Ma nouvelle plaquette, merci Audrey

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Mes principales activités, mais de nouvelles se créent régulièrement

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La diversité de mes interventions et de mes actions peut déconcerter, mais elles ont toutes un lien : favoriser et développer une meilleure relation à soi même, aux autres et à la planète grâce à la communication, la créativité sous toutes ses formes, les contes, la relaxation, la découverte de notre environnement, les jeux coopératifs ...

Les Sabots de Vénus au jardin

Les Sabots de Vénus au jardin
Bienvenue sur mon blog, vous y trouverez des photos de mes animations, les plantes de mon jardin, et les créations de mes lutins... mais aussi des actions militantes humanitaires et pour la protection de l'environnement.
MAIL : stolarz@club-internet.fr Télèphone : 06 74 93 54 04 Merci de ne pas m'écrire par le blog, je ne reçois pas les courriers, mais de m'envoyer un mail direct de votre boîte. De nombreuses photos d'animations en messages anciens. Bonne visite, et n'hésitez pas à le diffuser ! " Pour les sociologues qui cherchent où me " caser " cocher : CREATIF HUMANISTE Ah ! juste une chose, si à un moment vous avez une baisse de moral, voyagez avec Matt qui danse sur le Monde et qui fait danser le Monde http://www.youtube.com/watch?v=zlfKdbWwruY&feature=player_embedded ça me bouste !

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Nature - Jardin - Land Art - Arts plastique - Théâtre - Préhistoire - Coopération ...

mardi 7 avril 2020

ACTIVITES d ' AVRIL
 
Suis sans aucunes activités pour le moment
 
" Accepter de découvrir que ce que je combats
avec le plus de violence chez autrui
est l'effet miroir de tout ca qui est
mon propre aveuglement sur moi."
Jacques Salomé
Niveole d'été, fougère et lamier rose
 La biodiversité au jardin http://jardindesamuel.blogspot.com/
 Kiki dans le pommier
 
" Le savoir que l'on ne complète pas chaque jour
diminue tous les jours."
Vinca minor " Flore Pleno " au jardin
La biodiversité à l'atelier : escargot de bourgogne et muguet rose
 La vieille Minette qui attends des chatons
 Nid de chardonneret tombé hélas
" Si vous avez confiance en vous même,
vous inspirez la confiance aux autres."
Goethe
Anémones blanda au jardin http://jardindesamuel.blogspot.com/
La page sur le site de l'office du tourisme de Langres
 Atelier des Sabots de Vénus à Bay-sur-Aube
" Bonheur aussi d'entendre,
après les a de la tempête,
après les fracas des aquilons,
les o de l'eau,
les trombes et les rondeurs des sons.
Tant va la gaieté reconquise  que les paroles s'inversent
comme des folles :
Le ruisseau rigole et la rigole ruisselle.'
Gaston Bachelard
" Atelier Samuel " pendant le confinement :
créations de Lilianie et Isaya
de Veronnes (dpt21)
qui ont déjà suivi des ateliers avec moi

 
" Il ne faut pas essayer de rajouter des années à sa vie
mais plutôt essayer de rajouter de la vie aux années."
John Fitzgerald Kennedy
La biodiversité au jardin : lézard des murailles
" A la Sainte Odette, pas de dette."
Sabots de Vénus au jardin http://jardindesamuel.blogspot.com/
La biodiversité au jardin : grillon
et nid de pie dans un des deux grand frêne
" Un grain de gaité assaisonne tout."
Primula devant l'atelier http://jardindesamuel.blogspot.com/
papillon :  Anthocharis cardamines  sur les aubrétias
 Accouplement de gendarmes
" En avril ne te découvre pas d'un fil "
La biodiversité à l'atelier : jeune salamandre tachetée
" A la Saint Marcellin, chacun y met du sien."
Ophiopogon minor au jardin http://jardindesamuel.blogspot.com/
MERCI aux 761 visites en mars
" Je souris et je ris pour me " nettoyer " du stress."
Primula et hépatique au jardin http://jardindesamuel.blogspot.com/
 
Pétitions et Informations
 
" La source divine de l' Etre :
vivre sa vie c'est prendre conscience que tout est un."
Tulipes sauvage au jardin http://jardindesamuel.blogspot.com/
Action : le pouvoir du Clic
 Un plan de relance : pour nous, pour notre planète
" Je suis un être unique, avec mes ressources, mes compétences, mes capacités et mes limites.
L'autre, en face ou à côté ou contre moi, est aussi un être unique
avec ses ressources, ses compétences, ses capacités et
ses propres limites.
Jacques Salomé
Saxifrage, muscari et scilles
ALLÉES-AVENUES / allées d’avenir / avait déjà préparé son plan d’actions pour 2020 et s’apprêtait à vous en faire part lorsque cette chape du virus et du confinement nous a saisis et a figé notre élan.
Progressivement, des coins de cette chape vont se soulever. Les perspectives d’une sortie du confinement donnent une petite respiration qui nous remet en mouvement.
Même si l’avenir est incertain, nous sommes convaincus que les allées d’arbres, et surtout le ralliement, si plein d’humanité, qu’elles occasionnent – notre colloque de 2018 l’a largement illustré -, restent plus que jamais nécessaires à la vie. Vie biologique, vie sociale, vie psychologique, vie spirituelle.
 
Nous avons prévu de poursuivre ou d’engager diverses actions pour cela :
Vous trouverez notre plan d’actions en pièce jointe.
 
