour un changement radical et non-violent
Non-Violence XXI est heureuse de vous annoncer la publication de sa lettre ouverte sur le Club de Mediapart :
https://blogs.mediapart.fr/non-violence-xxi/blog/040520/lettre-ouverte-toutes-celles-et-ceux-qui-souhaitent-vraiment-changer-les-choses
 




Cette lettre est le fruit d'une décision collégiale prise lors du lancement de notre campagne "Pourquoi la non-violence est-elle révolutionnaire?" au printemps 2019. Elle est donc le résultat d'une volonté collective exprimée par l'ensemble des organisations membres de Non-Violence XXI.
Notre objectif à travers cette initiative : appeler à un changement de cap et à la construction d'un nouveau modèle de société par l'action non-violente et par un engagement radical.
Cette lettre, nous avions prévu de la sortir début mars. Mais les événements en ont décidé autrement. En pleine période de confinement, nous avons en effet jugé plus sage d'attendre pour la publier. Dans un premier temps, l'heure était au rassemblement et à la solidarité. Néanmoins, au regard de cette douloureuse actualité, nous en sommes rapidement arrivés à la conclusion qu'elle devenait encore plus pertinente et de fait plus "urgente" aussi. C'est pourquoi nous pensons que le moment est venu de la publier, enfin. Parce que notre conviction aujourd'hui, c'est que nous avons le devoir d'occuper sans tarder et avec le plus de force possible le terrain des idées afin d'occuper aussi celui de l'action et du changement que nous sommes de plus en plus nombreuses et nombreux à réclamer.

Merci d'avance de nous aider en relayant cette lettre et merci de soutenir notre action ainsi que celle de nos membres grâce à votre générosité et à votre fidélité !!!
 




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Notre brochure "Pourquoi la non-violence est-elle révolutionnaire?" est toujours disponible !




En lien avec la Lettre ouverte, notre brochure"Pourquoi la non-violence est-elle révolutionnaire?"est toujours disponible et gratuite.
Pour la version PDF, cliquez ici.
 
L'objectif de cette brochure : tordre le cou à certaines idées reçues comme par exemple la prétendue passivité de la non-violence ou l'idée qu'elle manquerait d'efficacité et insister sur ce qui en fait l'essence mais aussi la force. Nous nous penchons notamment sur le concept de radicalité en matière de lutte et proposons au lecteur une réflexion sur la question de la fin et des moyens.

Si vous souhaitez la recevoir, merci de nous contacter :

- À : coordination@nonviolence21.org
- Par téléphone au : 01.45.48.37.62
 
" La douceur de la vie dans sa simplicité la plus pure
rappelle qu'il faut profiter d'aller envers et contre tout.
La vie n'était plus une rivale, mais une alliée.
Alliée exigeante, sévère, mais alliée tout de même."
Alexandre Jollien
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" La confiance liée au fait de donner et recevoir
est une " colle sociale" qui nous soude."
Eva Gabeler
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Action : le pouvoir du clic
we sign it - #Désarmons pour un monde meilleur
renseignements et pétition
" Si vous avez l'impression que vous êtes trop petit
pour pouvoir changer quelque chose,
essayer donc de dormir avec un moustique
et vous verrez lequel des deux empêche l'autre de dormir."
Dalaï Lama
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La Tour des Villains ouvrira, enfin, mercredi 1er juillet.

Nous avons dû abandonner nombre de projets, comme la reprise du spectacle "La Fontaine" pour des scolaires, l'expo de juin prévue avec les Carnettistes Tribulants, la mise en chantier du spectacle "Jeanne au bivouac"...

Du mercedi au dimanche, nous serons présents à La Tour et, sauf cas de force majeure ou règlementation sanitaire, nous pourrons accueillir, dans le respect du port du masque et de la distanciation physique, le public en petit nombre, de 11h à 19h, pour une expo permanente sur la Chine (c'est d'actualité !), vente d'ouvrages et de produits locaux et visite humoristique du village possible, chaque jour. 

Etant donné les circonstances, ni bar, ni petite restauration ne seront évidemment envisageables. Nous ne pouvons à ce jour nous engager sur la production de manifestations théâtrales qui nécessitent des répétitions et la présence confinée de public en salle. De même, la tenue des stages reste pour l'instant soumise à la situation sanitaire et aux moyens que nous avons d'y répondre.

Vous serez les bienvenus !

Jean Michel Frémont
LA TOUR DES VILLAINS DE MONTSAUGEON
Sagesse du Japon
" Ce n'est pas la perfection qui est intéressante,
mais la force et l'ingéniosité avec laquelle
on répare les fissures."
Pensée devant l'atelier http://jardindesamuel.blogspot.com/
L' homme au cerceau
" Je sais ce qui est bon pour moi.
Je sais dire non lorsque les propositions qu'on me fait
ne me conviennent pas.
J'accepte aussi qu'on me dise non,
je ne me sens pas blessé ou réduit pour cela."
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" Rappelez-vous que chaque problème porte en lui les germes
de la possibilité d'apprendre, d'aimer, de vous sensibiliser davantage
et à être heureux tout simplement parce que vous êtes vivant."
Don Miguel Ruiz - Les quatre accord toltèques
Tulipes et narcisses devant l'atelier http://jardindesamuel.blogspot.com/
Conjugaison et fiscalité
 
" S'il en est qui doutent d'eux-mêmes,
d'autres n'éprouvent pas l'ombre d'une inquiètude
sur leur propre valeur. Ainsi Arthur Rubinstein
qui affirmait : " Cent pianistes jouent mieux que moi.
Mais je suis le plus grand. C'est injuste, mais c'est comme ça."
Jacques Salomé
Tulipe perroquet au jardin http://jardindesamuel.blogspot.com/
15 MESURES INDISPENSABLES POUR LE POUVOIR DE VIVRE DÈS LA FIN DU CONFINEMENT
15 mesures indispensables pour le pouvoir de vivre dès la fin du confinement
France Nature Environnement prend pleinement part au "Pacte du pouvoir de vivre", l'union de 55 organisations convaincues de l'intérêt de s'unir pour porter ensemble un pacte de la convergence de l’écologie et du social. À quelques jours de la fin du confinement, nous avons voulu remettre le quotidien de millions de français·es au cœur de l'action publique en portant conjointement, dans un courrier au premier Ministre, 15 propositions de mesures indispensables pour le pouvoir de vivre dès la fin du confinement. Lire la suite

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DÉCONFINEMENT : CONSEILS POUR S'ÉMERVEILLER EN RESPECTANT LA NATURE
Déconfinement : conseils pour s'émerveiller en respectant la nature
Le retour partiel à la vie professionnelle et aux loisirs pour des millions de citoyens risque de provoquer la destruction involontaire d’animaux et de plantes sauvages qui ont investi certains espaces pendant le confinement. A...
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CRISE SANITAIRE : LA LISTE DES ATTEINTES À LA PROTECTION DE L'ENVIRONNEMENT S'ALLONGE
Crise sanitaire : la liste des atteintes à la protection de l'environnement s'allonge
Hier est paru au journal officiel un décret permettant des enquêtes publiques au rabais pour autoriser plus vite des projets destructeurs. Depuis le début de la crise sanitaire, plusieurs textes étaient déjà venus malmener la d...
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COVID-19 : DÉSINFECTER LES RUES EST INUTILE ET DANGEREUX
COVID-19 : désinfecter les rues est inutile et dangereux
En France, de nombreuses municipalités partent à la traque du Covid-19 en pulvérisant dans l’espace public des produits biocides dilués. Si l’inquiétude des populations et le souhait de limiter au maximum la transmission du vir...
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FNSEA ET ENVIRONNEMENT : EN ARRIÈRE, TOUTE !?
FNSEA et environnement : en arrière, toute !?
France Nature Environnement le dénonçait il y a quelques semaines : à la faveur de la crise environnementale, la liste des atteintes à l’environnement s’allonge et les lobbys ne sont pas confinés ! Cette fois, c’est au tour de...
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CRISES SANITAIRES, ÉCOLOGIQUES, SOCIALES, ÉCONOMIQUES : POUR UN MONDE VIVABLE, COOPÉRONS
Crises sanitaires, écologiques, sociales, économiques : pour un monde vivable, coopérons
Face au COVID-19 et aux multiples crises révélées par cette pandémie mondiale, Arnaud Schwartz, nouveau président du mouvement France Nature Environnement, appelle chacun et chacune de nous à préférer la coopération à la compét...
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ARNAUD SCHWARTZ SUCCÈDE À MICHEL DUBROMEL À LA PRÉSIDENCE DE FRANCE NATURE ENVIRONNEMENT
Arnaud Schwartz succède à Michel Dubromel à la présidence de France Nature Environnement
A l’issue de l’Assemblée générale qui s’est tenue le samedi 4 avril 2020, Arnaud Schwartz a été élu président de France Nature Environnement. Après trois années d’une présidence intense durant laquelle il a consolidé avec brio ...
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Voir toutes nos actus
" Plus je commence à m'aimer et à me respecter,
moi j'ai besoin de me donner de la valeur en me sacrifiant."
Jacques Salomé
Tulipe dentelée au jardin http://jardindesamuel.blogspot.com/


Après avoir hiberné jusqu'au mois de février, voilà que nous sommes confrontés
à cette situation exceptionnelle depuis le mois de mars.
L'équipe de la Maison de Courcelles reste mobilisée, pour beaucoup en télétravail,
ou prête à revenir "dans la place" le moment venu.
En attendant, voici quelques nouvelles :
Le Festicamp est né !
Depuis le mois de novembre, les directeurs-rices de séjours se sont activés pour donner vie à un tout nouveau séjour à destination des 13-16 ans : le Festicamp !

Toutes les infos à propos de ce séjour qui aura lieu du 2 au 12 août par mail :
contact@maisondecourcelles.fr

Quel avenir
pour les colos ?


Les administrateurs-rices de l’association vous décrivent leur vision des colos, et ce qu’elles peuvent apporter aux enfants selon eux.

La lecture se passe là !

Les colos cet été

Vous êtes nombreux à vous demander si les colos pourront effectivement se tenir cet été ou non, et c’est bien normal !
À ce jour, nous n'avons pas de directives précises au sujet de l'organisation des séjours estivaux. Dans l'optique où les colos se déroulent comme initialement prévu, nous mettons tout en place pour préparer l'ensemble de nos séjours. Les conseils des structures gouvernementales vont également dans ce sens.

    Face à ces incertitudes, nous ne demandons plus de versement d’acompte pour valider les inscriptions en colo, et ce jusqu’à nouvel ordre. Seuls les dossiers d’inscription font office de validation d’inscription.
    S'il s'avérait qu'il fallait annuler nos séjours estivaux, nous proposerons aux familles qui avaient avancé des frais soit :
    • un avoir pour un prochain séjour
    • un remboursement de tout ou partie des frais engagés
    • un don de tout ou partie des frais engagés.
    Le petit marché local
    reprend du service !

     
    Nos producteurs partenaires vous attendent tous les samedis entre 10h et 12h à Courcelles-sur-Aujon - à la ferme, rue du pré Gaspard. Avec toutes les précautions sanitaires nécessaires !


    Et si on pensait à l’après ?
    Nos équipes restent disponibles pour répondre à toutes vos demandes par mail !
    Vous êtes enseignant et vous avez un projet de classe de découverte ? Parlez-en à Mélanie !
    Vous êtes parents et souhaitez inscrire vos enfants en colo ? Judith sera votre sauveuse !
    Vous faites partie d’un groupe associatif, et cherchez un lieu pour votre séminaire ?
    Julie répondra à toutes vos questions !
    Nous espérons que vous et vos proches vous portez au mieux en cette période inédite,
    et avons hâte de vous retrouver !
     
     
     
    " Rien ne prédispose plus au conformisme
    que le manque de formation."
    Gustave Thiban
     
    Doronic du Caucase au jardin http://jardindesamuel.blogspot.com/
     
    La lettre d'info de Noé - Mai 2020
     
    Voir la version en ligne
     
     
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    Centre de production coco
     
     
    Ouverture du centre de production communautaire d'huile de coco biologique
    En mars dernier, en collaboration avec ses partenaires, Noé a lancé le centre de production d’huile vierge de noix de coco biologique à Ellenda dans le district de Jomoro, dans la région ouest du Ghana. La construction du centre fait partie du programme EconoBio que Noé développe au Ghana, et qui vise à développer des chaînes de valeur durables au profit des populations locales vivant à la périphérie des zones riches en biodiversité, avec le soutien du secteur privé et de la société civile.
     
      
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    Noé relâche 5 gazelles dorcas au Niger
     
    Gazelles
     
    Dans le cadre de sa gestion de la Réserve Naturelle Nationale de Termit et Tin-Toumma au Niger, Noé a saisi puis relâché 5 gazelles dorcas vivantes qui étaient destinées au trafic d’animaux. Revendue 600 000 Francs CFA (par individu) à Niamey à l’heure actuelle, le trafic de cette espèce ne faiblit pas. La gazelle dorcas est capturée pour être revendue comme animal d’ornement dans les jardins de villas. La lutte contre le trafic de cette espèce est l’une de nos priorités sur ce territoire, avec un dispositif de lutte contre le braconnage renforcé sur le terrain.
     
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    Le rapport d'activité 2019 de Noé est en ligne
     
    RA 2019
     
    Pour Noé, 2019 a été une année empreinte de dynamisme et dessinant de nouveaux horizons !

    Dans notre dernier rapport d'activité, vous pourrez découvrir les résultats de nos actions, menées avec le soutien de nos partenaires et donateurs, mais également nos perspectives d'avenir pour agir toujours plus et mieux en faveur de la biodiversité en France et à l’international.

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    Animal Kids
     
    Shopping pour les petits : achetez solidaire avec Animal Kids et Noé
     
    Noé s'est récemment associé à la jeune marque de vêtements pour enfants Animal Kids dans le cadre d'un partenariat au bénéfice de nos activités de sauvegarde de la biodiversité. Animal Kids propose des vêtements en coton bio dont 15% du prix de vente HT sont reversés à une association de protection de la nature.
     
    Je découvre le partenaire
     
     
    Noé organise sa première patrouille anti-braconnage
     
    Patrouille
     
    En collaboration avec les agents communautaires de la Réserve Naturelle Nationale de Termit et Tin-Toumma (Niger), une première patrouille de lutte contre le braconnage a débuté la sécurisation des principaux sites de concentration de la faune sauvage soumis à une pression de trafic et de braconnage.
    Les résultats sont encourageants pour Noé. Un braconnier a été arrêté et remis à la gendarmerie nationale, une moto et un dépôt de carburant ont été saisis. Deux gazelles dorcas ainsi qu'une outarde de nubie ont été sauvées. Deux autres braconniers ont été poursuivis mais ont malheureusement pu prendre la fuite.
     
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    Entretenir votre pelouse et favoriser la biodiversité
     
    Entretenir sa pelouse
     
    Avec l’arrivée du printemps et la période de confinement liée au Covid-19, le temps passé au jardin a très certainement augmenté !
    De nombreux amateurs de jardinage se sont attelés au travail, à en croire notamment le ronronnement quotidien des tondeuses !

    Noé vous explique comment entretenir votre pelouse sans nuire à la biodiversité ordinaire : augmenter la hauteur de tonte, espacer les tontes, supprimer les intrants chimiques, valoriser ses déchets verts... Autant de conseils faciles à mettre en place et bons pour la biodiversité de votre jardin !

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    Lire l'article
     
     
    LILO
     
    Vous connaissez LILO ?
     
    Vous pouvez aider Noé très simplement en nous reversant vos gouttes d'eau ! LILO est un moteur de recherche qui finance des projets d'intérêt général tels que ceux portés par Noé. 
    1 recherche = 1 goutte d'eau
    = 1 don à une association
     
    Je reverse mes gouttes à Noé
     
     
    "L'envol du papillon" - La lettre d'info de Noé - n°10 - Mai 2020





    " " Chacun sa vérité " est une formule juste


     
    car chacun se définit par la vérité
    vivante qu'il dévoile."
    Jean-Paul Sartre
    Corête du Japon au jardin http://jardindesamuel.blogspot.com/
    Action le pouvoir du Clic
    Volkswagen, l'entreprise qui avait escroqué des millions d'européens dans l'affaire du "Dieselgate" en veut à votre argent. Pour soi-disant faire face à la crise du coronavirus.
    La même entreprise qui vient de mettre 200 000 personnes au chômage outre-Rhin tout en versant 7,5 milliards d'euros à ses actionnaires suite à une année de profits records. [1]
    Demain, le Parlement européen se prononcera sur le plan de financement européen face à la crise. Appelons les députés européens à exclure toutes les industries polluantes comme Volskwagen de ce plan de sauvetage !
    Renseignements et pétition
    " Ce qu'on risque révèle ce qu'on veut."
    Jeannette Winterson
    Monnaie du pape au jardin http://jardindesamuel.blogspot.com/
    Refuser la crémation car il y a une vie après la mort
    " Ce n'est pas la force mais la persévérance
    qui fait les grandes œuvres."
    Samuel Johnson
     
    Leur patronne a pris l'habitude depuis quelques jours de partir à 15 h pile.
    > > > > >    Les employées elles, partent à 17 h.
    > > > > >    Un jour, la plus hardie des 3 dit aux autres filles :
    > > > > >     "Et pourquoi on partirait pas à 15 h15 nous autres ? Elle ne revient jamais avant le lendemain, elle ne saura pas".
    > > > > >     Aussitôt dit, aussitôt fait.
    > > > > >    La première arrive chez elle, se jette sur son canapé et se relaxe.
    > > > > >    La deuxième va faire du shopping jusqu'à 17 h.
    > > > > >    La blonde arrive chez elle et entend des bruits étranges provenant de sa chambre à coucher.
    > > > > >    Elle prend son courage à deux mains et s'y dirige, elle entr'ouvre la porte lentement et surprend sa patronne au lit avec son mari.
    > > > > >     Elle referme la porte aussitôt et disparait sans bruit..
    > > > > >    Le lendemain, la patronne part à 15 h.
    > > > > >     A 15 h 15 , une des filles dit aux autres "OK, on peut y aller aussi".
    > > > > >    Les deux premières quittent leur bureau, mais la blonde travaille toujours.
    > > > > >   Tu ne viens pas ?
    " Non, non pas moi, hier j’ai failli me faire choper ".
    " Une communication vivante pour des relations
    en santé.
    Jacques Salomé
    Cardamine trifolata au jardin http://jardindesamuel.blogspot.com/
    Bagarre de nounours
    " Une suite de petites volontés
    fait un gros résultat."
    Charles Baudelaire
    Geum au jardin
    A la gendarmerie»
    Dans une caserne de Gendarmerie, le Capitaine croise un jeune élève-gendarme fraîchement débarqué de l'école de gendarmerie.
    - Comment vous appelez-vous, mon garçon ?
    - Yves, et vous ?
    Le capitaine, furieux, s'écrie :
    - Mon petit bonhomme, je ne sais pas d'où vous arrivez, mais sachez que je suis le Capitaine et que je m'appelle Mon CAPITAINE. De même, dans ma compagnie, j'appelle les gens par leur nom de famille. Si vous vous appelez Yves Tartempion, je vous appellerai Tartempion, mais pas Yves. Me suis-je bien fait comprendre ?
    - Oui, mon capitaine.»
    - Alors, c'est quoi votre nom de famille ?
    - Montcherry.
    - Très bien, Yves, au travail.
     