S’il est bien quelques évidences que la crise actuelle aura mises en évidence, c’est notamment l’importance de la culture pour « tenir », voire « la beauté des paysages autour de notre domicile qui nous aide à vivre sereinement ».
 
Votre soutien, par la diffusion des informations et la sensibilisation, mais aussi votre soutien financier, lorsque vous le pouvez objectivement, sont essentiels.
Ils sont aussi un soutien à l’économie, et tout particulièrement au monde de la culture, que nous sollicitons pour mettre en valeur les allées, que ce soit pour la bande dessinée ou l’observatoire artistique.
" Caprices d'avril font tomber les fleurs,
et trembler les laboureurs."
Tulipes devant l'atelier http://jardindesamuel.blogspot.com/
Pour clore ce mois d’avril qui fut plus que printanier, et pour annoncer le « joli mois de mai », nous vous proposons de revenir sur la nature en pleine éclosion, tout d’abord à travers une fête antique, puis avec le regard de Gérard de Nerval.
 
Votre texte-cadeau : extrait du livre V des Fastes (1er siècle ap . J.C.) d’Ovide (traduction de M.Nisard)
Les Jeux floraux (Ludi florales ou Floralia), furent institués à Rome, pour obéir à un oracle sibyllin, en 238 av. J.-C, en l'honneur de la déesse des fleurs, Flore ou Chloris, afin qu’elle protégeât les biens de la terre. Elle durait cinq jours, et commençait fin avril. Ovide nous raconte qui est Flora, par la bouche de la déesse elle-même.
Je te salue, déesse des fleurs, toi dont la fête ramène les jeux folâtres. Le mois passé, je me suis abstenu de raconter les solennités de ton culte ; elles commencent en avril, et se continuent en mai ; ces deux mois te possèdent, l'un à ses derniers, l'autre à ses premiers jours ; tous deux ils t'appartiennent par le point où ils se touchent ; tous deux ils m'appelaient à chanter tes louanges. Celui-ci voit s'ouvrir le cirque et les théâtres, où le nom du vainqueur fait éclater mille applaudissements. Que le signal des jeux du cirque soit aussi le signal de mes vers ; apprenons qui tu es de ta propre bouche ; l'opinion des hommes est menteuse ; personne mieux que toi ne saura nous expliquer ton nom.
Ainsi parlai-je ; la déesse accueille ma demande, et la douce odeur des roses du printemps s'exhale de sa bouche, tandis qu'elle prononce ces mots : « Celle que vous appelez Flore était autrefois Chloris ; une lettre de mon nom a été altérée en passant des Grecs chez les Latins. J'étais Chloris, nymphe de ces régions fortunées où tu sais qu'autrefois les hommes voyaient s'écouler leur vie au sein de la félicité. Dire combien j'étais belle coûterait à ma modestie ; si ma mère eut un dieu pour gendre, elle le dut à cette beauté. C'était au printemps ; j'errais au hasard ; Zéphire m'aperçoit ; je m'éloigne, il me suit ; j'essaie en vain de fuir, je ne puis lutter contre lui. Borée, son frère, l'autorisait, par son exemple, à commettre ce crime, Borée, qui avait osé ravir la fille d'Érechthée dans le palais même de son père. Cependant Zéphire répare sa faute en me donnant le nom d'épouse, et nulle plainte ne s'élève plus de mon lit d'hyménée. Je jouis toujours du printemps ; l'année, pour moi, conserve toujours ses richesses, l'arbre son feuillage, la terre sa verdure. Les champs que j'ai reçus en dot renferment un jardin fertile ; l'haleine des vents le caresse, une fontaine l'arrose de ses eaux limpides. Mon époux l'a rempli des fleurs les plus magnifiques, et m'a dit : "Déesse, sois la souveraine de ces fleurs." Souvent j'ai voulu classer et compter leurs couleurs ; mais je n'ai pu : leur multitude était si grande qu'aucun nombre n'y pouvait suffire. Aussitôt que les feuilles ont secoué les froides gouttes de la rosée, et que les tiges variées se sont réchauffées aux rayons du soleil, je vois accourir ensemble les Heures aux robes diaprées ; elles recueillent mes présents dans de légères corbeilles ; les Grâces s'en emparent à l'instant pour tresser des guirlandes et des couronnes qui se mêleront à la chevelure des dieux. La première j'ai répandu des semences inconnues sur l'immense surface de l'univers ; la terre, auparavant, ne présentait qu'une seule couleur. La première j'ai fait une fleur du sang du jeune Thérapnéen, et, sur ses feuilles, sa plainte est restée gravée. Toi aussi tu as un nom dans les jardins, ô Narcisse, malheureux de n'avoir pu être à la fois et roi et un autre toi-même ! Parlerai-je de Crocus, et d'Attis, et d'Adonis, fils de Cyniras ? C'est grâce à moi que, par leurs blessures mêmes, ils ont revécu sous une forme plus belle. […] »
 

Votre poème du jour : « Avril », Gérard de Nerval (1808-1855)
Déjà les beaux jours, - la poussière,
Un ciel d’azur et de lumière,
Les murs enflammés, les longs soirs ; -
Et rien de vert : - à peine encore
Un reflet rougeâtre décore
Les grands arbres aux rameaux noirs !
Ce beau temps me pèse et m’ennuie.
- Ce n’est qu’après des jours de pluie
Que doit surgir, en un tableau,
Le printemps verdissant et rose,
Comme une nymphe fraîche éclose
Qui, souriante, sort de l’eau.
 