    «Au fond de la classe»
    L'instituteur :
    > - Thomas, dis-moi un peu qui d'entre vous est venu hier voler des pommes dans mon pommier ?
    > Thomas :
    - Je ne vous entends pas bien monsieur, vu que je suis sur le dernier banc de la rangée.
    L' instituteur :
    - C'est ce qu'on va voir ! Viens ici t'asseoir à ma place J'irai m'asseoir à la tienne et à ton tour, tu me poseras une question.
    Ils échangent leur place et Thomas fait ce que l'instituteur lui a demandé.
    - Maître, qui est venu dormir avec maman alors que papa était de service de nuit ?
    L'instituteur :
    - Tu as raison Thomas, on ne comprend rien ici dans le fond !
     
    «Encore une histoire de belle-mère...»

    > Un prisonnier d'un pénitencier très dur discute avec un nouveau:
    - Moi, j'ai pris 10 ans pour escroquerie, et toi ?
    - 20 ans pour secourisme.
    - Arrête, tu déconnes, personne n'a jamais pris 20 ans pour secourisme, même pas un an !
    - Si, si : ma belle-mère saignait du nez, alors je lui ai fait un garrot autour du cou pour arrêter l'hémorragie.
     
    Où est le bébé ?
    Marie-Berthe, grâce aux progrès de la science, vient d'avoir un enfant à l'âge de 75 ans.
    Ses voisines, Odette et Huguette, viennent lui rendre visite et voir le gamin.
    > - Vous le verrez plus tard !... pour le moment ce n'est pas possible. Je vais vous faire du café en attendant.
    L' après-midi avance et les voisines lui redemandent de voir le bébé
    > - Non , non, c'est toujours pas possible.
    Alors Odette demande :
    - Mais... pourquoi ce n'est pas possible ?
    > - J'attends qu'il pleure, j'me rappelle plus où je l'ai mis.
     
     

    «Rien de nouveau»

    Deux hommes sont dans un bar et discutent :
    - Où est-ce que tu es né ?
    - A Tours...
    - Ah bon ! Moi aussi !! Et dans quelle maternité
    - Celle du Beffroi...
    - Moi aussi ! Et quel jour ?
    - Le 5 octobre 1975...
    - Oh ! Moi aussi ! On est pareil ! C'est dingue !
    Un troisième homme entre dans le bar et demande au barman :
    - Alors Jimmy, quoi de neuf ?
    - Bof, rien de nouveau. Les jumeaux sont encore bourrés.
     
    «La mobylette»
    Un soir au dîner, la petite dernière demande à son père :
    > - Papa, pourquoi t'es toujours tout rouge ?
    - Ben tu vois ma fille, c'est l'été, et en mobylette, tu prends des coups de soleil et ça te donne la peau toute rouge.
    La fillette opine du chef mais ne paraît pas totalement convaincue.
    > - Mais papa, en hiver aussi t'es tout rouge...
    - Oui ma fille mais en hiver il fait froid. Sur la mobylette, le froid et la vitesse ça te fait la peau toute rouge.
    Alors la mère, excédée, saisit la bouteille de PASTIS et la tend à sa fille :
    - Tiens, passe la mobylette à ton père !
     
    «Deux femmes de perdues, une de retrouvée»
    C’est un homme qui se trouve chez Auchan et semble perdu en cherchant d'un coin à l'autre du magasin. Il est tellement préoccupé qu'il entre en collision avec un autre homme ayant le même comportement. Le premier homme lui dit :
    - Excusez-moi monsieur, j'ai la tête ailleurs. Je cherche ma femme.
    > - Le second lui répond : Aie ! Moi aussi je cherche ma femme. De quoi elle a l'air la vôtre ?
    Il répond : Elle s'appelle Emmanuelle. C'est une belle blonde aux yeux bleus, mesure 1,75 m, cheveux en bas de l'épaule, vêtue d'une jupette près des fesses, blouse blanche transparente, des gros seins, un soutien-gorge noir en dentelle bien garni et une très grande bouche. Et la vôtre, de quoi elle a l'air ?
    - Oublie la mienne, on cherche la tienne...
    " Pour réaliser de grandes choses,
    il faut d'abord rêver."
    Coco Chanel
    Geum au jardin
    Des gouttes pour l'éléphant
     
    " Le plus grand voyageur est celui qui a su
    faire le tour de lui-même."
    Confucius
    L'ostéopathe qu'il me faut
     
    " En te levant le matin, rappelle-toi combien
    précieux est le privilège de vivre,
    de respirer, d'être heureux."
    Marc Aurèle
    Tulipe dentelée " Maja " au jardin
    Pays de Sault et du Ventoux : C'est magnifique cette lavande et ces animaux  
    Vidéo aux parfums de lavandes sauvages, qui donne l’impression de respirer le vent frais en pleine nature…
    En période de confinement cela nous fait du bien.
    Mettez en plein écran, c’est une merveille pour les yeux !!!
    > > https://www.youtube.com/watch?v=PhNlCdLMae4&feature=youtu.be
    " Aux trois Saints de Glace, fais toujours face."
    Tulipe " Shirley" au jardin
     
     
    Fable de la Fontaine
     
    " Tous nos faux " oui ", qui ne respectent pas nos besoins,
    sont semblables à des champs de mines en nous."
    Dr Anne van Stappen
    Voici les réponses que vous attendiez :
    • VOLTAIRE est l’anagramme de AROUET LE JEUNE réduit à AROUET L.J qui se note AROVET L.I avec l’orthographe latine. Voltaire était le 5ème et avant-dernier enfant de François Arouet, notaire royal, et Marguerite Daumart, et l’un des 3 qui survécurent.
    • Solution de la charade : avec la « porte » qui permet le passage, le « ez » au bout du nez, le pronom "vous" de 2ème personne mais en 5ème position (après je, tu , il/elle, nous) et le « bien », nous voulions terminer par ce souhait : « PORTEZ-VOUS BIEN ! »
     
    Et un dernier plaisir à partager pour un premier jour de déconfinement « debout », avec Jean Giono et la conclusion de Regain … à lire entre les lignes peut-être ...

    "Alors, tout d’un coup, là, debout, il a appris la grande victoire.
    Il lui a passé devant les yeux, l’image de la terre ancienne, renfrognée et poilue avec ses aigres genêts et ses herbes en couteau. Il a connu d’un coup cette lande terrible qu’il était, lui, large ouvert au grand vent enragé, à toutes ces choses qu’on ne peut pas combattre sans l’aide de la vie.
    Il est debout devant ses champs. Il a ses grands pantalons de velours brun, à côtes ; il semble vêtu avec un morceau de ses labours. Les bras le long du corps, il ne bouge pas. Il a gagné : c’est fini.
    Il est solidement enfoncé dans la terre comme une colonne."
     

    Bon déconfinement à toutes et tous ! Restez prudents et vigilants !

    À bientôt !

    Votre trio du Cœur des Mots.
    " Dans le délicat échange entre le donner et le recevoir,
    ilfaut la participation de quatre positions relationnelles.
    ( que je sois susceptible de donner et de recevoir
    de quelqu'un qui accepte de recevoir et de donner.)"
    Jacques Salomé
    Sabots de Vénus au jardin http://jardindesamuel.blogspot.com/Action : le pouvoir du CLIC
    À la présidente de la Commission européenne von der Leyen, à la chancelière Merkel, à Christine Lagarde et à l’ensemble des dirigeants européens:
    "Saisissez l’opportunité unique de nous mener vers un avenir meilleur et plus écologique.
    Trois femmes de pouvoir pouraient y arriver...
    https://secure.avaaz.org/campaign/fr/green_recovery_loc/?bDpHeab&v=125694&cl=17136766366&_checksum=91725694f6f8afc75155758d19a8a2c0304d6824b02ee44d04bb3f4e3d1a0a9d&signup=1
    " Je n'ai jamais pris de vacances de ma vie,
    ce n'est qu'à quatre vingt douze ans que je vais commencer,
    je tiendrais jusqu'au bout..." ai-je
    entendu dire par le vieux monsieur qui me vend,
    depuis des années, au marché, les meilleures et
    plus belles pommes que j'aie jamais mangé de ma vie."
    Jacques Salomé
    Aconit au jardin http://jardindesamuel.blogspot.com/
    C’est avec soulagement, mais aussi tension, que nous allons aborder le 1er déconfinement.
    Derniers petits clins d’œil. Piochez …
     
    Culture :
     
    Arbres:
    • formation sur l’Arbre et sa structure par un de ses meilleurs connaisseurs, et un humaniste, grand homme de cœur, Francis Hallé https://tinyurl.com/yd7t5eaz, qui commence par faire l’éloge de la lenteur pour la connaissance, et de l’éducation de l’œil
     
    Un monde nouveau ?
     
    Et je tire ma révérence pour ce 1er épisode du confinement en vous proposant dès maintenant un petit quizz pour le deuxième. Non, je plaisante !
    Voici en tout cas, photographiés - pour vous -, mes « repas du confinement », que j’ai soignés – rien que pour moi !
    Et le quizz :
    1. Etablissez la carte du restaurant « A la cuiller d’argent » (ça pourra vous servir lors de votre réservation !). Attention, certains plats se ressemblent beaucoup, le diable se cache dans les détails !
    2. Sachant que la dernière photo a été prise au soir du 53ème jour de confinement, que la première photo date du 18 mars au soir, combien de repas ai-je « sabotés » (style bout de fromage debout dans la cuisine, comme cela arrive en temps normal ;-() ? Pour vous aider dans les repérages : les bougies sont allumées le matin et le soir 😉.
    3. Vous êtes échauffé ? On passe au cran supérieur : pouvez-vous établir la liste de courses (déconfinées) indispensables ? On admettra, par souci de charité…, que tout (même ce qui était en réserve, les épices etc.) figurera un jour ou l’autre sur la liste. Néanmoins….  j’attire votre attention sur le fait que quatre ingrédients - enfin six si on ajoute la sarriette et la menthe - ont été soit cueillis dans la forêt, soit ramassés dans le jardin, et qu’un des éléments ramassés dans le jardin se trouve généralement plutôt dans la nature, hihi… (oui, mon jardin de fleurs est « sauvage »)
    4. Selon vous, jusque quand mes adorés et adorables maraîchers de Prez-sous-Lafauche ont-ils eu de leurs épinards à tomber par terre ? (et petit question subsidiaire : combien de poules et d’enfants ont-ils ?)
    5. On passe à l’exotique. Les nems et le rouleau de printemps (ma première tentative historique) mis à part, combien de fois pendant ce confinement ai-je mangé du pavot ? Et des fleurs ? (Et vous ?)
    6. Après avoir identifié le menu du dimanche de Pâques et le nombre d’œufs que le lapin avait décorés, indiquez la date et l’heure à laquelle le pauvre bougre a perdu définitivement l’ouïe ?
    7. Concernant les boissons, maintenant, quel thé a ma préférence au petit-déjeuner : thé vert, Earl grey, Darjeeling 😉 ? En sachet ou en vrac ? (ça, c’est fastoche !)
    8. Bien. Venons-en à la vaisselle et à la décoration : dans les verres à vin ou liqueur, quel est celui qui provient du service de Tante Amelie, de celui de ma Omi, celui de mes cousines Daniela et Mirle, celui de ma tante préférée Ellen ? Vous pouvez en profiter pour me dire quel vin vous préférez (vous apprécierez, j’espère, que je vous fais grâce de la provenance des tasses, et que je n’ai pas varié les assiettes et les couverts autant que j’aurais pu !)
    9. Ah ah, parmi les fourchettes, une provient de Suède. Saurez-vous l’identifier ?
    10. Et les bougies – ah, les bougies ! - ? Quelle consommation sur la période ? quelle consommation mensuelle ?
    11. Et, enfin, la question pour départager les éventuels ex aequo 😉 : à combien s’établit la ration calorique quotidienne moyenne, sachant que j’ai perdu un kilo entre le début du confinement et le début de la semaine passée, et que ma balance m’annonce que je l’ai repris depuis ;-(, ce qui est, comme à chaque fois, un casus belli entre elle et moi ?
    12. Ah non, il y en a encore une, essentielle. S’il vous plaît, ne la ratez pas : à votre avis, combien de temps vais-je réussir à continuer à me soigner, maintenant que je cesse les photos et que la machine du monde se remet en route ? (peut-être que vos pronostics m’aideront à continuer…. )
     
    Bon. Maintenant, je vous attends - évidemment quel que soit votre score ! - pour partager tout ça avec vous. Enfin …. on va encore attendre un peu, pour qu’il n’y ait pas de deuxième confinement, ni même de second, n’est-ce pas ?
    " Nous sommes ce que nous pensons être."
    Bouddha
    Anémone du japon au jardin http://jardindesamuel.blogspot.com/Animaux sympas !

    ' Communiquer, c'est pouvoir se dire et être entendu."
    Jacques Salomé
    Epimedium au jardin http://jardindesamuel.blogspot.com/
    Je me suis trompé de route !
     

    " Le savoir est la seule matière
    quand on la partage."
    Socrate
    Saxifrage au jardin http://jardindesamuel.blogspot.com/
    Durant cette période de confinement, la culture et les musées font partie des manques que nous avons pu ressentir et parallèlement la créativité des uns et des autres s’est développée, tout comme les offres de visites virtuelles, de concerts à distance, pour continuer de créer le lien. Nous avons donc choisi aujourd’hui de vous ouvrir une bulle artistique où littérature, peinture et musique se complètent autant par leur puissance que par leur légèreté … Bulle d’art et bulle d’air à la fois…
     

    Votre texte-cadeau : Dans son épopée du souvenir À la Recherche du Temps perdu, Marcel Proust a créé dans le personnage de Bergotte, une sorte de double littéraire de lui-même. Le narrateur relate, dans La Prisonnière, la mort de Bergotte, et toujours son obsession du tableau de Vermeer, la Vue de Delft, vue qui sera l’une des dernières pour l’écrivain ...

    Il mourut dans les circonstances suivantes : une crise d'urémie assez légère était cause qu'on lui avait prescrit le repos. Mais un critique ayant écrit que dans la Vue de Delft de Ver Meer (prêté par le musée de La Haye pour une exposition hollandaise), tableau qu'il adorait et croyait connaître très bien, un petit pan de mur jaune (qu'il ne se rappelait pas) était si bien peint qu'il était, si on le regardait seul, comme une précieuse œuvre d'art chinoise, d'une beauté qui se suffirait à elle-même, Bergotte mangea quelques pommes de terre, sortit et entra à l'exposition. Dès les premières marches qu'il eut à gravir, il fut pris d'étourdissements. Il passa devant plusieurs tableaux et eut l'impression de la sécheresse et de l'inutilité d'un art si factice, et qui ne valait pas les courants d'air et de soleil d'un palazzo de Venise, ou d'une simple maison au bord de la mer. Enfin il fut devant le Ver Meer qu'il se rappelait plus éclatant, plus différent de tout ce qu'il connaissait, mais où, grâce à l'article du critique, il remarqua pour la première fois des petits personnages en bleu, que le sable était rose, et enfin la précieuse matière du tout petit pan de mur jaune. Ses étourdissements augmentaient ; il attachait son regard, comme un enfant à un papillon jaune qu'il veut saisir, au précieux petit pan de mur. « C'est ainsi que j'aurais dû écrire, disait-il. Mes derniers livres sont trop secs, il aurait fallu passer plusieurs couches de couleurs, rendre ma phrase en elle-même précieuse, comme ce petit pan de mur jaune. » Cependant la gravité de ses étourdissements ne lui échappait pas. Dans une céleste balance lui apparaissait, chargeant l'un des plateaux, sa propre vie, tandis que l'autre contenait le petit pan de mur si bien peint en jaune. Il sentait qu'il avait imprudemment donné la première pour le second.  « Je ne voudrais pourtant pas, se dit-il, être pour les journaux du soir le fait divers de cette exposition. » Il se répétait : « Petit pan de mur jaune avec un auvent, petit pan de mur jaune. » Cependant, il s’abattit sur un canapé circulaire ; aussi brusquement il cessa de penser que sa vie était en jeu et, revenant à l’optimisme, se dit : « C’est une simple indigestion que m’ont donnée ces pommes de terre pas assez cuites, ce n’est rien. » Un nouveau coup l’abattit, il roula du canapé par terre où accoururent tous les visiteurs et gardiens. Il était mort.
     

     
    Johannes Vermeer, Vue de Delft (1660), huile sur toile 117.5 x 98 cm, Mauritshuis, La Haye.
     
    Vos poèmes du jour :
    • Restons avec Proust, moins connu pour sa poésie, qui nous fait ressentir la musique de Chopin dans ces vers extraits de Les Plaisirs et Les Jours, Portraits de peintres et de musiciens (1896)
    « Chopin »
    Chopin, mer de soupirs, de larmes, de sanglots
    Qu’un vol de papillons sans se poser traverse
    Jouant sur la tristesse ou dansant sur les flots.
    Rêve, aime, souffre, crie, apaise, charme ou berce,
    Toujours tu fais courir entre chaque douleur
    L’oubli vertigineux et doux de ton caprice
    Comme les papillons volent de fleur en fleur ;
    De ton chagrin alors ta joie est la complice :
    L’ardeur du tourbillon accroit la soif des pleurs.
    De la lune et des eaux pâle et doux camarade,
    Prince du désespoir ou grand seigneur trahi,
    Tu t’exaltes encore, plus beau d’être pali,
    Du soleil inondant ta chambre de malade
    Qui pleure à lui sourire et souffre de le voir…
    Sourire du regret et larmes de l’Espoir !
     
    • Baudelaire nous offre, quant à lui, un bouquet de bulles poétiques et picturales qui traversent les siècles et les mouvements (voir la pièce jointe), dans « Les Phares »
    Rubens, fleuve d'oubli, jardin de la paresse,
    Oreiller de chair fraîche où l'on ne peut aimer,
    Mais où la vie afflue et s'agite sans cesse,
    Comme l'air dans le ciel et la mer dans la mer ;
     
    Léonard de Vinci, miroir profond et sombre,
    Où des anges charmants, avec un doux souris
    Tout chargé de mystère, apparaissent à l'ombre
    Des glaciers et des pins qui ferment leur pays ;
     
    Rembrandt, triste hôpital tout rempli de murmures,
    Et d'un grand crucifix décoré́ seulement,
    Où la prière en pleurs s'exhale des ordures,
    Et d'un rayon d'hiver traversé brusquement ;
     
    Michel-Ange, lieu vague où l'on voit des hercules
    Se mêler à des Christs, et se lever tout droits
    Des fantômes puissants qui dans les crépuscules
    Déchirent leur suaire en étirant leurs doigts ;
     
    Colères de boxeur, impudences de faune,
    Toi qui sus ramasser la beauté des goujats,
    Grand cœur gonflé d'orgueil, homme débile et jaune,
    Puget, mélancolique empereur des forçats ;
     
    Watteau, ce carnaval où bien des cœurs illustres,
    Comme des papillons, errent en flamboyant,
    Décors frais et légers éclairés par des lustres
    Qui versent la folie à ce bal tournoyant ;
     
    Goya, cauchemar plein de choses inconnues,
    De fœtus qu'on fait cuire au milieu des sabbats,
    De vieilles au miroir et d'enfants toutes nues,
    Pour tenter les démons ajustant bien leurs bas ;
     
    Delacroix, lac de sang hanté des mauvais anges,
    Ombragé par un bois de sapins toujours vert,
    Où sous un ciel chagrin, des fanfares étranges
    Passent, comme un soupir étouffé́ de Weber ;
     
    Ces malédictions, ces blasphèmes, ces plaintes,
    Ces extases, ces cris, ces pleurs, ces Te Deum,
    Sont un écho redit par mille labyrinthes ;
    C'est pour les cœurs mortels un divin opium !
     
    C'est un cri répété́ par mille sentinelles,
    Un ordre renvoyé́ par mille porte-voix ;
    C'est un phare allumé sur mille citadelles,
    Un appel de chasseurs perdus dans les grands bois !
     
    Car c'est vraiment, Seigneur, le meilleur témoignage
    Que nous puissions donner de notre dignité́
    Que cet ardent sanglot qui roule d'âge en âge
    Et vient mourir au bord de votre éternité́ !
     
     
    • Et pour finir, la quête musicale dans la poésie, avec Verlaine et son « Art poétique »
    De la musique avant toute chose,
    Et pour cela préfère l'Impair
    Plus vague et plus soluble dans l'air,
    Sans rien en lui qui pèse ou qui pose.

    Il faut aussi que tu n'ailles point
    Choisir tes mots sans quelque méprise :
    Rien de plus cher que la chanson grise
    Où l'Indécis au Précis se joint.

    C'est des beaux yeux derrière des voiles,
    C'est le grand jour tremblant de midi,
    C'est, par un ciel d'automne attiédi,
    Le bleu fouillis des claires étoiles !

    Car nous voulons la Nuance encor,
    Pas la Couleur, rien que la nuance !
    Oh ! la nuance seule fiance
    Le rêve au rêve et la flûte au cor !

    Fuis du plus loin la Pointe assassine,
    L'Esprit cruel et le Rire impur,
    Qui font pleurer les yeux de l'Azur,
    Et tout cet ail de basse cuisine !

    Prends l'éloquence et tords-lui son cou !
    Tu feras bien, en train d'énergie,
    De rendre un peu la Rime assagie.
    Si l'on n'y veille, elle ira jusqu'où ?

    Ô qui dira les torts de la Rime ?
    Quel enfant sourd ou quel nègre fou
    Nous a forgé ce bijou d'un sou
    Qui sonne creux et faux sous la lime ?

    De la musique encore et toujours !
    Que ton vers soit la chose envolée
    Qu'on sent qui fuit d'une âme en allée
    Vers d'autres cieux à d'autres amours.

    Que ton vers soit la bonne aventure
    Éparse au vent crispé du matin
    Qui va fleurant la menthe et le thym...
    Et tout le reste est littérature.
     

    Votre bonus Bernard Dimey qui nous emmène dans un écrin d’architecture, près des châteaux de la Loire …
    « C’était à Chenonceaux »
     

    C’était à Chenonceaux par un après-midi
    De juillet transparent … Je n’ai croisé personne,
    Le brouillard est tombé sur les jardins fleuris.
    Non, c’était à Chambord au début de l’automne.
     
    Nous avons tous les deux gravi ces escaliers
    Encor tout frissonnants d’amours pourtant lointaines,
    C’était à Cheverny, je n’ai rien oublié,
    Une brise de mai caressait la Touraine.
     
    J’avais le cœur tout neuf encore à Chenonceaux,
    Je rêvais en secret d’une princesse morte.
    C’était au mois d’avril près d’Azay-le-Rideau
    Et je t’ai vue passer, légère, entre deux portes.
     
    Mon regard d’un seul coup s’est pris dans tes cheveux,
    Un instant j’ai sondé ton regard de turquoise,
    J’ai peut-être souri … Quel moment fabuleux !
    Déjà la nuit tombait sur le château d’Amboise,
     
    La nuit calme et limpide effaçait le décor,
    La brise caressait les harpes de silence,
    Si ma mémoire hésite entre Amboise et Chambord,
    Ce que nous avons fait, seul, a de l’importance.
     
    C’était à Chenonceaux, peut-être à Saint-Amand,
    Peut-être à Montrésor, une chose est certaine,
    Le moyen le plus sûr pour faire des amants
    Est de se rencontrer par hasard en Touraine.
     
    Un dernier bonus, avec cette citation de Victor Hugo extraite de « L’art et le peuple » :
    L'art, c'est la pensée humaine
    Qui va brisant toute chaîne !
    Et maintenant jouons :
    Solution des devinettes du 8 mai :
    • LN23 (L- N- 2- 3) prononcés séparément, constituent par homophonie l’équivalent de « Hélène de Troie », dont l’enlèvement par le jeune troyen Pâris provoqua la guerre de Troie, relatée par Homère dans L’Iliade. L’erreur est de nommer Hélène « de Troie » puisqu’elle est en fait reine de Sparte, un des royaumes de Grèce, et épouse du roi Ménélas. À Troie, elle ne fut que captive, consentante ou pas, selon les versions …
    • « La colombe de la paix » fut créée pour la première fois en 1949, sous forme d’affiche, par Picasso, pour le Mouvement de la Paix. La même année, il nomma sa fille « Paloma » qui signifie colombe en espagnol.
     
    La devinette du jour :
    Je suis une mais n’existe pas sans un ensemble ; on me monte et me descend comme un escalier mais sans les pieds ; si certains sont parfois mauvais élèves avec moi, je suis pour ma part toujours bien notée. Qui suis-je ?
     

    " Si l'on passait l'année entière en vacances,
    s'amuser serait aussi épuisant que travailler."
    William Shakespeare
    Saxifrage http://jardindesamuel.blogspot.com/
    les deux océans

    " On ne devient pas vieux pour avoir vécu
    un certain nombre d'années !
    on devient vieux parce qu'on a déserté son idéal.
    Les années rident la peau,
    renoncer à son idéal ride l'âme."
    Douglas Mac Arthur
    Ajuga au jardin http://jardindesamuel.blogspot.com/
    La politique pure...

     " Le slow tourisme permet de sortir des sentiers battus,
    de se perdre dans des quartiers improbables
    et de prendre le pouls de la ville."
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    Vos textes-cadeaux :
    • Parmi les grands personnages locaux et défenseurs des droits, de l’esprit critique et de la liberté, nous ne pouvions faire l’impasse sur Denis Diderot. Voici un extrait de son article de L’Encyclopédie, intitulé
    « Autorité politique »
    Aucun homme n’a reçu de la nature le droit de commander aux autres. La liberté est un présent du ciel, et chaque individu de la même espèce a le droit d’en jouir aussitôt qu’il jouit de la raison. Si la nature a établi quelque autorité, c’est la puissance paternelle ; mais la puissance paternelle a ses bornes ; et dans l’état de nature elle finirait aussitôt que les enfants seraient en état de se conduire. Toute autre autorité vient d’une autre origine que la nature. Qu’on examine bien, et on la fera toujours remonter à l’une de ces deux sources : ou la force et la violence de celui qui s’en est emparé, ou le consentement de ceux qui s’y sont soumis par un contrat fait ou supposé entre eux, et celui à qui ils ont déféré l’autorité.
    La puissance qui s’acquiert par la violence n’est qu’une usurpation et ne dure qu’autant que la force de celui qui commande l’emporte sur celle de ceux qui obéissent ; en sorte que si ces derniers deviennent à leur tour les plus forts, et qu’ils secouent le joug, ils le font avec autant de droit et de justice que l’autre qui le leur avait imposé. La même loi qui a fait l’autorité la défait alors : c’est la loi du plus fort.
    Quelquefois l’autorité qui s’établit par la violence change de nature ; c’est lorsqu’elle continue et se maintient du consentement exprès de ceux qu’on a soumis ; mais elle rentre par là dans la seconde espèce dont je vais parler ; et celui qui se l’était arrogée devenant alors prince cesse d’être tyran.
    La puissance qui vient du consentement des peuples suppose nécessairement des conditions qui en rendent l’usage légitime utile à la société, avantageux à la république, et qui la fixent et la restreignent entre des limites ; car l’homme ne peut ni ne doit se donner entièrement et sans réserve à un autre homme, parce qu’il a un maître supérieur au-dessus de tout, à qui il appartient tout entier. C’est Dieu dont le pouvoir est toujours immédiat sur la créature, maître aussi jaloux qu’absolu, qui ne perd jamais de ses droits et ne les communique point. Il permet pour le bien commun et le maintien de la société que les hommes établissent entre eux un ordre de subordination, qu’ils obéissent à l’un d’eux ; mais il veut que ce soit par raison et avec mesure, et non pas aveuglément et sans réserve, afin que la créature ne s’arroge pas les droits du créateur. […]

    • Plus proche de nous, toujours présent par ses textes bien que nous ayant quittés il y a quelques mois, Bernard Clouet est aussi un « local » prolixe en mots et en belles idées. Voici un de ses textes qui rend hommage à une autre « locale », Louise Michel :
    « POURQUOI AIMER LOUISE MICHEL ? »

    Bien des choses ont été dites ou écrites sur ce personnage d’histoire, presque de légende. Souhaitons que tous les Haut-marnais soient fiers et reconnaissants envers celle qui a tant contribué à l’amélioration de la condition des plus humbles. Avocate chaleureuse de leur dignité !
    Espérons que notre modeste hommage contribuera encore mieux à la faire connaître et aimer.
     
    Parmi les actions exemplaires de « La Grande Citoyenne », qu’il me soit permis d’en relater quelques-unes qui justifieraient à elles-seules l’admiration pour les qualités humaines que l’on peut porter à cette héroïne.
     
    -      Lors de la « semaine sanglante », alors que sa mère a été prise en charge par les Versaillais, Louise Michel court se livrer à sa place et ainsi se fait emprisonner.
    -      Plus tard, en déportation en Nouvelle Calédonie, l’ancienne maîtresse d’école apprend la langue canaque pour mieux enseigner les indigènes dont elle approuve la soif de liberté. Elle doit affronter ses compagnons d’infortune qui ne comprennent pas son action en faveur de « dangereux anthropophages ».
    -      De même, après son retour de captivité, elle apprend l’argot des prostituées pour mieux défendre ses filles qu’elle considère comme des victimes exploitées.
    -      Enfin, après son retour en France, la haine et le fanatisme n’ayant pas désarmé à son égard, cette farouche militante pour l’abolition de la peine de mort, est blessée par deux coups de feu. Elle refuse de poursuivre son agresseur, jurant qu’il avait tiré à blanc, et empêche le déroulement de l’enquête en tentant de le faire passer pour fou.
    « Ma Vierge rouge » fut assurément un être exceptionnel, objet d’admiration par ses plus grands contemporains même si leur idéal était parfois très éloigné du sien.
     
    Certes, elle eut de nombreux amis : Clémenceau, Verlaine, Hugo ébloui par sa majesté farouche, Rochefort qui la soutint et l’aida. Barrès, lui-même, lui témoigna une sincère admiration.
     
    Combien d’hommes marqueront notre époque d’une telle fidélité à leur idéal ?
     

    Votre poème du jour : Voltaire, dont le séjour à Cirey-sur-Blaise auprès de Madame Du Châtelet marqua la vie et l’œuvre, fut un temps « haut-marnais ». À chaque époque son fléau : Voltaire porte ici un regard sur deux catastrophes qui lui furent contemporaines, le tremblement de terre de Lisbonne, et l’optimisme leibnitzien, qu’il refuse violemment, dans son

    « Poème sur le désastre de Lisbonne ou Examen de cet axiome : tout est bien »

    Ô malheureux mortels ! ô terre déplorable !
    Ô de tous les mortels assemblage effroyable !
    D'inutiles douleurs éternel entretien !
    Philosophes trompés qui criez : " Tout est bien "
    Accourez, contemplez ces ruines affreuses
    Ces débris, ces lambeaux, ces cendres malheureuses,
    Ces femmes, ces enfants l'un sur l'autre entassés,
    Sous ces marbres rompus ces membres dispersés ;
    Cent mille infortunés que la terre dévore,
    Qui, sanglants, déchirés, et palpitants encore,
    Enterrés sous leurs toits, terminent sans secours
    Dans l'horreur des tourments leurs lamentables jours !
    Aux cris demi-formés de leurs voix expirantes,
    Au spectacle effrayant de leurs cendres fumantes,
    Direz-vous : " C'est l'effet des éternelles lois
    Qui d'un Dieu libre et bon nécessitent le choix " ?
    Direz-vous, en voyant cet amas de victimes :
    " Dieu s'est vengé, leur mort est le prix de leurs crimes " ?
    Quel crime, quelle faute ont commis ces enfants
    Sur le sein maternel écrasés et sanglants ?
    Lisbonne, qui n'est plus, eut-elle plus de vices
    Que Londres, que Paris, plongés dans les délices ?
    Lisbonne est abîmée, et l'on danse à Paris.
    Tranquilles spectateurs, intrépides esprits,
    De vos frères mourants contemplant les naufrages,
    Vous recherchez en paix les causes des orages :
    Mais du sort ennemi quand vous sentez les coups,
    Devenus plus humains, vous pleurez comme nous.
    Croyez-moi, quand la terre entrouvre ses abîmes
    Ma plainte est innocente et mes cris légitimes
    Partout environnés des cruautés du sort,
    Des fureurs des méchants, des pièges de la mort
    De tous les éléments éprouvant les atteintes,
    Compagnons de nos maux, permettez-nous les plaintes.
    C'est l'orgueil, dites-vous, l'orgueil séditieux,
    Qui prétend qu'étant mal, nous pouvions être mieux.
    Allez interroger les rivages du Tage ;
    Fouillez dans les débris de ce sanglant ravage ;
    Demandez aux mourants, dans ce séjour d'effroi
    Si c'est l'orgueil qui crie " Ô ciel, secourez-moi !
    Ô ciel, ayez pitié de l'humaine misère ! "
     

    Votre bonus Bernard Dimey : un poème qui a des échos aussi bien du matérialisme de Diderot que du monde contemporain au bord de l’implosion, si vous lisez bien …
    Il faut réinventer le Bon Dieu, c'est urgent.
    L'homme est allé trop loin ! la terre est vermoulue,
    Chaque jour, le soleil est plus décourageant,
    Bientôt les innocents se tueront dans les rues.
     
    Ils sont griffes dehors, ils ont des yeux partout,
    Ils ont le mal d'argent, la fièvre les travaille,
    Et le plus pacifique est prêt à risquer tout
    Pour un faux paradis qui ne vaut rien qui vaille.
     