Continuons en jouant :
Solution de la charade du 29 avril : il s’agissait du jeune François Lepic, héros du roman autobiographique de Jules Renard et surnommé « Poil de Carotte » pour sa couleur de cheveux et sa ruse, toutes deux dignes d’un renard ; il fut aussi enfant « mal-aimé » puis « célèbre », comme son auteur Renard. Dans la charade, il n’est effectivement pas sérieux d’avoir un « poil » dans la main ; « deux » est deuxième ; les  « carottes » sont plus appréciées des ânes que des enfants, souvent peu friands de légumes.

Les devinettes du jour :
Je ne suis qu’une simple fleur 
Qui, belle, arbore ses couleurs ;
Mais mon nom pourrait faire peur.
  • Qui suis-je ?

Je suis bien une plante qui existe
Mais sans intérêt pour le botaniste
Pourtant je suis utile sur les pistes.
  • Qui suis-je ?
" L'action guérit cette sorte d'humeur que nous appelons,
selon les cas : impatience, timidité ou peur."
Alain
Anemone nemerosa double http://jardindesamuel.blogspot.com/
Action le pouvoir du CLIC
Donnons-leur un accès à une hygiène de base et à l’eau potable nécessaires à leur survie
" Un homme qui se montre tel qu'il est,
dans sa façon d'être, de parler, d'écrire ou d'agir...
quel rareté !"
Jacques Salomé
Votre texte-cadeau : nous ne pouvions évoquer les enfants sans inviter dans notre bulle ce cher Petit Prince, de Saint-Exupéry (1943).

- Qui es-tu ? dit le petit prince. Tu es bien joli...
- Je suis un renard, dit le renard.
- Viens jouer avec moi, lui proposa le petit prince. Je suis tellement triste...
- Je ne puis pas jouer avec toi, dit le renard. Je ne suis pas apprivoisé.
- Ah ! pardon, fit le petit prince. Mais, après réflexion, il ajouta :
- Qu'est-ce que signifie "apprivoiser" ?
- Tu n'es pas d'ici, dit le renard, que cherches-tu ?
- Je cherche les hommes, dit le petit prince. Qu'est-ce que signifie "apprivoiser" ?
- Les hommes, dit le renard, ils ont des fusils et ils chassent. C'est bien gênant ! Ils élèvent aussi des poules. C'est leur seul intérêt. Tu cherches des poules ?
- Non, dit le petit prince. Je cherche des amis. Qu'est-ce que signifie "apprivoiser" ?
- C'est une chose trop oubliée, dit le renard. Ça signifie "créer des liens..."
- Créer des liens ?
- Bien sûr, dit le renard. Tu n'es encore pour moi qu'un petit garçon tout semblable à cent mille petits garçons. Et je n'ai pas besoin de toi. Et tu n'as pas besoin de moi non plus. Je ne suis pour toi qu'un renard semblable à cent mille renards. Mais, si tu m'apprivoises, nous aurons besoin l'un de l'autre. Tu seras pour moi unique au monde. Je serai pour toi unique au monde...
- Je commence à comprendre, dit le petit prince. Il y a une fleur... je crois qu'elle m'a apprivoisé...
- C'est possible, dit le renard. On voit sur la Terre toutes sortes de choses...
- Oh ! ce n'est pas sur la Terre, dit le petit prince.
Le renard parut très intrigué :
- Sur une autre planète ?
- Oui.
- Il y a des chasseurs, sur cette planète-là ?
- Non.
- Ça, c'est intéressant ! Et des poules ?
- Non.
- Rien n'est parfait, soupira le renard.
Mais le renard revint à son idée :
- Ma vie est monotone. Je chasse les poules, les hommes me chassent. Toutes les poules se ressemblent, et tous les hommes se ressemblent. Je m'ennuie donc un peu. Mais, si tu m'apprivoises, ma vie sera comme ensoleillée. Je connaîtrai un bruit de pas qui sera différent de tous les autres. Les autres pas me font rentrer sous terre. Le tien m'appellera hors du terrier, comme une musique. Et puis regarde ! Tu vois, là-bas, les champs de blé ? Je ne mange pas de pain. Le blé pour moi est inutile. Les champs de blé ne me rappellent rien. Et ça, c'est triste ! Mais tu as des cheveux couleur d'or. Alors ce sera merveilleux quand tu m'auras apprivoisé ! Le blé, qui est doré, me fera souvenir de toi. Et j'aimerai le bruit du vent dans le blé...
Le renard se tut et regarda longtemps le petit prince :
- S'il te plaît... apprivoise-moi ! dit-il.