    Après demain, demain, des robots en acier
    Viendront pour célébrer la messe à Notre-Dame
    Et nos cerveaux seront classés dans un fichier,
    Des cartes perforées remplaceront nos âmes.
    Il faut réinventer tout ce qu'on a perdu,
    Les soleils des matins qui berçaient notre enfance,
    Les fleurs et les berceaux, le rire et la vertu,
    Les parfums du jardin... le rêve et l'innocence...
     
    Il faut réinventer le Bon Dieu, c'est certain,
    Le chemin du bonheur n’est pas une autoroute
    Où l’on se tue le soir en partant le matin
    Sous l’œil désabusé des témoins qui s’en foutent.
     
    Le pétrole bientôt remplacera le sang,
    Les enfants de demain seront électroniques,
    Il faut réinventer le Bon Dieu, c’est urgent.
     
    Et moi qui n’y crois pas j’écrirai des cantiques.
     

    Pour compléter, en ce 10 mai, cet hommage à notre Dimey, un extrait de DIMEY, la blessure de l’ogre de sa fidèle compagne Yvette Cathiard (2004) :
    « Y seras-tu toujours, à la croix de mes routes,
    visible d'aussi loin que mes yeux pourront voir,
    étoile unique et blanche au cœur de ma déroute,
    toi sans qui les soleils seraient tout à fait noirs,
    toi par qui j'ai reçu le poison goutte à goutte
    et qui restes pourtant le seul de mes espoirs ? »
     
    Et pour finir, nous ne résistons pas au plaisir de partager avec le sourire ce poème extrait du recueil Au milieu de la nuit, à mi-chemin entre l’autoportrait et l’oxymore …

    « L’hippopotame »
    J'ai de l'hippopotame à peu près la rondeur,
    Mais je ne vais dans l'eau que par inadvertance.
    Je suis devenu sage et je crains les voyeurs,
    Alors je m'engloutis sous les herbes et je pense.

    L'hippopotame est doux mais son cuir est trop dur,
    Son œil est trop petit, sa narine trop large.
    Quand on est ainsi fait, le monde n'est pas sûr,
    La seule solution est de survivre en marge.

    Pourtant l'hippopotame est un bel animal,
    Un peu mou, je sais bien, mais il est sympathique,
    Il a peur des humains … mais ça c'est bien normal.
    Un jour, je m'en irai me noyer en Afrique.
     

    Un dernier petit plaisir de perles enfantines :
    • La même petite Mélissa, à l'accueil du matin, qui a quitté le coin des poupées et regarde avec envie l'atelier pâte à modeler : « Maîtresse, je peux aller à la pâte mouillée ? »
    • En musique, ce jour-là à l’école, il est question des instruments à cordes : le violon, la harpe, la guitare...
    « La corde à sauter ! » s'écrie spontanément la petite Marie (4 ans)
     

    Et maintenant jouons :
    Solution de la devinette du 8 mai : il s’agissait de la « gamme » qui est une mais un ensemble de notes ; que l’on peut monter et descendre mais avec les doigts et pas les pieds (sauf originalité et prouesse acrobatique non répertoriées à ce jour) ; qui contient des notes (« bien notée ») même si certains élèves jouent faux.
    Les devinettes du jour :
    • Devinette pour les férus de jeux de mots et de lettres : de quelle anagramme le pseudonyme Voltaire est-il issu ?
    • Charade :
    Mon premier s’ouvre et se ferme pour laisser le passage ; mon deuxième est au bout du nez ; mon troisième est deuxième tout en étant en 5ème position ; mon quatrième n’est pas mal.
        Mon tout sera une bonne conclusion à cette bulle de confinés en voie de déconfinement.
     
    " Le génie consiste à voir ce que tout le monde a vu
    et à penser ce que personne n'a pensé."
    Albert Einstein
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    A l'église autrefois...
    " Le plaisir se ramasse,
    la joie se cueille et le bonheur se cultive."
    Bouddha
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    " Sil y a du temporel dans la vie,
    il y a du spirituel dans l'engagement."
    Edwy Plenel, Secrets de jeunesse
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    En ce 8 mai, 75 ans après la fin de la Seconde Guerre Mondiale, nous avons choisi de vous proposer une bulle qui parle de la guerre, certes, mais dans une optique des plus pacifiques… Et nous la dédions, à tous ceux qui se sont battus ou se battent encore, pour la paix et la liberté, quels que soient le lieu, l’époque ou le fléau combattu…
     
    Votre texte-cadeau : pour donner le ton, le mot de la semaine, paru dans L’Affranchi il y a 8 jours : « guerre ».
    Le Mot de la Semaine

    Notre Président a employé en mars ce mot pour décrire la situation hors du commun à laquelle nous devons faire face. L'association Au Cœur des Mots se pose toutefois la question : qui nous l'a déclarée, ou contre qui sommes-nous entrés en
    guerre ?

    Ainsi donc, nous serions en guerre contre le coronavirus Covid-19 ?
    Avec les prolongations du confinement, ce n’est pas une guerre éclair avec laquelle nous devons composer … mais une guerre froide, sans aucun doute, durant laquelle il faudra lutter avec force et constance pour anéantir l’ennemi invisible. Les personnels soignants, tous ceux qui contribuent à nous sauver ou qui nous permettent de continuer à vivre, sont bel et bien, eux, sur le pied de guerre ! Ils livrent au quotidien une guerre ouverte à ce satané virus.
    On nous exhorte à rester chez nous, à ne pas sortir sans dérogation spéciale, pour ne pas le propager… et même si cela semble contraignant, si d’aucuns grognent un peu à l’idée d’être enfermés, c’est plutôt de bonne guerre quand on voit comment celles et ceux en première ligne se démènent.
    Certains va-t-en-guerre bravent néanmoins les restrictions, au prétexte que nous sommes dans un pays libre et qu’ils refusent qu'on leur dicte ce qu’ils doivent faire. Que dire, sinon qu’une telle réaction a provoqué la sortie massive de machines de guerre ? Les amendes sont parfois tombées à foison...
    « À la guerre comme à la guerre ! », ou alors de guerre lasse, d'autres s’en vont encore vider les supermarchés de peur de manquer, comme si l’ennemi pouvait débarquer à nos portes … démontrant en fait un véritable manque de confiance envers ceux qui nous approvisionnent sans relâche.
    Nous le voyons bien, cette guerre-là est loin d’être une guerre sainte. Plutôt une guerre civile, d’ailleurs ; les attaques massives sur les réseaux sociaux, avec ou sans nom de guerre, sur le délitement du service public en général, et hospitalier en particulier, et sur les pénuries en moyens de protection peuvent effectivement nous faire douter d’être dirigés par des foudres de guerre…
    Mais alors, où est le nerf de la guerre ? Ne serait-ce pas de faire au mieux pour que l’après-guerre ne ressemble pas à l’avant-guerre, pour que l’on puisse apprendre de nos manques, de nos dysfonctionnements, de nos loupés ?... Pour que le temps soudain octroyé nous ait permis, à défaut de sortir à l'air libre, de nous tourner en dedans de nous-mêmes pour mieux nous connaître, mieux nous comprendre et être plus aptes à un meilleur futur vivre-ensemble ?
    Et si, au bout du compte, nous choisissions, en un beau consensus, d’enterrer les haches de guerre ?

    *****
    « On ne fait pas la guerre pour se débarrasser de la guerre. » Jean JAURES
     
    « La guerre crée plus de méchants qu’elle n’en supprime. » Emmanuel Kant
     
    « Quand les éléphants se battent, ce sont les fourmis qui meurent. »
    Proverbe laotien
     
    « L'humanité devra mettre un terme à la guerre, ou la guerre mettra un terme à l'humanité. » John Fitzgerald Kennedy
     

    Votre poème du jour : Robert Desnos, L’honneur des poètes (1943),
    « Ce cœur qui haïssait la guerre … »

    Ce cœur qui haïssait la guerre voilà qu’il bat pour le combat et la bataille !
    Ce cœur qui ne battait qu’au rythme des marées, à celui des saisons, à celui des heures du jour et de la nuit,
    Voilà qu’il se gonfle et qu’il envoie dans les veines un sang brûlant de salpêtre et de haine.
    Et qu’il mène un tel bruit dans la cervelle que les oreilles en sifflent,
    Et qu’il n’est pas possible que ce bruit ne se répande pas dans la ville et la campagne,
    Comme le son d’une cloche appelant à l’émeute et au combat.
    Écoutez, je l’entends qui me revient renvoyé par les échos.
    Mais non, c’est le bruit d’autres cœurs, de millions d’autres cœurs battant comme le mien à travers la France.
    Ils battent au même rythme pour la même besogne tous ces cœurs,
    Leur bruit est celui de la mer à l’assaut des falaises
    Et tout ce sang porte dans des millions de cervelles un même mot d’ordre :
    Révolte contre Hitler et mort à ses partisans !
    Pourtant ce cœur haïssait la guerre et battait au rythme des saisons,
    Mais un seul mot : Liberté a suffi à réveiller les vieilles colères
    Et des millions de Français se préparent dans l’ombre à la besogne que l’aube proche leur imposera.
    Car ces cœurs qui haïssaient la guerre battaient pour la liberté au rythme même des saisons et des marées,
    du jour et de la nuit.
     
     
    Votre bonus Bernard Dimey : un réquisitoire contre la guerre, que Dimey considérait comme le 8ème des péchés capitaux. Cette lecture pourrait être complétée par d’autres de ses poèmes « La prochaine guerre », « L’Indochine », ou encore « L’amour et la guerre », chanson interdite en 1960 mais devenue celle du film Tu ne tueras point de Claude Autant-Lara, sorti en 1963 ; tous ces écrits font aussi écho au « Déserteur » de Boris Vian ou à « Écoute dans le vent » de Richard Anthony. Autant de textes à lire ou à écouter pour passer quelques moments de votre week-end …
     
    « À cause de la guerre » (Je ne dirai pas tout, « Testament »)
    À cause de la guerre
    les hommes de vingt ans n'aiment plus les bateaux
    ni les horizons ni la mer
    ni les mots étonnants qui fleurissaient en rêves de voyage autrefois,
    à cette époque où l'océan, quelle que soit l'heure, était bleu,
    sillonné de corvettes et de galères,
    océan terrible et doux, ouvert aux aventures des hommes.

    Adolescence cristallisée, jeunesse impérissable
    tout cela s'effrite,
    les mots eux-mêmes qui savaient dessiner sur la nuit des paysages incomparables,
    les mots, peu à peu, se sont laissé défigurer.
    À cause de la guerre
    Les bateaux sont devenus l'un après l'autre des naufrages,
    cependant, ils sont demeurés la quille droite,
    éventrant les eaux sans un instant faillir,
    et la pipe est restée fichée droite dans la gueule de l'homme de barre
    et tous les passagers, forts de leur vingt ans,
    de leur arrogance et de leur candeur,
    ignorant la route, résignés et joyeux,
    morts d'avance

    À cause de la guerre
    qui souffle les murailles
    et qui, la nuit, arrache aux pierres elles-mêmes
    des hurlements préhistoriques,
    le singe se dresse,
    élève les bras,
    et ses yeux s’arrondissent.
    Les poissons, par milliers, offrent leur ventre blanc aux rayons du soleil
    et les requins eux-mêmes, torpilles dorénavant inoffensives
    frémissant d’épouvante
    regagnent les abris secrets et l’éternelle obscurité des premiers âges du monde.
     
    Les arbres peuplés de léopards et d’oiseaux,
    sont brusquement dévorés par le feu
    et les grands reptiles carbonisés grésillent en torsades autour des branches
    qui bientôt s’écrasent au sol
    et les volcans se réveillent
    à cause de la guerre.
    Et les fleuves infatigables charrient le sang des hommes
    quelle que soit la race ou la couleur,
    quels que soient aussi leur colère, leur droit,
    leur folie ou leur devoir.
    Les hommes de vingt ans, chimpanzés terrifiés
    maladroits sous l'uniforme
    ont brusquement deux mille ans de trop
    à cause de la guerre

    Le pétrole s'apprête à remplacer le sang
    et le scorpion se met à courir droit devant lui
    affolé
    infatigable
    dérouté par cette vibration du sable à laquelle on ne résiste pas
    devant laquelle il n'existe nul autre recours que la fuite éperdue.

    Le scorpion noir, aveuglé
    terrifié par le grondement souverain des robots
    qui se dressent à présent dans le ciel,
    insectes démesurés, inassouvis
    infatigablement féroces,
    implacables bourreaux de tous les paysages possibles.
    Le scorpion s'arrête, hésite un instant,
    puis sa queue lentement se redresse
    et l'aiguillon perce le thorax,
    tandis qu'à l'horizon, de tous côtés
    le pétrole jaillit, fleurit,
    s'épanouit en torches gigantesques
    droites
    d'une beauté foudroyante,
    et le dromadaire blanc lui aussi s'arrête et tremble
    et soudain s'agenouille paisiblement,
    sans hâte,
    non plus cette fois pour le repos mais pour la mort,
    à cause de la guerre

    À cause de la guerre
    le cœur des femmes se laisse éteindre par le lierre et leurs gestes se désaccordent
    Il faut à nouveau déchiffrer le vieux grimoire de la patience
    et l'apprendre par cœur
    afin d'en nourrir ses nuits et ses journées.
    Le vent tournera,
    les pluies et la grêle et la neige
    tout cela viendra,
    fera son œuvre,
    et les femmes se dévisageront l'une l'autre
    sans parler
    se dévisageront
    afin que le temps soit mesuré, et l'attente
    et ce passé qui a pris, jour après jour, cruellement
    toute la place
    Le désespoir, dans le silence de la nuit,
    plaque une toile d'araignée sur le visage des femmes
    À CAUSE DE LA GUERRE.
     
     
    Et maintenant jouons :
    Solution de la charade du 7 mai : « l’héritage », quand il est culturel ou émotionnel, peut être plus enrichissant que quand il est d’argent. («  ! » interpelle, le « riz » peut se manger salé ou en gâteau, un « tas » est un amas, et le « jeu » permet de jouer.)

    Les devinettes du jour, un tantinet « culturelles » :
    • Trouverez-vous quelle cause d’une guerre mémorable se cache derrière ce code : LN23 ? Et sauriez-vous dire où est l’erreur dans son nom?
    • Mon créateur m’a fait naître en 1949, pour le Mouvement de la Paix, dont je suis devenue un symbole international. Il a aussi donné mon nom à sa fille. Qui suis-je ?
    " La troisième parole des philosophes est la
    purification de la Pierre. Morien dit à ce sujet :
    "Cette Eau se putréfie et se purifie avec la terre, etc.".
    Le Philosophe dit :
    " Unis le sec à l'humide ; or, le sec c'est la terre, l'humide c'est l' Eau."
    Tu auras déjà l'Eau et la terre en elle-même
    et la terre blanchie avec l'Eau."
    Arnauld de Villeneuve
    Primevère au jardin http://jardindesamuel.blogspot.com/Grande pétition nationale contre la censure des médecines naturelles

    https://www.sante-alerte.fr/petition-signature-corona
    " On ne trompe le plus souvent que soi-même"
    Jacques Salomé
    Primula agatha au jardin http://jardindesamuel.blogspot.com/
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    " Ma grand-mère disait que " la haine n'est que l'amour
    blessé ou trahi ".Je ne savais pas que tant d'amour
    blessées ou trahies m'habitaient encore !"
    Jacques Salomé
    Tulipe acuminata au jardin http://jardindesamuel.blogspot.com/Le chant des oiseaux par ordre alphabétique
    https://www.chant-oiseaux.fr/alphabetique/?fbclid=IwAR2SlwDxX8O1uSq-1ADT2OUZIDXmuHlj5l32UzLgQt6y0qAyrjw8i3czkZs
    " Il est tellement important de laisser certaines choses disparaître.
    De s'en défaire, de s'en libérer.
    Il faut comprendre que personne ne joue avec des cartes truquées.
    Parfois on gagne, parfois on perd.
    N'attendez pas que l'on vous rende quelque chose,
    n'attendez pas que l'on comprenne votre amour.
    Vous devez clore des cycles, non par fiertés,
    par orgueil ou par incapacité, mais simplement
    parce que ce qui précède n'a plus sa place dans votre vie.
    Faite le ménage, secouer la poussière, fermez la porte
    changez de disque. Cessez d'être ce que vous étiez et
    devenez ce que vous êtes."
    Paulo Coelho

    Sabots de Venus au jardin http://jardindesamuel.blogspot.com/
                                            Le   Corse et le Breton ! 🤣😂
    > Une petite blague légère, qui fait du bien par les temps qui courent !!!
    > > > Ils sont quand même forts ces Bretons !!!
    > > >
    > > > >
    Dans un club de violonistes deux musiciens bavardent. Un Corse et un Breton. Tous les deux sont fiers de leur talent.
    > > >
    > > > >
    Le Corse dit :  -
    > > > > > La semaine dernière j'ai joué un concerto dans la Cathédrale d'Ajaccio, devant 6 000 personnes.
    > > > >
    Tu vas pas me croire, mais j'ai tellement bien joué que j'ai fait pleurer la statue de la Sainte Vierge....
    > > > > >
    > > > >
    Perplexe, le Breton hoche la tête, et dit :  -
    > >
    > > Moi, hier, à la cathédrale de Quimper, j'ai joué devant plus de 10 000 personnes, tu vas pas me croire mais à un moment,  j'ai vu Jésus se décrocher de la croix et venir vers moi.
    > >
    > > Je me suis arrêté de jouer, et dans un silence de mort, il m'a dit :-
    > > > > > 
    Mon fils, j'espère que tu connais bien ta partition !
    > > > >
    Surpris je lui dis :  -
    > > > >
    Seigneur, je la connais ma partition, pourquoi tu me dis ça ?
    Et il m'a répondu :  -
    Parce que la semaine dernière, à la cathédrale d'Ajaccio, un petit Corse prétentieux a tellement mal joué qu'il a fait pleurer ma mère
    " Entre l'illusion de la solution pédagogique ou
    technologique (audiovisuel, ordinateur), et la tentation
    ou le leurre du recours publicitaire, il reste
    beaucoup de place pour tout le champ relationnel."
    Jacques Salomé
    Sabots de Venus au jardin http://jardindesamuel.blogspot.com/Sculpture
     
     " Soleil à la petite St Jean,
    mois de mai fleurissant"
    Sempervivium au jardin http://jardindesamuel.blogspot.com/
     
    Ainsi nous commencerons aujourd’hui par votre bonus Bernard Dimey, dont découlent les autres textes du jour : voici donc
    « J’ai trois amis »
    J'ai trois amis très chers et dont la qualité
    N'est plus depuis longtemps discutée par personne.
    Depuis bientôt trente ans, on ne s'est pas quittés
    Ils n'ont pas la radio, n'ont pas le téléphone,
    Mais j'ai de leurs nouvelles à peu près tous les jours.
    Ils aiment raconter des histoires, et des bonnes,
    Ils viennent me distraire un peu chacun leur tour.
     