- Je veux bien, répondit le petit prince, mais je n'ai pas beaucoup de temps. J'ai des amis à découvrir et beaucoup de choses à connaître.
- On ne connaît que les choses que l'on apprivoise, dit le renard. Les hommes n'ont plus le temps de rien connaître. Ils achètent des choses toutes faites chez les marchands. Mais comme il n'existe point de marchands d'amis, les hommes n'ont plus d'amis. Si tu veux un ami, apprivoise-moi !
- Que faut-il faire ? dit le petit prince.
- Il faut être très patient, répondit le renard. Tu t'assoiras d'abord un peu loin de moi, comme ça, dans l'herbe. Je te regarderai du coin de l'œil et tu ne diras rien. Le langage est source de malentendus. Mais, chaque jour, tu pourras t'asseoir un peu plus près...
Le lendemain revint le petit prince.
- Il eût mieux valu revenir à la même heure, dit le renard. Si tu viens, par exemple, à quatre heures de l'après-midi, dès trois heures je commencerai d'être heureux. Plus l'heure avancera, plus je me sentirai heureux. A quatre heures, déjà, je m'agiterai et m'inquiéterai ; je découvrirai le prix du bonheur ! Mais si tu viens n'importe quand, je ne saurai jamais à quelle heure m'habiller le cœur... Il faut des rites.
- Qu'est-ce qu'un rite ? dit le petit prince.
- C'est aussi quelque chose de trop oublié, dit le renard. C'est ce qui fait qu'un jour est différent des autres jours, une heure, des autres heures. Il y a un rite, par exemple, chez mes chasseurs. Ils dansent le jeudi avec les filles du village. Alors le jeudi est jour merveilleux ! Je vais me promener jusqu'à la vigne. Si les chasseurs dansaient n'importe quand, les jours se ressembleraient tous, et je n'aurais point de vacances.
Ainsi le petit prince apprivoisa le renard. Et quand l'heure du départ fut proche :
- Ah ! dit le renard... Je pleurerai.
- C'est ta faute, dit le petit prince, je ne te souhaitais point de mal, mais tu as voulu que je t'apprivoise...
- Bien sûr, dit le renard.
- Mais tu vas pleurer ! dit le petit prince.
- Bien sûr, dit le renard.
- Alors tu n'y gagnes rien !
- J'y gagne, dit le renard, à cause de la couleur du blé.
Puis il ajouta :
- Va revoir les roses. Tu comprendras que la tienne est unique au monde. Tu reviendras me dire adieu, et je te ferai cadeau d'un secret.
Le petit prince s'en fut revoir les roses :
- Vous n'êtes pas du tout semblables à ma rose, vous n'êtes rien encore, leur dit-il. Personne ne vous a apprivoisé et vous n'avez apprivoisé personne. Vous êtes comme était mon renard. Ce n'était qu'un renard semblable à cent mille autres. Mais j'en ai fait mon ami, et il est maintenant unique au monde.
Et les roses étaient bien gênées.
- Vous êtes belles, mais vous êtes vides, leur dit-il encore. On ne peut pas mourir pour vous. Bien sûr, ma rose à moi, un passant ordinaire croirait qu'elle vous ressemble. Mais à elle seule elle est plus importante que vous toutes, puisque c'est elle que j'ai arrosée. Puisque c'est elle que j'ai mise sous globe. Puisque c'est elle que j'ai abritée par le paravent. Puisque c'est elle dont j'ai tué les chenilles (sauf les deux ou trois pour les papillons). Puisque c'est elle que j'ai écoutée se plaindre, ou se vanter, ou même quelquefois se taire. Puisque c'est ma rose.
Et il revint vers le renard :
- Adieu, dit-il...
- Adieu, dit le renard. Voici mon secret. Il est très simple : on ne voit bien qu'avec le cœur. L'essentiel est invisible pour les yeux.
- L'essentiel est invisible pour les yeux, répéta le petit prince, afin de se souvenir.
- C'est le temps que tu as perdu pour ta rose qui fait ta rose si importante.
- C'est le temps que j'ai perdu pour ma rose... fit le petit prince, afin de se souvenir.
- Les hommes ont oublié cette vérité, dit le renard. Mais tu ne dois pas l'oublier. Tu deviens responsable pour toujours de ce que tu as apprivoisé. Tu es responsable de ta rose...
- Je suis responsable de ma rose... répéta le petit prince, afin de se souvenir.
 