    J'ai bien souvent souhaité les connaître un peu mieux,
    Apprendre d'eux comment on devient admirable,
    Déchiffrer peu à peu des secrets dans leurs yeux,
    Un soir où par hasard je serais à leur table.
    On m'a dit qu'Honoré me ressemblait un peu,
    En un mot que j'avais la gueule balzacienne.
    J'ai bien souvent rêvé que j'étais son neveu,
    Et la chère Eugénie ma cousine germaine.
     
    Ce que j'aurais aimé, c'est aller chez Victor
    Place des Vosges, au coin, je connais bien l'adresse,
    Lui dire : « Il fait soleil, viens faire un tour dehors,
    Jean Valjean peut attendre, après tout rien ne presse ! »
    Nous aurions tous les deux arpenté pas à pas
    Le boul’vard Beaumarchais en songeant qu'Alexandre
    Préparait pour ce soir un superbe repas
    Et que ces choses-là sont toujours bonnes à prendre.
     
    Pour me venger un peu de l'époque où je vis
    J'ai pour meilleurs amis ces trois grands mousquetaires.
    Il est assez mal vu de nos jours par ici
    D'avoir pour compagnons des gens qui sont sous terre.
    Si le monde a raison, c'est bien doux d'avoir tort
    Et je sais, croyez-moi, ce qu'on appelle un homme !
    Quand parmi les vivants je n'aurai plus personne,
    Il me reste Honoré, Alexandre et Victor.
     
    Vos textes-cadeaux :
    • Puisque Dimey a rêvé d’avoir pour cousine Eugénie, allons d’abord voir, chez « Honoré », comment la jeune fille perçoit son cousin … (Eugénie Grandet, 1833) :
    Eugénie, à qui le type d'une perfection semblable, soit dans la mise, soit dans la personne, était entièrement inconnu, crut voir en son cousin une créature descendue de quelque région séraphique. Elle respirait avec délices les parfums exhalés par cette chevelure si brillante, si gracieusement bouclée. Elle aurait voulu pouvoir toucher la peau blanche de ces jolis gants fins. Elle enviait les petites mains de Charles, son teint, la fraîcheur et la délicatesse de ses traits. Enfin, si toutefois cette image peut résumer les impressions que le jeune élégant produisit sur une ignorante fille sans cesse occupée à rapetasser des bas, à ravauder la garde-robe de son père, et dont la vie s'était écoulée sous ces crasseux lambris sans voir dans cette rue silencieuse plus d'un passant par heure, la vue de son cousin fit sourdre en son cœur les émotions de fine volupté que causent à un jeune homme les fantastiques figures de femmes dessinées par Westall dans les Keepsake anglais, et gravées par les Finden d'un burin si habile qu'on a peur, en soufflant sur le vélin, de faire envoler ces apparitions célestes. Charles tira de sa poche un mouchoir brodé par la grande dame qui voyageait en Ecosse. En voyant ce joli ouvrage fait avec amour pendant les heures perdues pour l'amour, Eugénie regarda son cousin pour savoir s'il allait bien réellement s'en servir.
    Les manières de Charles, ses gestes, la façon dont il prenait son lorgnon, son impertinence affectée, son mépris pour le coffret qui venait de faire tant de plaisir à la riche héritière et qu'il trouvait évidemment ou sans valeur ou ridicule ; enfin, tout ce qui choquait les Cruchot et les des Grassins lui plaisait si fort qu'avant de s'endormir elle dut rêver longtemps à ce phénix des cousins.
     
    • En second lieu, voici le portrait de D’Artagnan, au début des Trois Mousquetaires d’Alexandre Dumas (1849) :
    Un jeune homme…traçons son portrait d’un seul trait de plume : figurez-vous don Quichotte à dix-huit ans, don Quichotte décorcelé, sans haubert et sans cuissards, don Quichotte revêtu d’un pourpoint de laine dont la couleur bleue s’était transformée en une nuance insaisissable de lie de vin et d’azur céleste. Visage long et brun ; la pommette des joues saillante, signe d’astuce ; les muscles maxillaires énormément développés, indice infaillible où l’on reconnaît le Gascon, même sans béret, et notre jeune homme portait un béret orné d’une espèce de plume ; l’œil ouvert et intelligent ; le nez crochu, mais finement dessiné ; trop grand pour un adolescent, trop petit pour un homme fait, et qu’un œil exercé eût pris pour un fils de fermier en voyage, sans la longue épée qui, pendue à un baudrier de peau, battait les mollets de son propriétaire, quand il était à pied, et le poil hérissé de sa monture quand il était à cheval.
    Car notre jeune homme avait une monture, et cette monture était même si remarquable qu’elle fut remarquée : c’était un bidet du Béarn, âgé de douze ou quatorze ans, jaune de robe, sans crins à la queue, mais non pas sans javarts aux jambes, et qui, tout en marchant la tête plus bas que les genoux, ce qui rendait inutile l’application de la martingale, faisait encore galamment ses huit lieues par jour. Malheureusement les qualités cachées de ce cheval étaient si bien cachées sous son poil étrange et son allure incongrue que, dans un temps où tout le monde se connaissait en chevaux, l’apparition du susdit bidet à Meung, où il était entré il y avait un quart d’heure à peu près par la porte de Beaugency, produisit une sensation dont la défaveur rejaillit jusqu’à son cavalier.
    Et cette sensation avait été d’autant plus pénible au jeune d’Artagnan (ainsi s’appelait le don Quichotte de cet autre Rossinante), qu’il ne se cachait pas le côté ridicule que lui donnait, si bon cavalier qu’il fût, une pareille monture ; aussi avait-il fort soupiré en acceptant le don que lui en avait fait M. d’Artagnan père : il n’ignorait pas qu’une pareille bête valait au moins vingt livres ; il est vrai que les paroles dont le présent avait été accompagné n’avaient pas de prix. […]
    Le même jour le jeune homme se mit en route, muni des trois présents paternels et qui se composaient, comme nous l’avons dit, de quinze écus, du cheval et de la lettre pour M. de Tréville ; comme on le pense bien, les conseils avaient été donnés par-dessus le marché.
    Avec un pareil vade mecum, d’Artagnan se trouva, au moral comme au physique, une copie exacte du héros de Cervantes, auquel nous l’avons si heureusement comparé lorsque nos devoirs d’historien nous ont fait une nécessité de tracer son portrait. Don Quichotte prenait les moulins à vent pour des géants et les moutons pour des armées, d’Artagnan prit chaque sourire pour une insulte et chaque regard pour une provocation. Il en résulta qu’il eut toujours le poing fermé depuis Tarbes jusqu’à Meung, et que l’un dans l’autre il porta la main au pommeau de son épée dix fois par jour ; toutefois le poing ne descendit sur aucune mâchoire, et l’épée ne sortit point de son fourreau. Ce n’est pas que la vue du malencontreux bidet jaune n’épanouît bien des sourires sur les visages des passants ; mais, comme au-dessus du bidet sonnait une épée de taille respectable et qu’au-dessus de cette épée brillait un œil plutôt féroce que fier, les passants réprimaient leur hilarité, ou, si l’hilarité l’emportait sur la prudence, ils tâchaient au moins de ne rire que d’un seul côté, comme les masques antiques. D’Artagnan demeura donc majestueux et intact dans sa susceptibilité jusqu’à cette malheureuse ville de Meung.
     
     
    Votre poème du jour, de « Victor », cela va de soi, avec, dans la conclusion des Misérables (1862), le quatrain de « L’épitaphe de Jean Valjean », annoncée par ce qui pourrait être un poème en prose :
    Il y a, au cimetière du Père-Lachaise, aux environs de la fosse commune, loin du quartier élégant de cette ville des sépulcres, loin de tous ces tombeaux de fantaisie qui étalent en présence de l'éternité les hideuses modes de la mort, dans un angle désert, le long d'un vieux mur, sous un grand if auquel grimpent les liserons, parmi les chiendents et les mousses, une pierre. Cette pierre n'est pas plus exempte que les autres des lèpres du temps, de la moisissure, du lichen, et des fientes d'oiseaux. L'eau la verdit, l'air la noircit. Elle n'est voisine d'aucun sentier, et l'on n'aime pas aller de ce côté-là, parce que l'herbe est haute et qu'on a tout de suite les pieds mouillés. Quand il y a un peu de soleil, les lézards y viennent. Il y a, tout autour, un frémissement de folles avoines. Au printemps, les fauvettes chantent dans l'arbre.
      Cette pierre est toute nue. On n'a songé en la taillant qu'au nécessaire de la tombe, et l'on n'a pris d'autre soin que de faire cette pierre assez longue et assez étroite pour couvrir un homme.
      On n'y lit aucun nom.
      Seulement, voilà de cela bien des années déjà, une main y a écrit au crayon ces quatre vers qui sont devenus peu à peu illisibles sous la pluie et la poussière et qui probablement sont aujourd'hui effacés :
    « Il dort. Quoique le sort fût pour lui bien étrange,
    Il vivait. Il mourut quand il n'eut plus son ange ;
    La chose simplement d'elle-même arriva,
    Comme la nuit se fait lorsque le jour s'en va
    . »
     
    Et maintenant jouons :
    Solution de la charade du 6 mai : il n’est effectivement plus trop d’actualité de faire « l’école buissonnière » : le «  » se pose sur les murs, la « colle » adhère, le « buisson » est sauvage et « hier » est passé de peu …


    La charade du jour :
    Mon premier interpelle.
    Mon deuxième peut se déguster en plat salé comme en gâteau.
    Mon troisième est un amas.
    On joue avec mon quatrième.
    • Mon tout est parfois plus enrichissant quand il n’est pas d’argent.
    " En mai, plante ce qu'il te plait "
    Thierry Denis
    Iris sibirica " My Love " devant l'atelier
    Equilibre !
    " Tous les changements, même les plus
    souhaités ont leur mélancolie."
    Anatole France
    Primula auricaule au jardin http://jardindesamuel.blogspot.com/
    En ce printemps particuliers de confinement, j'espère que vous vivez ces moments de la meilleure façon qui soit pour vous. Je pense à ceux et celles d'entre vous qui ont vécu la douleur du départ d'un(e) proche, je partage le soulagement de celles et ceux qui ont pu vaincre le virus et retrouver la santé et partage également la joie de celles et ceux qui ont trouvé dans ces temps de réclusion, une agréable nouvelle façon de vivre et je vous le souhaite, une nouvelle façon d'Être...



    Suite au confinement, j'ai dû annuler toutes les Constellations Familiales de groupes prévues jusqu'en mai.
    Certaines et certains d'entre-vous ont eu besoin de travailler et nous avons pu le faire grâce aux consultations téléphoniques que j'ai mises en place depuis 3 ans déjà. C'est une solution pratique et tout autant efficace pour peu que vous soyez "présent(e)" pendant la Constellation. Quand je dis "présent(e)", j'entends complètement disponible, tout autant que lors d'une séance individuelle à domicile ou en séances de groupe.
    Bien que je préfère que vous soyez présent(e)s, cette solution est utile pour les personnes qui souhaitent, pour le moment, éviter tout contact.
    Je suis à votre disposition pour vous en expliquer le fonctionnement : 0619658521

    Je reçois pas mal d'appels ces dernières semaines de personnes qui ne vont pas bien. Ce confinement subit nous confronte à nous-même et fait parfois surgir des troubles dont nous ne soupçonnions pas l'existence, ou que nous pensions réglés ou bien enfouis...).
    J'ai pu travailler avec la plupart d’entre elles et aller à la source du conflit grâce aux Constellations Familiales.
    Pensez à me contacter si vous êtes dans ce cas, je reste disponible pour chacune et chacun de vous. Nous pouvons en parler et voir ce qu'il convient de faire. Parfois le conflit se résout pendant que nous en parlons. Parfois nous mettons en place une consultation tél.

    Je reprendrai prochainement les consultations individuelles à mon domicile. Vous pouvez, d'ores et déjà prendre rendez-vous avec moi. Les conditions requises actuellement seront respectées et les gestes barrières appliqués. La pièce est suffisamment pour que nous ayons plus d'un mètre de distance :-)

    J'attends avec impatience la joie de vous retrouver et de partager à nouveau les Constellations Familiales. Je devrais pouvoir vous proposer de nouvelles dates en groupe à partir du mois de juin. J'ai été informée que la salle de Mattaincourt ne pourrait plus être louée avant septembre alors je trouverai un autre lieu pour la Plaine Vosgienne. Je pense que les autres lieux ne changeront pas. Bien entendu, je vous informerai par mail ou par un texto.
    A ce sujet, j'ai eu un petit problème avec mon tél portable et je n'ai plus votre numéro enregistré dans mon répertoire. Je vous invite donc, si vous le souhaitez à m'envoyer un message Constellations au 0619658521 avec votre nom, prénom et ville pour que je vous enregistre à nouveau. Merci :-) (ça m'évitera de reprendre mon répertoire papier et de tout réécrire!!!)

    Vous pouvez me joindre pour tous renseignements, je serai très ravie de parler avec vous !

    En attendant, je vous souhaite de vivre en conscience, où que vous soyez et un beau retour à la Vie "normale". Laissez briller le Soleil :-)

    D'un cœur plein

    Nadia
    arbre constel.PNG
    " J'adore le mot cœur car le e serre si fort
    le o qu'on dirait qu'ils se font des câlins."
    Enfant anonyme
    Tulipe acuminata au jardin http://jardindesamuel.blogspot.com/
    Votre texte-cadeau : dans La Fabrique des mots (2013), Erik Orsenna nous conte une fable rafraîchissante qui va opposer le pouvoir des mots au pouvoir totalitaire. Les héros de ce récit sont les enfants, dont Jeanne, la jeune narratrice.
    Dans le chapitre IV, alors que les mots sont menacés par le dictateur du pays, la maîtresse de Jeanne veut faire découvrir le monde des mots à ses élèves afin qu’ils en apprécient l’importance et puissent les défendre :
    « Connaissez-vous le pays des mots ?
    -On ne savait même pas que c’était un pays. […]
    - Qu’est-ce qu’un mot ?
    - C’est un son ou un groupe de sons.
    - Bravo, Julien, on reconnaît le musicien ! Le plus étrange, c’est que le mot Mot, si je puis dire, vient du latin muttum dont on a surtout tiré mutisme, « l’absence de parole ». Drôle de destin pour le Mot qui sert à parler. Mais que peut-on dire de plus ? Allez, réveillez-vous ! Qu’est-ce qu’un mot ?
    - C’est une fenêtre.
    - N’importe quoi !
    - Tais-toi Johann, laisse parler Apolline.
    - Un mot c’est précis, ça désigne une chose parmi toutes les autres choses. Comme une fenêtre découpe : elle ne montre qu’un morceau du jardin. […]
    - Un mot c’est comme un nom ou un prénom. Il permet de savoir de quoi on parle : un cheval n’est pas une vache.
    - Les mots sont des armes.
    - Ou des déclarations d’amour.
    - Des outils pour comprendre.
    - Ou pour faire.
    - Ou pour refuser de faire. »
    On ne pouvait plus nous arrêter.
    « Les mots sont comme des timbres, des petits tableaux, des résumés.
    -Peut-être qu’ils sont nos meilleurs amis !
    -En tout cas, ils nous permettent de choisir nos plats au restaurant ; sans eux on prendrait toujours la même chose.
    -Ils me tiennent bien mieux compagnie que mon hamster.
    -On peut les chevaucher, se laisser emporter par eux, je vais les préférer à mon poney. »
    Chacun rebondissait sur l’idée des autres. Et peu à peu, nous nous rendions compte de l’utilité des mots. Quels amis irremplaçables ! »
     

    Votre poème-chanson du jour, un hymne à l’amour et la tolérance universels, avec toute la finesse des enfants et des mots de Francis Cabrel :
    « Il faudra leur dire »
    Si c'est vrai qu'il y a des gens qui s'aiment
    Si les enfants sont tous les mêmes
    Alors il faudra leur dire
    C'est comme des parfums qu'on respire
    Juste un regard
    Facile à faire
    Un peu plus d'amour que d'ordinaire.

    Puisqu'on vit dans la même lumière
    Même s'il y a des couleurs qu'ils préfèrent
    Nous on voudrait leur dire
    C'est comme des parfums qu'on respire
    Juste un regard
    Facile à faire
    Un peu plus d'amour que d'ordinaire.
     
    Juste un peu plus d'amour encore
    Pour moins de larmes
    Pour moins de vide
    Pour moins d'hiver.
     
    Puisqu'on vit dans les creux d'un rêve
    Avant que l’amour ne touche nos lèvres
    Nous on voudrait leur dire
    Les mots qu'on reçoit
    C'est comme des parfums qu'on respire
    Il faudra leur dire
    Facile à  faire
           Un peu plus d'amour que d'ordinaire.

    Si c'est vrai qu'il y a des gens qui s'aiment
    Si les enfants sont tous les mêmes
    Alors... il faudra leur dire
    Les mots qu'on reçoit
    C'est comme des parfums qu'on respire

    Il faudra leur dire
    Facile à faire …
     
    Votre bonus Bernard Dimey : un de ses plus beaux poèmes, réflexion sur la vie, la mémoire et l’héritage :
    « Les enfants de Louxor »
    Quand je sens, certains soirs, ma vie qui s’effiloche
    Et qu’un vol de vautours s’agite autour de moi,
    Pour garder mon sang froid, je tâte dans ma poche
    Un caillou ramassé dans la Vallée des Rois.
    Si je mourais demain, j’aurais dans la mémoire
    L’impeccable dessin d’un sarcophage d’or
    Et pour m’accompagner au long des rives noires
    Le sourire éclatant des enfants de Louxor.

    À l’intérieur de soi, je sais qu’il faut descendre
    À pas lents, dans le noir et sans lâcher le fil,
    Calme et silencieux, sans chercher à comprendre,
    Au rythme des bateaux qui glissent sur le Nil,
    C’est vrai, la vie n’est rien, le songe est trop rapide,
    On s’aime, on se déchire, on se montre les dents,
    J’aurais aimé pourtant bâtir ma Pyramide
    Et que tous mes amis puissent dormir dedans.

    Combien de papyrus enroulés dans ma tête
    Ne verront pas le jour… ou seront oubliés
    Aussi vite que moi?… Ma légende s’apprête,
    Je suis comme un désert qu’on aurait mal fouillé.
    Si je mourais demain, je n’aurais plus la crainte
    Ni du bec du vautour ni de l’œil du cobra.
    Ils ont régné sur tant de dynasties éteintes…
    Et le temps, comme un fleuve, à la force des bras…

    Les enfants de Louxor ont quatre millénaires,
    Ils dansent sur les murs et toujours de profil,
    Mais savent sans effort se dégager des pierres
    À l’heure où le soleil se couche sur le Nil.
    Je pense m’en aller sans que nul ne remarque
    Ni le bien ni le mal que l’on dira de moi
    Mais je déposerai tout au fond de ma barque
    Le caillou ramassé dans la Vallée des Rois.
     
    Quelques perles enfantines :
    • Les élèves de grande section de maternelle vont expérimenter ce qui flotte et ce qui coule. Pour ce faire, la maîtresse leur dit qu'elle va remplir une cuvette d'eau. Elle voit alors la petite Jeanne la regarder d'un air stupéfait. Intriguée, elle lui demande ce qui l'étonne autant et Jeanne répond :
    « - Maîtresse ... tu as dit un gros mot... »
     
    • À l'école maternelle c'est le moment du regroupement où la maîtresse incite les enfants à s'exprimer. Aujourd'hui il est question du métier qu'ils aimeraient exercer quand ils seront grands. Chacun a déjà son idée ... Arrive le tour du petit Arthur !
    « Moi je ne sais pas encore ... mais ... je sais ce que je ne veux pas faire.
    - Ah bon ? Et c'est quoi le métier que tu ne veux pas faire Arthur ?
    - Facteur !
    Voyant l'étonnement de la maîtresse, il explique :
    - Ben oui, maman quand il passe, le facteur, elle pleure à cause de ses factures ... »
     
    Et maintenant jouons :
    Solution du logogriphe du 5 mai : si on lui ôte une de ses 6 lettres, le mot « rocher » devient « roche » et reste donc minéral ; sa nature ne change toujours pas si on lui ôte encore deux lettres pour donner le « roc ».
    La charade du jour :
    Mon premier peut se poser sur les murs.
    Mon deuxième est fait pour adhérer.
    Mon troisième est plutôt sauvage.
    Mon quatrième est passé de peu.
    • Mon tout n’a plus lieu d’être depuis 52 jours.
    " Ne jugez pas chaque journée par votre récolte,
    mais par les graines que vous avez plantées."
    Robert Louis Stevenson
    Tulipes acuminata http://jardindesamuel.blogspot.com/Quand le confinement profite aux animaux sauvages !

    " Je suis convaincue que la société civile
    s'est renforcée au cours des derniers mois."
    Betty Lane
    Phlox subulata http://jardindesamuel.blogspot.com/ Le genou clown


    " Parvenir à ralentir à une époque
    où tout s'accélère est source de bien-être."
    Poirier sauvage en fleurs http://jardindesamuel.blogspot.com/

    Channeling « Coronavirus, vaccins, 5 G et nouvelles énergies »


    https://www.serelierasonguide.com/channeling-coronavirus-vaccins-5-g-et-nouvelles-energies/

    " Si tu as de la chance, traverse.
    Si tu as de la destinée, avance."
    Proverbe Grec
    Doronic naine au jardin http://jardindesamuel.blogspot.com/
    Le centre Reiki va bientôt ré ouvrir ses portes et je suis par avance ravie de vous retrouver ;
    il est maintenant plus important que jamais de prendre soin de sa santé ,physique ,émotionnelle et spirituelle .
    Ces merveilleux outils que sont le Reiki et la méditation nous aident sur tous ces plans et à ne pas perdre notre chemin en nous maintenant et en nous élevant dans l'amour( la force de guérison la plus puissante au monde ) ,la compassion la clarté ,la compréhension, le calme ,la paix la foi , et tant encore …
    La vie nous met au défi de nous mettre encore plus à l'ouvrage ;
    Il nous faut mettre beaucoup de paix en nous pour qu'elle rejaillisse aussi sur le monde ;
    il nous faut purifier ces peurs et angoisses qui chargent le collectif et l’affaiblissent
    mettre beaucoup de lumière sur toute cette obscurité
    élever ces vibrations basses jusqu'à la vibration du cœur ,
    répandre la joie ,servir la Vie
    je sais que vous le faîte déjà beaucoup individuellement , faisons le maintenant à nouveau ensemble,la rencontre et le cheminement avec d'autres va reprendre de son importance .
    Le centre Reiki se doit de respecter les règles administratives et respecter toutes les précautions sanitaires  ;
    au maximum ,9 personnes pourront venir en travail de groupe ,soirées ,méditations ou stages ;
    il est donc nécessaire de vous inscrire pour toute activité proposée
    la maximum est en place et à votre disposition pour vous préserver ;
    draps à usage unique ,nettoyants et désinfectants ( naturels ,aux huiles essentielles ) ,
    masques (selon la réglementation de l'AFNOR ) ,vous pouvez aussi venir avec les vôtres…
    mais nous avons surtout l'Energie

    Le programme du 1er semestre reprend , voici un rappel et quelques changements

    Mai ; le 15 de 18h30 à 20 h soirée retrouvailles et méditation
              le  29 de 18h30 à 20h30 soirée Reiki
    ( nous commencerons plus tôt que d'hab avec une marge d'1/2 h pour échanger et se retrouver )
    Juin ; les 6 et 7 de 9h30 à 19h les 2 jours ; Stage de 1er degré de Reiki
               les 13 et 14 de 9h30 à 19h ; stage de 2em degré de Reiki ( date avancée d'une semaine )

    le 26 de 19h à 20h soirée méditation suivie d'un moment de convivialité autour d'un repas où chacun amène de quoi partager

    et en Juillet : le moment le plus important de l'année au centre reiki
    stage de méditation intensive du dimanche 12 à 16h au vendredi 17 à 11h
    pour plus de détail sur le programme et conditions de participation: regardez sur mon site http://centrereikitraditionnel.fr/
    à bientôt de vous retrouver dans l'amour partagé de la Voie du Reiki et de la méditation 
    " Adopte le rythme de la nature,
    son secret est patience"
    Emerson
    Brunnera au jardin http://jardindesamuel.blogspot.com/

    " La rosée de mai, fait tout beau ou tout laid."
    Tuliê dentelée " maja " au jardin http://jardindesamuel.blogspot.com/
     
     
     
    L’ATELIER DU LAURIER ROUGE reprend ses activités !
     
    A compter du mois de Mai et jusque la fin de la crise sanitaire, l’Atelier s’organise pour vous accueillir sereinement en toute sécurité.

    Le nombre des participants aux stages est volontairement limité à 6 inscriptions en Mai et Juin, et à 8 personnes maximum jusque fin Août.
     
    Pour les personnes qui connaissent déjà l’Atelier, vous savez que le lieu est très vaste (140 m2 sur deux étages). Cet espace permet à chacun d’avoir sa propre table de création avec une distance de plus de 3 mètres entre les tables (pour mémoire : l’Éducation Nationale prévoit d’accueillir les enfants au nombre de 15 dans 50 m2 et la distanciation dans les transports en commun est de 1 mètre…). Chaque personne gardera son matériel artistique (pinceaux, ciseaux) sur sa propre table tout au long du stage.  Du gel hydroalcoolique sera à disposition près de chaque point d’eau (trois en intérieur, deux à l’extérieur). Il sera demandé à chaque participant d’apporter sa tasse (pour la pause thé ou café) et ses couverts pour le pique-nique du midi. Là encore, les jardins autour de l’atelier sont vastes et nombreux, chacun pourra aisément déjeuner en toute tranquillité. Le port d'un masque sera laissé à l'appréciation de chacun et du groupe (c'est à dire si une majorité des participants l'exige).
     
    Pour les personnes venant de plus 100 kms, une Convocation officielle de Formation Professionnelle avec le numéro d’agrément délivré par la Préfecture vous sera transmise (par mail + courrier postal). Ainsi vous pourrez justifier de votre déplacement, tant que la limitation est en cours.
     
    Sachez enfin que l’Atelier est installé dans un charmant village, entouré de champs et de verdure, et qu’aucun cas de maladie ne s’est déclaré alentours.
     
     
     
     
     
    Voici le programme des mois à venir :
    - Stage LE LIVRE DE VIE du 20 au 24 Mai
    - Stage ART ABSTRAIT du 30 Mai au 3 Juin
    - Formation ART-THÉRAPIE - CLARIFIER SON IDÉE D’ATELIER du 13 au 17 Juin
    - Stage COLLAGE ET AUTOLOUANGE du 25 au 29 Juin
    - Stage MANDALA ET RELAXATION du 4 au 8 Juillet
    - Formation ART-THÉRAPIE - LA BOITE A OUTILS du 22 au 26 Juillet
    - Stage INITIATION A LA MINIATURE INDIENNE du 8 au 12 Août.
     
    D’autre part, pour les deux mois d’été, il a été mis en place un « ATELIER CRÉATIVITÉ EN LIGNE » avec 8 séances. Voir le descriptif sur le site Internet.
     
    Enfin, vous pouvez vous inscrire aux différents stages mentionnés ci-dessus dès maintenant, car votre chèque d’acompte ne sera pas déposé en banque. Nous attendons pour cela que le stage ait commencé. Si pour raison sanitaire le stage devait être annulé, l’Atelier vous retournera votre chèque aussitôt.
     
    A bientôt, dans la joie de créer !
     
     
     
     
    le lien vers le site de l’Atelier : http://www.laurier-rouge.com
     
    le lien vers le blog d’actualités, tout en images : http://laurier-rouge.blogspot.fr/
     
    la page Facebook c’est : ici
     
    pour un contact direct : 03 25 70 69 35
    " De l'eau ciel. Il ne réclame point de barrière.
    Les nations viennent et s'en vont sans le souiller.
    C'est un miroir que nulle pierre ne peut fêler,
    dont le vif-argent jamais ne se dissipera,
    dont sans cesse la Nature ravie le doré ;
    ni orage ni poussière, ne sauraient ternir sa surface
    toujours fraîche - un miroir dans lequel sombre toute impureté à
    lui présentée, que balaie et époussette la brosse
    brumeuse du soleil qui ne retient nul souffle sur lui
    exhalé, mais envoie le sien flotter en nuage
    tout autour de sa surface, et se faire
    réfléchir sur son sein."
    Henry David Thoreau
    Viola corsica et primula double bleuehttp://jardindesamuel.blogspot.com/
    Le lac des grenouilles

    " Au jeu du " qui veut définir à tout prix la relation ",
    du " qui définit  qui ", il ya souvent deux perdant."
    Jacques Salomé
    Viola corsica et scille sibirica albahttp://jardindesamuel.blogspot.com/
    Je vous offre un café

    " La solidarité est la tendresse du peuple."
    Sabot de Venus au jardin http://jardindesamuel.blogspot.com/Fleurs magnifiques

    " Les visionnaires les plus dangereux sont ceux qui ne voient
    jamais rien de ceux qui vivent tout proches d'eux."
    Jacques Salomé
    Fritillaires au jardin http://jardindesamuel.blogspot.com/
    On n'arrête pas le progrès !

    " Demander ne coûte qu'un instant d'embarras.
    Ne pas demander c'est être ambarassé toute sa vie."
    Proverbe japonais
    Fritillaire impérial au jardin http://jardindesamuel.blogspot.com/Humour

    " Créer un espace en soi où la rencontre
    avec le merveilleux de la vie est possible."
    Jacques Salomé
    Fritillaire imperial lutea au jardin http://jardindesamuel.blogspot.com/
    Votre texte-cadeau : un passage de Robinson Crusoë de Daniel Defoe, dont le titre complet (quasiment un résumé) est traduit dans la version française de 1720 : « La Vie et les aventures étranges et surprenantes de Robinson Crusoé de York, marin, qui vécut 28 ans sur une île déserte sur la côte de l'Amérique, près de l'embouchure du grand fleuve Orénoque, à la suite d'un naufrage où tous périrent à l'exception de lui-même, et comment il fut délivré d'une manière tout aussi étrange par des pirates. Écrit par lui-même. ». Dans cet extrait, Robinson essaie de récupérer sur le navire tout ce qui peut lui être utile. Et vous, que feriez-vous en de telles circonstances ?


    Il y avait alors treize jours que j’étais à terre ; j’étais allé onze fois à bord du vaisseau, et j’en avais enlevé, durant cet intervalle, tout ce qu’il était possible à un seul homme d’emporter. Et je crois vraiment que si le temps calme eût continué, j’aurais amené tout le bâtiment, pièce à pièce. Comme je me préparais à aller à bord pour la douzième fois, je sentis le vent qui commençait à se lever. Néanmoins, à la marée basse, je m’y rendis ; et quoique je pensasse avoir parfaitement fouillé la chambre du capitaine, et que je n’y crusse plus rien rencontrer, je découvris pourtant un meuble garni de tiroirs, dans l’un desquels je trouvai deux ou trois rasoirs, une paire de grands ciseaux, et une douzaine environ de bons couteaux et de fourchettes ; – puis, dans un autre, la valeur au moins de trente-six livres sterling en espèces d’or et d’argent, soit européennes soit brésiliennes, et entre autres quelques pièces de huit. À la vue de cet argent je souris en moi-même, et je m’écriai : – « Ô drogue ! à quoi es-tu bonne ? Tu ne vaux pas pour moi, non, tu ne vaux pas la peine que je me baisse pour te prendre ! Un seul de ces couteaux est plus pour moi que cette somme. Je n’ai nul besoin de toi ; demeure donc où tu es, et va au fond de la mer, comme une créature qui ne mérite pas qu’on la sauve. » – Je me ravisai cependant, je le pris, et, l’ayant enveloppé avec les autres objets dans un morceau de toile, je songeai à faire un nouveau radeau. Sur ces entrefaites, je m’aperçus que le ciel était couvert, et que le vent commençait à fraîchir. Au bout d’un quart d’heure, il souffla un bon frais de la côte. Je compris de suite qu’il était inutile d’essayer à faire un radeau avec une brise venant de terre, et que mon affaire était de partir avant qu’il y eût du flot, qu’autrement je pourrais bien ne jamais revoir le rivage. Je me jetai donc à l’eau, et je traversai à la nage le chenal ouvert entre le bâtiment et les sables, mais avec assez de difficulté, à cause des objets pesants que j’avais sur moi, et du clapotage de la mer ; car le vent força si brusquement, que la tempête se déchaîna avant même que la marée fût haute. Mais j’étais déjà rentré chez moi, dans ma petite tente, et assis en sécurité au milieu de toute ma richesse.
     