Vos poèmes du jour :
  • Robert Desnos, Chantefables (1944).
« La fourmi »

Une fourmi de dix-huit mètres
Avec un chapeau sur la tête,
ça n'existe pas, ça n'existe pas.

Une fourmi traînant un char
Plein de pingouins et de canards,
ça n'existe pas ,ça n'existe pas.

Une fourmi parlant français,
Parlant latin et javanais.
ça n'existe pas, ça n'existe pas.

Eh! Pourquoi pas ?
 
  • Jeux d’enfants…permis ou interdits, imposés ou improvisés, sophistiqués ou naturels… les enfants s’en moquent bien ! Charles Baudelaire, en a fait un très touchant poème en prose, intitulé « Le joujou du pauvre » (Le Spleen de Paris, 1869)
Je veux donner l'idée d'un divertissement innocent. Il y a si peu d'amusements qui ne soient pas coupables !
Quand vous sortirez le matin avec l'intention décidée de flâner sur les grandes routes, remplissez vos poches de petites inventions à un sol, — telles que le polichinelle plat mû par un seul fil, les forgerons qui battent l'enclume, le cavalier et son cheval dont la queue est un sifflet, — et le long des cabarets, au pied des arbres, faites-en hommage aux enfants inconnus et pauvres que vous rencontrerez. Vous verrez leurs yeux s'agrandir démesurément. D'abord ils n'oseront pas prendre ; ils douteront de leur bonheur. Puis leurs mains agripperont vivement le cadeau, et ils s'enfuiront comme font les chats qui vont manger loin de vous le morceau que vous leur avez donné, ayant appris à se défier de l'homme.
Sur une route, derrière la grille d'un vaste jardin, au bout duquel apparaissait la blancheur d'un joli château frappé par le soleil, se tenait un enfant beau et frais, habillé de ces vêtements de campagne si pleins de coquetterie.
Le luxe, l'insouciance et le spectacle habituel de la richesse, rendent ces enfants-là si jolis, qu'on les croirait faits d'une autre pâte que les enfants de la médiocrité ou de la pauvreté.
À côté de lui, gisait sur l'herbe un joujou splendide, aussi frais que son maître, verni, doré, vêtu d'une robe pourpre, et couvert de plumets et de verroteries. Mais l'enfant ne s'occupait pas de son joujou préféré, et voici ce qu'il regardait :
De l'autre côté de la grille, sur la route, entre les chardons et les orties, il y avait un autre enfant, sale, chétif, fuligineux, un de ces marmots-parias dont un œil impartial découvrirait la beauté, si, comme l'œil du connaisseur devine une peinture idéale sous un vernis de carrossier, il le nettoyait de la répugnante patine de la misère.
À travers ces barreaux symboliques séparant deux mondes, la grande route et le château, l'enfant pauvre montrait à l'enfant riche son propre joujou, que celui-ci examinait avidement comme un objet rare et inconnu. Or, ce joujou, que le petit souillon agaçait, agitait et secouait dans une boîte grillée, c'était un rat vivant ! Les parents, par économie sans doute, avaient tiré le joujou de la vie elle-même.
Et les deux enfants se riaient l'un à l'autre fraternellement, avec des dents d'une égale blancheur.
Les perles des enfants découvrant le monde…
  • Dans cette école maternelle, tous les matins les enfants découvrent des fruits différents. Ce jour-là, la maîtresse a préparé un plateau avec des assortiments de fruits frais et déshydratés. Comparant ses deux rondelles de banane, le petit Macéo s'exclame :
-      Je sais, on a enlevé la sauce !
  • Durant la récréation la petite Mélissa (3 ans et demi) vient de ramasser des marrons sous l'arbre qui trône dans la cour. Considérant soudain avec grand sérieux les boules rouges qui pendent aux branches de celui sous lequel elle se trouve avec la maîtresse, elle s'exclame :
- Là-bas c'est un marronnier, et lui, là, c'est un « poisonnier » !
  • Le petit Lucas (3 ans), tout fier de sa trouvaille au pied du toboggan, court la montrer à sa maîtresse :
- Ah ! Une noix. C'est sûrement Nestor, notre écureuil, qui l'a déposée là... Lucas affiche un air perplexe et s’exclame :
- Une noix ! Comme le gros oiseau qu'on a vu à la ferme ?
 

Continuons en jouant :

Solution de la charade du 28 avril : il s’agissait du proverbe « Après la pluie vient le beau temps ». « Après » suit le présent ; le « la » donne le ton en musique ; la « pluie » mouille ; « vient » est synonyme de « arrive » ; « le » est un déterminant ; « bottant » est un participe présent d’un verbe qui signifie chausser une botte.


La charade du jour :
Il n’est pas très sérieux d’avoir mon premier dans la main.
Mon deuxième est deuxième.
Mon troisième est souvent plus apprécié des ânes que des enfants.
  • Mon tout est un jeune personnage romanesque qui partage deux qualificatifs avec le renard.
" Le souvenir de l'effort est toujours un souvenir heureux
et l'on sourit aux anciennes misères vaincues."
Jean Guéhenmo
Nivéoles d'été
Naissance de printemps en forêt
 
" Le battement de l'aile d'un papillon ou un clic "
LA BITURE J'aime bien cette histoire..!
>
>
> Un type, accoudé au comptoir dans un pub, décide de rentrer
>
> chez lui car il commence à sentir qu'il est "un peu" bourré.
>
> Il s'éloigne du comptoir, fait 2 mètres et s'écroule par terre.
>
> - " Je suis trop bourré; je vais ramper jusqu'à l'extérieur "
>
> Arrivé dehors, notre bonhomme se dit que l'air frais va lui
>
> faire du bien et il décide de se remettre debout.
>
> Au bout de 2 mètres, vlan ! il s'écroule encore.
>
> - " J'habite à 300 mètres. Je vais ramper jusqu'à la maison ".
>
> Arrivé devant chez lui, il se dit qu'il a dû dé-cuiter et essaie
>
> de se remettre debout. Et encore une fois au bout de 2 mètres, vlan ! Par terre.
>
> - " Bon.. je vais ramper jusqu'à la chambre ".
>
> Alors il ouvre sa porte d'entrée en rampant, ouvre en rampant
>
> la porte de la chambre ou dort sa femme, se déshabille par terre
>
> et avant de se mettre au lit, il se dit qu'il doit pouvoir enfin se lever.
>
> Il se lève, fait 2 mètres et s'écroule encore mais cette fois, sur le lit.
>
> Il s'endort en se disant que sa femme n'a rien entendu. Sauvé...! ? ? ?
>
> Le lendemain matin, sa femme le réveille :
>
>
> - " Toi, t'as encore picolé hier soir !!! "
>
> - " Hein ? Non !? Pourquoi ? "
>
> - " Le bar a appelé : t'as oublié ton fauteuil roulant !"
" Noël n'est pas un jour, ni une saison,
c'est un état d'esprit."
John Calvin Coolidge 
Primula double blanche http://jardindesamuel.blogspot.com/
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Sauvons FNAC-Darty, pas ses milliardaires !