    Votre poème du jour : qu’emporteriez-vous si vous deviez aborder sur l’île de Robinson ? Prévert peut éventuellement vous aider à choisir … avec son « Inventaire » (Paroles, 1946)

    Une pierre
    deux maisons
    trois ruines
    quatre fossoyeurs
    un jardin
    des fleurs

    un raton laveur

    une douzaine d'huîtres un citron un pain
    un rayon de soleil
    une lame de fond
    six musiciens
    une porte avec son paillasson
    un monsieur décoré de la légion d'honneur

    un autre raton laveur

    un sculpteur qui sculpte des Napoléon
    la fleur qu'on appelle souci
    deux amoureux sur un grand lit
    un receveur des contributions une chaise trois dindons
    un ecclésiastique un furoncle
    une guêpe
    un rein flottant
    une écurie de courses
    un fils indigne deux frères dominicains trois sauterelles
       un strapontin
    deux filles de joie un oncle Cyprien
    une Mater dolorosa trois papas gâteau deux chèvres de
    Monsieur Seguin
    un talon Louis XV
    un fauteuil Louis XVI
    un buffet Henri II deux buffets Henri III trois buffets
       Henri IV
    un tiroir dépareillé
    une pelote de ficelle deux épingles de sûreté un monsieur
       âgé
    une Victoire de Samothrace un comptable deux aides-
       comptables un homme du monde deux chirurgiens
       trois végétariens
    un cannibale
    une expédition coloniale un cheval entier une demi-
       pinte de bon sang une mouche tsé-tsé
    un homard à l'américaine un jardin à la française
    deux pommes à l'anglaise
    un face-à-main un valet de pied un orphelin un poumon
       d'acier
    un jour de gloire
    une semaine de bonté
    un mois de Marie
    une année terrible
    une minute de silence
    une seconde d'inattention
    et ...

    cinq ou six ratons laveurs

    un petit garçon qui entre à l'école en pleurant
    un petit garçon qui sort de l'école en riant
    une fourmi
    deux pierres à briquet
    dix-sept éléphants un juge d'instruction en vacances
       assis sur un pliant
    un paysage avec beaucoup d'herbe verte dedans
    une vache
    un taureau
    deux belles amours trois grandes orgues un veau
    marengo
    un soleil d’Austerlitz
    un siphon d'eau de Seltz
    un vin blanc citron
    un Petit Poucet un grand pardon un calvaire de pierre
       une échelle de corde
    deux sœurs latines trois dimensions douze apôtres mille
       et une nuits trente-deux positions six parties du
       monde cinq points cardinaux dix ans de bons et
       loyaux services sept péchés capitaux deux doigts de
       la main dix gouttes avant chaque repas trente jours
       de prison dont quinze de cellule cinq minutes
       d'entracte

    et ...

    plusieurs ratons laveurs.
     
    En bonus, tout au long de cette semaine, nous vous offrirons un nouveau texte de Bernard Dimey : aujourd’hui, la quête d’un autre monde dans
     
    « Une maison perdue » (recueil Je ne dirai pas tout)
    Une maison perdue entre ciel et fumée,
    Dressée comme un menhir face à l’hiver qui vient,
    Une porte de bois qu’on n’a jamais poussée
    Depuis le Moyen Âge … et la niche du chien,
    Un chien qui s’est enfui dans la forêt voisine
    Depuis cent cinquante ans et qui hurle à la mort
    Pour effrayer de loin la bête pharamine
    À l’heure où les sorciers mettent leur nez dehors.
     
    Une maison qui sent le lard jaune et les pommes,
    Avec un grand hibou immobile au grenier,
    Aussi seul qu’un vieux roi qui ne reçoit personne,
    Trônant sur des bouquins qui perdent leur papier,
    Photographies de belles au bois décolorées
    Par cent ans de silence et qui sourient toujours,
    Poitrines de soldats fraîchement décorées,
    Vieilles dames à chignon au regard de vautour.
     
    Une maison de pierre au flanc de la montagne
    D’où l’on peut voir la mer en montant sur le toit,
    Où l’on pourrait se croire quelque part en Espagne,
    Juste entre la Touraine et la Vallée des Rois.
    Un jardin tout autour, où des milliers d’abeilles
    Butineraient des fleurs dont j’ignore le nom
    Et qui viendraient le soir chanter à mes oreilles
    Leurs secrets, sans souci que je comprenne ou non.
     
    Une maison sans rien qu’une lampe à pétrole
    Qu’on pourrait voir de loin à trois heures du matin
    Quand l’homme que je suis, retournant à l’école,
    Aux lignes d’un missel apprendrait le latin
    Voyageurs inconnus qui ne sauriez qu’en faire,
    Achetez-la pour moi, je m’installe demain,
    Si jamais vous trouvez, n’importe où sur la terre,
    La maison dont je viens de vous faire un dessin.


    Et maintenant jouons :

    Solution de la charade du 4 mai : la deuxième patrie de Bernard Dimey était bien évidemment « Montmartre » (le « mont » bien élevé et la « martre », petit mammifère).

    La devinette du jour : aujourd’hui, dans l’optique d’un besoin accru d’occupation, que ce soit sur une île déserte, dans une maison perdue ou en période de confinement, nous soumettons à votre sagacité une nouvelle sorte de devinette en vers : le logogriphe. Il s’agit de trouver un mot qui, au fur et à mesure qu’on lui ôte une lettre, donne de nouveaux mots, à deviner également. Voici donc celui du jour (* pieds = lettres, ici) :

    « Vous pouvez, sans fatigue extrême,
    Chers lecteurs, me décomposer ;
    Car je n’ai que six pieds*, sans y rien transposer ;
    Ôtez-moi le dernier, je suis toujours le même ;
    Ôtez m’en deux encore, et sachez bien
    Qu’à ma nature aussi, vous n’aurez ôté rien »
    Avez-vous trouvé les 3 mots de cette énigme ?
     

    À demain ... puisqu'il faudra encore attendre un peu pour s'évader vers les îles... !

    " La recette du succès suivre sa propre voie "
    Moses Isegawa
    Duchesnea indica au jardin http://jardindesamuel.blogspot.com/4 illusions incroyables



     

    " La sagesse, c'est d'avoir des rêves suffisamment grands
    pour ne pas les perdre de vue
    lorsqu'on les poursuit."
    Oscar Wilde

     


    Ce lundi 4 mai aurait dû voir l’ouverture du Festival Bernard Dimey … Il faudra malheureusement attendre l’an prochain, nous le savons, mais l’association éponyme égrainera d’ici là, pour nous, plusieurs rendez-vous au cours de l’année… Nous avons choisi, pour notre part, de vous offrir une bulle hommage à notre grand poète nogentais.




    Par ses poèmes-chansons ou poèmes tout court, mais si grands, et aussi par sa prose, Bernard Dimey nous emporte dans un univers où s’étoile toute la palette du poète, toute l’infinie sensibilité de l’homme, sculptée en mots. Il écrivait tantôt avec gaieté, tantôt avec mélancolie, souvent avec humour et coquinerie, mais toujours avec une verve impressionnante et une touchante sincérité, maniant aussi bien le noble alexandrin que le parler de Montmartre …

    Il a écrit de nombreuses chansons célèbres et ses poèmes aussi ont  été chantés par les plus grands, tels Aznavour, Ferrat, Gréco, Zizi Jeanmaire, Montand, Mouloudji, Jean-Claude Pascal, Salvador, et même Les Frères Jacques, Michel Simon ou Bourvil… 

    En voici donc un petit florilège, même si le choix est toujours difficile… 



    Nous avons opté pour des textes qui nous font sortir du confinement avant l’heure.

    • « Syracuse » (1962, sur une musique d'Henri Salvador), pour voyager avec notre ami.

    J'aimerais tant voir Syracuse
    L'île de Pâques et Kairouan
    Et les grands oiseaux qui s'amusent
    A glisser l'aile sous le vent

    Voir les jardins de Babylone
    Et le palais du Grand Lama
    Rêver des amants de Vérone
    Au sommet du Fuji Yama

    Voir le pays du matin calme
    Aller pêcher au cormoran
    Et m'enivrer de vin de palme
    En écoutant chanter le vent

    Avant que ma jeunesse s'use
    Et que mes printemps soient partis
    J'aimerais tant voir Syracuse
    Pour m'en souvenir à Paris

     

    • Voici maintenant une tentative de déconfinement … entre Bacchus et Icare … : « Je vais m’envoler »

    Ce soir je vais partir visiter les nuages,
    Je n’y suis pas encore mais ça va pas tarder,
    Je vois déjà des fleurs tout autour des visages,
    Tous les gens qui sont là commenc’nt à m’regarder
    Car si je réussis c’est extraordinaire.
    Ils ont raison d’attendre, ils seront pas déçus,
    Je sens que j’m’arrondis comme une Montgolfière,
    Je vais quitter la terre, personn’ me verra plus !

    J’ai commencé c’matin aux petites aurores
    Avec un muscadet de derrièr’ les fagots
    Qui glissait comm’ du v’lours, d’ailleurs j’en rêve encore,
    Et deux trois p’tits kirs qu’étaient bien rigolos,
    Vers midi je marchais sur des pompes à bascule,
    C’est là que j’ai compris que j’allais m’envoler.
    C’est un travail très dur… Si t’avanc’s pas tu r’cules,
    L’ivresse est un pays où faut pas rigoler !

    T’as des gens qui picol’nt sans aucun savoir-faire,
    Eh bien, voilà des gars qui s’envol’ront jamais,
    Qui cess’ront pas d’ramper, qui quitt’ront jamais terre
    Alors que moi je sens que ça va pas tarder,
    J’vais survoler Paris comme un ange véritable.
    J’aim’rais pouvoir emm’ner tous mes potes avec moi
    Mais comm’ils s’fout’ de moi pasque j’mont’ sur la table
    J’vais m’envoler tout seul et j’les emmèn’rai pas !

    Il est huit heur’s du soir, y a douze heur’s que j’travaille,
    Je me sens tout léger comme un petit zoizeau.
    Me v’là sur le trottoir avec des gens qui braillent,
    Je vais prendr’ mon élan… Je serai tell’ment beau
    Que tous ces connards-là en auront plein la vue.
    Allez hop ! C’est parti !… Non, c’est pas pour ce soir.
    Y a vingt ans que j’m’exerce… C’est toujours pein’ perdue.
    J’essaye encore demain… Après, j’arrête de boire.



    • Continuons notre déconfinement virtuel par l’humour, et en prose …

    … avec « La Poule » :

    La poule ne se plaît que chez les paysans...Ils en ont des basses-cours pleines.
    Celles qui font des œufs d'or sont beaucoup plus gentilles que les autres ;
    alors on n'a pas le droit de les tuer.
    On les appelle des poules de luxe.
    Elles coûtent beaucoup plus cher qu'on croit !
    Il paraît qu'il y a des femmes qu'on appelle aussi des poules.
    Personne n'a voulu me dire pourquoi.
    Papa m'a juré qu'il n'en connaissait pas.
    Dès qu'il en connaîtra, il me le dira.
    Et dès qu'elles auront des dents, les poules, maman m'achètera une mobylette.

    … et avec un extrait de « Testament » :
    Il est absolument ridicule, et je le sais, de rédiger un testament et de ne pas mourir dans l'heure qui suit. En fait je n'en suis pas responsable.
            Il arrive, certaines nuits - car toutes ces lignes sont nocturnes -, qu'une voix venue d'une certaine région de moi-même où je ne mets jamais les pieds se fasse entendre avec une telle violence que j'ai l'impression réelle, presque physique, d'écrire sous la dictée d'un autre... Ce qui remonte à la surface vient quelquefois de si loin que j'ai du mal à le reconnaître au passage et pourtant je n'invente rien, je n'ai jamais rien inventé, je me contente de transcrire le mieux que je peux, en espérant que vous saurez y déchiffrer un peu de vous-même, je le souhaite vraiment. Mais si ce n'est pas le cas, tant pis, je n'y peux rien. De toutes manières, les ouvertures de testament ne font jamais plaisir à tout le monde à la fois. 
     
    • Enfin, pourquoi ne pas nous déconfiner avec un grain de folie ? Ce poème en prose fait partie des textes moins connus de Dimey, écrits à partir d’œuvres de grands maîtres et dont l’ensemble s’intitule Impressions sur toiles. Voici donc l’ekphrasis du « Fou de Picasso ».

    Pourquoi n'est-il pas un arbre semblable aux autres ? - Il est grand, bien planté sur la terre, accroché au sol par les racines de ses jambes qui sont tout simplement les deux éléments d'un tronc retourné fourchu.
    Il est grand. Il se tient bien droit, alors que certains arbres, par exemple les oliviers, se tiennent tout tordus, tout crevassés. Or, on respecte les oliviers, on les aime, on prétend que l'olivier est un arbre noble et lui, qui se tient aussi droit qu'un cyprès, on ne le respecte pas. On ne dit pas qu'il est un arbre noble.
    Et pourtant, quel feuillage autour de sa tête et ses deux branches symétriques, de chaque côté. Deux branches bien ramifiées qui ressemblent à des mains d'homme.
    Il aurait bien aimé être un homme plutôt qu'un arbre mal formé. Homme, il aurait pu dire : « je suis ceci, je suis cela... » On l'aurait cru...
    Mais hélas, les arbres sont muets. Ils n'ont rien à dire. Ils attendent les saisons, les chaudes, les froides, les sèches, les pluvieuses, les unes après les autres. Ils vivent leur vie d'arbre, en silence.
     
     
     
     
    Le Fou, Pablo Picasso (1904)

     
    • Et maintenant, jouons :
    Solution de la devinette du 3 mai : il s’agissait de « l’Internationale » (interne / assis haut /-nal). Cette charade est parue dans les Cahiers de vers français, recueil de jeunesse rédigé par Victor Hugo entre 1815 et 1818, durant son passage à la pension Cordier.
    La charade du jour :
    Mon premier est bien élevé.
    Mon second est un petit mammifère.
    • Mon tout est la deuxième « patrie » de Dimey.


     
    " Qu'est ce qu'une année sinon
    le volume infini d'une pincée de secondes ?
    Dominique ROBIN
    Giroflée au jardin http://jardindesamuel.blogspot.com/
    Trouve la tourterelle, jardin de Christiane à Trampot


     
    " Mais monsieur ce sont les même questions qu'il y a 15 ans !
    Oui, mais ne vous en faites pas,
    les réponses ont changé."
    Einstein
     
     
    Votre texte-cadeau : dans cet extrait de Germinal (partie V, chapitre 5), Zola nous fait ressentir le vent de révolte soulevé par un peuple affamé qui s’avance en nombre et qui n’a plus rien à perdre ...
    Les femmes avaient paru, près d'un millier de femmes, aux cheveux épars, dépeignés par la course, aux guenilles montrant la peau nue, des nudités de femelles lasses d'enfanter des meurt-de-faim. Quelques-unes tenaient leur petit entre les bras, le soulevaient, l'agitaient, ainsi qu'un drapeau de deuil et de vengeance. D'autres, plus jeunes, avec des gorges gonflées de guerrières, brandissaient des bâtons ; tandis que les vieilles, affreuses, hurlaient si fort, que les cordes de leurs cous décharnés semblaient se rompre. Et les hommes déboulèrent ensuite, deux mille furieux, des galibots, des haveurs, des raccommodeurs, une masse compacte qui roulait d'un seul bloc, serrée, confondue, au point qu'on ne distinguait ni les culottes déteintes, ni les tricots de laine en loque, effacés dans la même uniformité terreuse. Les yeux brûlaient, on voyait seulement les trous des bouches noires, chantant la Marseillaise, dont les strophes se perdaient en un mugissement confus, accompagné par le claquement des sabots sur la terre dure. Au-dessus des têtes, parmi le hérissement des barres de fer, une hache passa, portée toute droite ; et cette hache unique, qui était comme l'étendard de la bande, avait, dans le ciel clair, le profil aigu d'un couperet de guillotine.

    « Quels visages atroces ! » balbutia Madame Hennebeau.

    Négrel dit entre ses dents : « Le diable m'emporte si j'en reconnais un seul ! D'où sortent-ils donc, ces bandits-là ? »

    Et, en effet, la colère, la faim, ces deux mois de souffrance et cette débandade enragée au travers des fosses, avaient allongé en mâchoires de bêtes fauves les faces placides des houilleurs de Montsou. A ce moment, le soleil se couchait, les derniers rayons d'une pourpre sombre ensanglantaient la plaine. Alors, la route sembla charrier du sang, les femmes, les hommes continuaient à galoper, saignants comme des bouchers en pleine tuerie.
    « Oh ! superbe ! » dirent à demi-voix Lucie et Jeanne, remuées dans leur goût d'artistes par cette belle horreur.
    Elles s'effrayaient pourtant, elles reculèrent près de Madame Hennebeau, qui s'était appuyée sur une auge. L'idée qu'il suffisait d'un regard entre les planches de cette porte disjointe, pour qu'on les massacrât, la glaçait. Négrel se sentait blêmir, lui aussi, très brave d'ordinaire, saisi là d'une épouvante supérieure à sa volonté, une de ces épouvantes qui soufflent de l'inconnu. Dans le foin, Cécile ne bougeait plus. Et les autres, malgré leur désir de détourner les yeux, ne le pouvaient pas, regardaient quand même.