PAS AVEC NOTRE ARGENT

" Nul ne peut arrêter un peuple sur le chemin de son destin."
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Climat : Air France s'envoie en l'air avec nos impôts !!! #démasquonslemondedavant
" A la Sainte Zita, le froid ne dure pas"
Une vision de la pluie, aussi précise qu’une horloge, selon Francis Ponge, dans Le Parti pris des choses (1942)
    « La pluie »
La pluie, dans la cour où je la regarde tomber, descend à des allures très diverses. Au centre c'est un fin rideau (ou réseau) discontinu, une chute implacable mais relativement lente de gouttes probablement assez légères, une précipitation sempiternelle sans vigueur, une fraction intense du météore pur. À peu de distance des murs de droite et de gauche tombent avec plus de bruit des gouttes plus lourdes, individuées. Ici elles semblent de la grosseur d'un grain de blé, là d'un pois, ailleurs presque d'une bille. Sur des tringles, sur les accoudoirs de la fenêtre, la pluie court horizontalement tandis que sur la face inférieure des mêmes obstacles, elle se suspend en berlingots convexes. Selon la surface entière d'un petit toit de zinc que le regard surplombe, elle ruisselle en nappe très mince, moirée à cause de courants très variés par les imperceptibles ondulations et bosses de la couverture. De la gouttière attenante où elle coule avec la contention d'un ruisseau creux sans grande pente, elle choit tout à coup en un filet parfaitement vertical, assez grossièrement tressé, jusqu'au sol où elle se brise et rejaillit en aiguillettes brillantes.

    Chacune de ses formes a une allure particulière : il y répond un bruit particulier. Le tout vit avec intensité comme un mécanisme compliqué, aussi précis que hasardeux, comme une horlogerie dont le ressort est la pesanteur d'une masse donnée de vapeur en précipitation.

    La sonnerie au sol des filets verticaux, le glou-glou des gouttières, les minuscules coups de gong se multiplient et résonnent à la fois en un concert sans monotonie, non sans délicatesse.

    Lorsque le ressort s'est détendu, certains rouages quelque temps continuent à fonctionner, de plus en plus ralentis, puis toute la machinerie s'arrête. Alors si le soleil reparaît tout s'efface bientôt, le brillant appareil s'évapore : il a plu.
 
  • Et maintenant, les effets de cette pluie sur les paysages provençaux, si joliment évoqués par Marcel Pagnol dans Manon des Sources (1942)
C’était une profonde vallée, largement creusée dans le calcaire bleu de Provence, par quelque glacier raboteux qui s’était fondu dans la nuit des millénaires.
De chaque côté, un coteau abrupt, mais vêtu d’une épaisse pinède, montait jusqu’au pied des barres verticales qui soutenaient les deux plateaux, et descendait jusqu’au fond de la vallée : c’était une large table de roche sillonnée çà et là de fentes que le vent et la pluie avaient comblées de poussière, de sable, de gravier : les plantes vivaces des collines étaient venues s’aligner dans ces sillons.
Le thym, la rue, l’aspic et le ciste formaient ainsi des haies en miniature, et dans les crevasses plus larges, les cades et les genièvres, mêlés de quelques pins tordus, faisaient de petits bosquets d’un vert sombre, parfois chargés d’un vol de pinsons.
Au milieu même du vallon, un torrent des orages avait creusé son lit dans le calcaire, parfaitement nu et poli comme du marbre, mais troué çà et là d’ouvertures circulaires dont la cavité s’élargissait en descendant selon la forme d’une sphère aplatie. Beaucoup n’étaient pas plus grandes qu’une marmite, mais d’autres avaient jusqu’à deux mètres de diamètre.
À chaque pluie, le vallon recevait le ruissellement des plateaux voisins, qui avait creusé les coteaux de ravines profondes, et se précipitait au fond du lit de rocher où roulait en grondant le torrent d’un jour.
Après sa fuite bondissante, les trous restaient pleins d’une eau ronde et brillante que les oiseaux, les chèvres, les chasseurs et le soleil buvaient à sec en quelques jours.
À cause de l’orage de la nuit, sous les clairs rayons du matin, tous les creux du vallon miroitaient, et les plus grands frissonnaient sous la brise qui faisait à peine flotter le silence.

 
Vos poèmes du jour, en quelques souffles …
  • « Le livre du ciel », Anne-Marie Chapouton (auteure pour la jeunesse, 1939-2000)
Sur le livre du ciel
Le vent lentement
Tourne les pages
Le vent raconte les nuages
Et moi,
Je m'allonge en rêvant
Et je regarde les images
  • Maurice Carême, Le Moulin de Papier, Fondation (1973)
« Vent »
Vent qui rit
Vent qui pleure
Dans la pluie,
Dans les cœurs ;
Vent qui court,
Vent qui luit
Dans les cours
Dans la nuit ;
Vent qui geint,
Vent qui hèle
Dans les foins,
Dans les prêles ;
Dis-moi, vent
Frivolant,
À quoi sert
Que tu erres
En sifflant
Ce vieil air
Depuis tant
Tant d'hivers ?
  • Rainer Maria Rilke, une sorte d’haïku sur le vent : « Après une journée de vent » (Les quatrains valaisans, 1926)
Après une journée de vent,
dans une paix infinie,
le soir se réconcilie
comme un docile amant.
 
Tout devient calme, clarté
Mais à l'horizon s'étage,
éclairé et doré,
un beau bas-relief de nuages.
 
 
Continuons en jouant :

Solution de l’énigme de Boileau du 27 avril : il s’agissait de « la puce ». Ce parasite se nourrit effectivement du sang de celui qui le porte ; les démangeaisons qu’il provoque empêchent de dormir et donnent des envies de le tuer. Quant aux « amants envieux », ils faisaient allusion au petit surnom « Ma Puce » donné parfois par les amoureux.