    C'était la vision rouge de la révolution qui les emporterait tous, fatalement, par une soirée sanglante de cette fin de siècle. Oui, un soir, le peuple lâché, débridé, galoperait ainsi sur les chemins ; et il ruissellerait du sang des bourgeois, il promènerait des têtes, il sèmerait l'or des coffres éventrés. Les femmes hurleraient, les hommes auraient ces mâchoires de loups, ouvertes pour mordre. Oui, ce seraient les mêmes guenilles, le même tonnerre de gros sabots, la même cohue effroyable, de peau sale, d'haleine empestée, balayant le vieux monde, sous leur poussée débordante de barbares. Des incendies flamberaient, on ne laisserait pas debout une pierre des villes, on retournerait à la vie sauvage dans les bois, après la grande ripaille, où les pauvres, en une nuit, videraient les caves des riches. Il n'y aurait plus rien, plus un sou des fortunes, plus un titre des situations acquises, jusqu'au jour où une nouvelle terre repousserait peut-être. Oui, c'étaient ces choses qui passaient sur la route, comme une force de la nature, et ils en recevaient le vent terrible au visage. Un grand cri s'éleva, domina la Marseillaise :
    « Du pain ! du pain ! du pain ! »
     
    Votre poème du jour : un texte, assez peu connu, de Guillaume Apollinaire qui s’adresse « Au prolétaire »
    Ô captif innocent qui ne sais pas chanter
    Écoute en travaillant tandis que tu te tais
    Mêlés aux chocs d’outils les bruits élémentaires
    Marquent dans la nature un bon travail austère
    L’aquilon juste et pur ou la brise de mai
    De la mauvaise usine soufflent la fumée
    La terre par amour te nourrit les récoltes
    Et l’arbre de science où mûrit la révolte
    La mer et ses nénies dorlotent tes noyés
    Et le feu le vrai feu l’étoile émerveillée
    Brille pour toi la nuit comme un espoir tacite
    Enchantant jusqu’au jour les bleuités du site
    Où pour le pain quotidien peinent les gars
    D’ahans n’ayant qu’un son le grave l’oméga
    Ne coûte pas plus cher la clarté des étoiles
    Que ton sang et ta vie prolétaire et tes moelles
    Tu enfantes toujours de tes reins vigoureux
    Des fils qui sont des dieux calmes et malheureux
    Des douleurs de demain tes filles sont enceintes
    Et laides de travail tes femmes sont des saintes
    Honteuses de leurs mains vaines de leur chair nue
    Tes pucelles voudraient un doux luxe ingénu
    Qui vînt de mains gantées plus blanches que les leurs
    Et s’en vont tout en joie un soir à la male heure
    Or tu sais que c’est toi toi qui fis la beauté
    Qui nourris les humains des injustes cités
    Et tu songes parfois aux alcôves divines
    Quand tu es triste et las le jour au fond des mines
     

    Votre premier bonus, à méditer… : voici un extrait de la préface de Paroles de révolte (1995), de Michel Piquemal …
    Toujours l'Homme se dresse pour refuser l'insoutenable. Et les mots jaillissent de sa bouche, durs et beaux comme des cris. La colère se fait chant, la révolte se fait verbe... Et c'est Rimbaud, Maïakovski, Artaud, Jules Vallès ou Walt Whitman, prêtant leur souffle à cet éternel refus d'accepter un monde inhumain. Que serait un homme sans cette petite lumière, que serait-il sans cette conscience, cette saine fureur qui lui fait redresser la tête, dire non, même au péril de sa vie ? ... dût-il être banni comme Hugo, condamné à mort comme Vallès ou périr comme Giordano Bruno !
            La vie et le monde s'acharnent à nous rogner les ailes, mais c'est notre devoir absolu de nous efforcer en retour de les étendre, le plus large possible. Je dis non, je refuse, j'accuse, je mets en doute… je me révolte donc je suis.
    Mais aujourd'hui, qu'en est-il de la révolte, dans un Occident qui semble s'essouffler, gagné par la lassitude, dépassé par l'ampleur de ses problèmes ? La révolte aurait-elle sombré, emportée par la grande vague de la fin des idéologies ? Ne nous y fions pas car la belle est coriace. On n'a pas sa peau aussi facilement. Toujours la révolte couve, au sein de la jeunesse dont elle reste éternellement la fiancée de cœur. Pareille au Phénix, elle renaît de ses cendres pour échauffer le sang des jeunes générations. C'est donc aux adolescents que sont dédiées avant tout ces Paroles de Révolte car, selon la formule d'Alain, « L'individu qui pense contre la société qui dort, voilà l'histoire éternelle, et le printemps aura toujours le même hiver à vaincre ».

    Votre 2ème bonus en image, pour le plaisir des yeux : Mai 1968 (1968-73), peinture sur toile de Joan Miro (200 x 200 cm)



    Terminons en jouant :
    Solution des devinettes du 2 mai :
    • Le « disparu » du texte de Perec est la lettre « e » qui n’apparaît à aucun moment dans tout le roman (à l’exception du nom de l’auteur) ; ces textes dont la contrainte est de supprimer une lettre se nomment des « lipogrammes » (du grec leïpeïn = laisser et gramma = lettre).
    • « Alcofribas Nasier » est l’anagramme de « François Rabelais », qui signa lui-même son Pantagruel de ce pseudonyme, en 1532.
    • « Marque des ladies » est celle de « Le Marquis de Sade »
    • « Satan le parjure » est celle de « Jean-Paul Sartre », auquel Boris Vian fit allusion dans L’Ecume des jours dans la contrepèterie (sorte d’anagramme phonétique) « Jean-Sol Partre ».
     
    Pour la charade du jour, nous avons fait appel à un auteur des plus engagés de son époque, Victor Hugo :
    « Mon premier est un étudiant en médecine, assis au sommet d’un amphithéâtre.
    Mon second se compose des dernières lettres du journal.
    Mon tout est un chant révolutionnaire. »
    " Ce que l'on rejette enchaîne
    et poursuit, ce que l'on aime rend libre."
    Hellinger
    Pervenche atroprupurea au jardin http://jardindesamuel.blogspot.com/
    Donnez un portable à un enfant et vous verrez
    sa mère

     
    " Un formateur qui cesse de se former
    devrait cesser de former."
    Anonyme

    Primula auricaule devant l'atelier



     
    Peintures sur corps et visages !
    " Ne rien prévoir, sinon l'imprévisible
    ne rien attendre, sinon l'inattendu."
    Christian Bobin 
    Primula auricaule devant l'atelier
    Chatons mignons
    " A présent, l'expérience m'apprend
    que la jouissance de nos biens les plus parfait
    ne vaut pas l'impatience
    ni l'ardeur de nos souhaits."
    Guillaume de Chaulieu
    Primula auricaule devant l'atelier
    Les oiseaux incendiaires en Australie
     
    " Rien n'est jamais fini,
    il suffit d'un peu de bonheur pour que tout recommence."
    Emile Zola
     
     
    " Exige beaucoup de toi et n'attends rien d'autrui."
    Nietzche
    Votre texte-cadeau : La Disparition de Georges Perec est un roman de 1969, très particulier, écrit sous forme de lipogramme ; trouverez-vous qui a disparu, en lisant cet extrait ?


    Anton Voyl n’arrivait pas à dormir. Il alluma. Son Jaz marquait minuit vingt. Il poussa un profond soupir, s’assit dans son lit, s’appuyant sur son polochon. Il prit un roman, il l’ouvrit, il lut ; mais il n’y saisissait qu’un imbroglio confus, il butait à tout instant sur un mot dont il ignorait la signification. Il abandonna son roman sur son lit. Il alla à son lavabo ; il mouilla un gant qu’il passa sur son front, sur son cou.
    Son pouls battait trop fort. Il avait chaud. Il ouvrit son vasistas, scruta la nuit. Il faisait doux. Un bruit indistinct montait du faubourg. Un carillon, plus lourd qu’un glas, plus sourd qu’un tocsin, plus profond qu’un bourdon, non loin, sonna trois coups. Du canal Saint-Martin, un clapotis plaintif signalait un chaland qui passait. Sur l’abattant du vasistas, un animal au thorax indigo, à l’aiguillon safran, ni un cafard, ni un charançon, mais plutôt un artison, s’avançait, traînant un brin d’alfa. Il s’approcha, voulant l’aplatir d’un coup vif, mais l’animal prit son vol, disparaissant dans la nuit avant qu’il ait pu l’assaillir.
    Il tapota d'un doigt un air martial sur l'oblong châssis du vasistas.
    Il ouvrit son frigo mural, il prit du lait froid, il but un grand bol. Il s'apaisait. Il s'assit sur son cosy, il prit un journal qu'il parcouru d'un air distrait. Il alluma un cigarillo qu'il fuma jusqu'au bout quoiqu'il trouvât son parfum irritant. Il toussa.
    Il mit la radio : un air afro-cubain fut suivi d'un boston, puis un tango, puis un fox-trot, puis un cotillon mis au goût du jour. Dutronc chanta du Lanzmann, Barbara un madrigal d'Aragon, Stich-Randall un air d'Aïda. Il dut s’assoupir un instant, car il sursauta soudain. La radio annonçait : « Voici vos informations » …
     

    Votre poème du jour : c’est au tour de Stéphane Mallarmé de jouer avec les lettres et les rimes dans son « Sonnet en X » de 1914 ; vous pouvez aussi vous amuser à chercher le sens de certains des mots complexes ou rares utilisés par le poète…

    Ses purs ongles très haut dédiant leur onyx,
    L'Angoisse, ce minuit, soutient, lampadophore,
    Maint rêve vespéral brûlé par le Phénix
    Que ne recueille pas de cinéraire amphore
     
    Sur les crédences, au salon vide : nul ptyx
    Aboli bibelot d'inanité sonore,
    (Car le Maître est allé puiser ses pleurs au Styx
    Avec ce seul objet dont le Néant s'honore.)
     
    Mais proche la croisée au nord vacante, un or
    Agonise selon peut-être le décor
    Des licornes ruant du feu contre une nixe,
     
    Elle, défunte nue en le miroir, encor
    Que, dans l'oubli formé par le cadre, se fixe
    De scintillations sitôt le septuor.
     

    Continuons en jouant :
    Solution de la devinette du 1er : il s’agissait des « homophones », ces mots que l’on peut dire en chœur puisqu’ils ont la même prononciation ; mais cette ressemblance n’est qu’apparente et leurs sens ou leurs natures diffèrent. Le mois de mai a ainsi plusieurs homophones : mais, met, mets… qui se prononcent tous [mɛ] … Toutefois, attention ! : « mes » n’est pas homophone de mai car il se prononce [me] avec un « é » fermé.

    Les devinettes du jour :
    Saurez-vous retrouver les auteurs qui se cachent derrière ces anagrammes ?
    • Alcofibras Nasier 
    • Marque des ladies
    • Satan le parjure
     
    " L'empathie est une qualité d'écoute et des présence à l'autre,
    à ses sentiments et à ses besoins,
    sans vouloir l'amener quelque part et sans souvenir du passé."
    Marshall B. Rosenberg
    Joyeux 1er mai à vous et bonne fête à tous les travailleurs ! Ils sont à fêter doublement en cette période où les conditions de travail de tous sont si particulières, entre adaptation, risques, saturation, précarité, inquiétudes pour l’avenir… Ce jour et le mois qu’il inaugure sont donc chargés de symboles sociaux et historiques. Pour notre bulle, rendant le travail à son jour férié, nous avons choisi quelques textes qui mêlent les combats et la nature printanière …

    Votre texte-cadeau : un extrait du roman de Pauline Dreyfus, Le Déjeuner des barricades (2017), primé au Salon du Livre de Chaumont. Bien que nous plongeant dans le Paris de mai 68 et dans le grand hôtel Meurice, ce passage fait relativement écho au contexte actuel, du moins au niveau de la « frustration ».

    Jean Denoël refait ses calculs. Quinze personnes. Comparée à toutes celles qui l’ont précédée, cette table s’annonce modeste. Même les glaces du salon Tuileries qui donnent en général l’impression que l’assistance est deux fois plus nombreuse que dans la réalité, ne parviendront pas à minorer ce désastre mondain. Les désistements se sont accumulés. Chardonne est mourant et ne quitte plus La Frette. Bernard Frank a fait savoir qu’il est à Saint-Tropez où il achève un manuscrit que son éditeur attend depuis deux ans et que de toute façon, il en a assez d’entendre parler de cet étudiant au nom de machine à laver. Paul Morand n’est pas sûr d’arriver à temps de Vevey, où l’air est plus pur et les étudiants moins bruyants qu’à Paris. En raison de la paralysie du pays, Kléber Haedens, Jacques Perret et François Billetdoux se sont fait excuser. Seuls Antoine Blondin et Paul Guimard, qui sont eux aussi membres du jury, ont annoncé leur venue. Mais on n’est pas à l’abri d’une annulation de dernière minute, à cause de la grève des taxis.
            Il n’y a qu’une seule solution en cette journée où le moindre déplacement est aléatoire : utiliser les ressources locales. […]
            Roland, en tant que maître d’hôtel en chef, passe précisément à cet instant par la suite Florence Gould pour connaître le nombre exact d’invités. À bientôt midi, il est grand temps que le chef de rang dresse le couvert. Denoël se résout à lui faire part de son trouble et à solliciter son aide pour recruter parmi les pensionnaires de l’hôtel. Avec soulagement, il constate que le ton de Roland n’a rien perdu de ses nuances obséquieuses.
    -      Je suppose que Monsieur Getty sera des Vôtres. Je peux lancer une invitation à Monsieur et Madame Dali. Vu les circonstances, je ne vois pas pourquoi ils refuseraient. Il n’y a pas d’autre restaurant ouvert dans le quartier, de toute façon.
    Jean Denoël lui sourit, soulagé.
    -      Au cas où vous seriez vraiment dans le besoin, ajoute Roland, je peux réquisitionner notre stagiaire. Un jeune diplômé qui est le petit-fils de notre propriétaire : un garçon plein d’avenir, en somme.
    Et Roland, toujours serviable, continue.
    -      J’ai une autre suggestion à vous faire, si je puis me permettre. Nous avons à la 616 un client très seul, qui serait ravi de participer à ce déjeuner. Il a fait toute sa carrière comme notaire à Montargis. Il a pris sa retraite et comptait découvrir Paris ces jours-ci. Ses journées sont longues en ce moment, étant donné que tous les musées sont fermés. […]
     
    Vos poèmes du jour : tout d’abord une chanson de Claude Nougaro, pour compléter le texte de Pauline Dreyfus… puis quelques vers de Victor Hugo, pour terminer sur l’harmonie et la beauté de la nature.
    • « Paris mai », Claude Nougaro
    Mai mai mai Paris mai
    Mai mai mai Paris

    Le casque des pavés ne bouge plus d'un cil
    La Seine de nouveau ruisselle d'eau bénite
    Le vent a dispersé les cendres de Bendit
    Et chacun est rentré chez son automobile
    J'ai retrouvé mon pas sur le glabre bitume
    Mon pas d'oiseau-forçat, enchaîné à sa plume
    Et piochant l'évasion d'un rossignol titan
    Capable d'assurer le Sacre du Printemps
    Ces temps-ci je l'avoue j'ai la gorge un peu âcre
    Le Sacre du Printemps sonne comme un massacre
    Mais chaque jour qui vient embellira mon cri
    Il se peut que je couve un Igor Stravinsky

    Mai mai mai Paris mai
    Mai mai mai Paris

    Et je te prends Paris dans mes bras pleins de zèle
    Sur ma poitrine je presse tes pierreries
    Je dépose l'aurore sur tes Tuileries
    Comme roses sur le lit d'une demoiselle
    Je survole à midi tes six millions de types
    Ta vie à ras le bol me file au ras des tripes
    J'avale tes quartiers aux couleurs de pigeon,
    Intelligence blanche et grise religion
    Je repère en passant Hugo dans la Sorbonne
    Et l'odeur d'eau-de-vie de la vieille bombonne
    Aux lisières du soir, mi-manne, mi-mendiant
    Je plonge vers un pont où penche un étudiant

    Mai mai mai Paris mai
    Mai mai mai Paris

    Le jeune homme harassé déchirait ses cheveux
    Le jeune homme hérissé arrachait sa chemise :
    "Camarade, ma peau est-elle encore de mise
    Et dedans mon cœur seul ne fait-il pas vieux jeu ?
    Avec ma belle amie quand nous dansons ensemble
    Est-ce nous qui dansons ou la terre qui tremble ?
    Je ne veux plus cracher dans la gueule à papa
    Je voudrais savoir si l'homme a raison ou pas
    Si je dois endosser cette guérite étroite
    Avec sa manche gauche, avec sa manche droite,
    Ses pâles oraisons, ses hymnes cramoisis,
    Sa passion du futur, sa chronique amnésie"

    Mai mai mai Paris mai
    Mai mai mai Paris

    C'est ainsi que parlait sans un mot ce jeune homme
    Entre le fleuve ancien et le fleuve nouveau
    Où les hommes noyés nagent dans leurs autos.
    C'est ainsi, sans un mot, que parlait ce jeune homme
    Et moi l'oiseau-forçat, casseur d'amère croûte
    Vers mon ciel du dedans j'ai replongé ma route,
    Le long tunnel grondant sur le dos de ses murs
    Aspiré tout au bout par un goulot d'azur
    Là-bas brillent la paix, la rencontre des pôles
    Et l'épée du printemps qui sacre notre épaule

    Gazouillez les pinsons à soulever le jour
    Et nous autres grinçons, pont-levis de l'amour

    Mai mai mai Paris mai
    Mai mai mai Paris
     
    • « Mai », Les chants du crépuscule, Victor Hugo
    Puisque mai tout en fleurs dans les prés nous réclame,
    Viens ! ne te lasse pas de mêler à ton âme
    La campagne, les bois, les ombrages charmants,
    Les larges clairs de lune au bord des flots dormants,

    Le sentier qui finit où le chemin commence,
    Et l'air et le printemps et l'horizon immense,
    L'horizon que ce monde attache humble et joyeux
    Comme une lèvre au bas de la robe des cieux !

    Viens ! et que le regard des pudiques étoiles
    Qui tombe sur la terre à travers tant de voiles,
    Que l'arbre pénétré de parfums et de chants,
    Que le souffle embrasé de midi dans les champs,

    Et l'ombre et le soleil et l'onde et la verdure,
    Et le rayonnement de toute la nature
    Fassent épanouir, comme une double fleur,
    La beauté sur ton front et l'amour dans ton cœur !
     

    Continuons en jouant :

    Solution de la devinette du 30 avril :
    La belle fleur qui arbore ses couleurs et dont le nom peut faire peur est « la gueule de loup », nommée encore « gueule de lion » ou « muflier ».
    Quant à la plante qui n’intéresse pas le botaniste, il s’agissait de la « plante des pieds » !
     
    La devinette du jour :
    Le mois de mai en a plusieurs
    Que l’on peut prononcer d’un chœur :
    Ce sont des frères apparents,
    Seulement quand on les entend.
    • Qui sont-ils ?
    " Le temps ne s'occupe pas de réaliser nos espérances,
    il fait son œuvre et s'envole."
    Euridipe
    Vidéo du 1er mai
    
    

     
    

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