La charade du jour :
Mon premier suit ; mon deuxième donne le ton ; mon troisième mouille ; mon quatrième arrive ; mon cinquième détermine ; mon sixième est un participe présent bien chaussé.
  • Mon tout est un proverbe optimiste.
" A quoi sert de voyager si tu t'emmènes avec toi ?
C'est d'âme qu'il faut changer, non de climat."
Sénèque
Humour d’abord
(j’adore ce mec ! si vous n’aviez pas vu le film sur les arbres, retrouvez-le dans la chaîne https://www.youtube.com/channel/UC-2EkisRV8h9KsHpslQ1gXA/videos (c’est le numéro 22)
 
Poésie ensuite
« Autour de ma maison, celui qui pense aux murs est libre, et triste celui qui pense à la fenêtre » https://www.youtube.com/watch?v=rg1w6lgaPLc&feature=youtu.be (transmis par Farideh Rava, auteur de la traduction du persan)
 
Et danse enfin, où la grâce, la tendresse et la virtuosité s’invitent dans le confinement
" Seul l'arbre qui a subi les assauts du vent est vraiment vigoureux
car c'est dans cette lutte que ses racines
mises à l'épreuve se fortifient."
Sénèque
Pour rire un peu...


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" L'instant ZEN
Avant de vous lever le matin,
concentrez votre attention sur votre respiration,
inspirez et expirez cinq fois lentement."
Primula  gold laced au jardin http://jardindesamuel.blogspot.com/
Votre texte-cadeau : un extrait du chapitre « Amitié » de L’Appel de la forêt de Jack London
Skeet était une petite chienne setter irlandaise qui, dès le début, avait marqué beaucoup d’amitié à Buck, trop malade alors pour se formaliser de la familiarité de ses avances. Elle avait ce goût de soigner, propre à certains chiens et tout de suite, comme une mère chatte lèche ses petits, elle se mit à lécher et à panser assidûment les plaies du pauvre Buck. Tous les matins, aussitôt qu’il avait déjeuné, elle se mettait à sa tâche d’infirmière, et tel fut le succès de ses soins, que Buck en vint rapidement à les priser autant que ceux de Thornton lui-même.
Nig, également amical, quoique plus réservé, était un grand chien noir, moitié limier, moitié braque, avec des yeux rieurs et la plus heureuse humeur qui se pût voir. Ces animaux, qui semblaient participer en quelque sorte de la bonté d’âme de leur maître, ne montrèrent aucune jalousie du nouveau venu – ce qui surprit Buck considérablement. Aussitôt qu’il fut en état de se mouvoir, ils le caressèrent, l’entraînèrent dans toutes sortes de jeux, lui firent enfin mine si hospitalière, qu’il eût fallu être bien ingrat pour ne pas se sentir touché d’un si généreux accueil ; et Buck, qui n’était point une nature basse, leur rendit large mesure d’amitié et de bons procédés. Cette heureuse période de paix fut pour lui comme une renaissance, l’entrée dans une autre vie. Mais la bonne camaraderie, les jeux, la fraîche brise printanière, le sentiment délicieux de la convalescence, tout cela n’était rien auprès du sentiment nouveau qui le dominait. Pour la première fois, un amour vrai, profond, passionné s’épanouissait en lui. Là-bas, dans le « home » luxueux de Santa-Clara, Buck avait certes donné et reçu des témoignages d’affection. Qu’il accompagnât solennellement le juge Miller en ses promenades, qu’il s’exerçât avec ses fils à la course ou à la chasse, ou qu’il veillât jalousement sur les tout petits, il s’était fait partout, entre eux et lui, un échange d’estime solide et d’excellents procédés. Mais qu’il y avait loin de ces sentiments paisibles à la passion qui l’animait aujourd’hui ! L’amour flambait en lui, ardent et fiévreux, l’amour profond, puissant, exclusif, cet admirable attachement du chien pour l’homme, qui a été tant de fois célébré et que jamais on n’admirera assez. Non seulement John Thornton lui avait sauvé la vie – c’était peu de chose en regard du bienfait quotidien qu’il recevait de lui – mais cet homme comprenait l’âme canine, il traitait ses chiens comme s’ils eussent été ses propres enfants, leur donnait une portion de son cœur. Jamais il n’oubliait de les saluer du bonjour amical ou du mot affectueux qu’ils prisent si fort. Il jouait, s’entretenait avec eux comme avec des égaux ; et Buck, tout spécialement, sentait le prix d’une pareille faveur. Thornton avait une manière de lui prendre les joues à deux mains et de lui secouer la tête rudement, en faisant pleuvoir sur lui (par manière de flatterie) une avalanche d’épithètes injurieuses, qui plongeait le bon chien dans un délire de joie et d’orgueil. Au son de ces jurons affectueux, au milieu de ce rude embrassement, Buck nageait en plein bonheur.
 

Votre poème du jour : magnifique chant d’Alfred de Vigny dans son recueil Les Destinées
« La Mort du Loup »
Les nuages couraient sur la lune enflammée
Comme sur l'incendie on voit fuir la fumée,
Et les bois étaient noirs jusques à l'horizon.
Nous marchions sans parler, dans l'humide gazon,
Dans la bruyère épaisse et dans les hautes brandes,
Lorsque, sous des sapins pareils à ceux des Landes,
Nous avons aperçu les grands ongles marqués
Par les loups voyageurs que nous avions traqués.
Nous avons écouté, retenant notre haleine
Et le pas suspendu. Ni le bois, ni la plaine
Ne poussait un soupir dans les airs ; seulement
La girouette en deuil criait au firmament ;
Car le vent élevé bien au-dessus des terres,
N'effleurait de ses pieds que les tours solitaires,
Et les chênes d'en bas, contre les rocs penchés,
Sur leurs coudes semblaient endormis et couchés.
Rien ne bruissait donc, lorsque baissant la tête,
Le plus vieux des chasseurs qui s'étaient mis en quête
A regardé le sable en s'y couchant ; bientôt,
Lui que jamais ici on ne vit en défaut,
A déclaré tout bas que ces marques récentes
Annonçaient la démarche et les griffes puissantes
De deux grands loups-cerviers et de deux louveteaux.
Nous avons tous alors préparé nos couteaux,
Et, cachant nos fusils et leurs lueurs trop blanches,
Nous allions pas à pas en écartant les branches.
Trois s'arrêtent, et moi, cherchant ce qu'ils voyaient,
J'aperçois tout à coup deux yeux qui flamboyaient,
Et je vois au-delà quatre formes légères
Qui dansaient sous la lune au milieu des bruyères,
Comme font chaque jour, à grand bruit sous nos yeux,
Quand le maître revient, les lévriers joyeux.
Leur forme était semblable et semblable la danse ;
Mais les enfants du loup se jouaient en silence,
Sachant bien qu'à deux pas, ne dormant qu'à demi,
Se couche dans ses murs l'homme, leur ennemi.
Le père était debout, et plus loin, contre un arbre,
Sa louve reposait comme celle de marbre
Qu'adoraient les Romains, et dont les flancs velus
Couvaient les demi-dieux Rémus et Romulus.
Le Loup vient et s'assied, les deux jambes dressées
Par leurs ongles crochus dans le sable enfoncées.
Il s'est jugé perdu, puisqu'il était surpris,
Sa retraite coupée et tous ses chemins pris ;
Alors il a saisi, dans sa gueule brûlante,
Du chien le plus hardi la gorge pantelante
Et n'a pas desserré ses mâchoires de fer,
Malgré nos coups de feu qui traversaient sa chair
Et nos couteaux aigus qui, comme des tenailles,
Se croisaient en plongeant dans ses larges entrailles,
Jusqu'au dernier moment où le chien étranglé,
Mort longtemps avant lui, sous ses pieds a roulé.
Le Loup le quitte alors et puis il nous regarde.
Les couteaux lui restaient au flanc jusqu'à la garde,
Le clouaient au gazon tout baigné dans son sang ;
Nos fusils l'entouraient en sinistre croissant.
Il nous regarde encore, ensuite il se recouche,
Tout en léchant le sang répandu sur sa bouche,
Et, sans daigner savoir comment il a péri,
Refermant ses grands yeux, meurt sans jeter un cri.

II

J'ai reposé mon front sur mon fusil sans poudre,
Me prenant à penser, et n'ai pu me résoudre
À poursuivre sa Louve et ses fils qui, tous trois,
Avaient voulu l'attendre, et, comme je le crois,
Sans ses deux louveteaux la belle et sombre veuve
Ne l'eût pas laissé seul subir la grande épreuve ;
Mais son devoir était de les sauver, afin
De pouvoir leur apprendre à bien souffrir la faim,
À ne jamais entrer dans le pacte des villes
Que l'homme a fait avec les animaux serviles
Qui chassent devant lui, pour avoir le coucher,
Les premiers possesseurs du bois et du rocher.

Hélas ! ai-je pensé, malgré ce grand nom d'Hommes,
Que j'ai honte de nous, débiles que nous sommes !
Comment on doit quitter la vie et tous ses maux,
C'est vous qui le savez, sublimes animaux !
À voir ce que l'on fut sur terre et ce qu'on laisse
Seul le silence est grand ; tout le reste est faiblesse.
- Ah ! je t'ai bien compris, sauvage voyageur,
Et ton dernier regard m'est allé jusqu'au cœur !
Il disait : " Si tu peux, fais que ton âme arrive,
À force de rester studieuse et pensive,
Jusqu'à ce haut degré de stoïque fierté
Où, naissant dans les bois, j'ai tout d'abord monté.
Gémir, pleurer, prier est également lâche.
Fais énergiquement ta longue et lourde tâche
Dans la voie où le Sort a voulu t'appeler,
Puis après, comme moi, souffre et meurs sans parler. »

 
Continuons en jouant :

Solution de la charade du 26 avril : il s’agissait de « garder/gardez le sourire » ! La « garde » ou le « garde » protègent ou surveillent ; « et » cumule ; « le » est un déterminant ; « sous » n’est pas « sur » ; et le « rire » est (dixit Aristote repris par Bergson) le propre de l’homme…

L’énigme du jour, de Nicolas Boileau :
« Du repos des humains implacable ennemie,
J’ai rendu mille amants envieux de mon sort,
Je me repais de sang et je trouve la vie
Dans les bras de celui qui recherche ma mort. »
 
 
" Donner de l'empathie à l'autre, c'est se faire du bien a soi."
Pascale Molho
Primula " Gold Laced " au jardin
Avec votre texte-cadeau, le mot de la semaine paru dans l’Affranchi de vendredi dernier, nous vous proposons de vous confiner à la manière du « bulot », sur une plage de votre imagination, cela va de soi … (voir la pièce jointe)
 
Votre poème du jour : Et maintenant, pourquoi ne pas prendre un bain, réel ou virtuel, et faire des bulles au son de la chanson d’Henri Salvador (auteurs-compositeurs : Frank Thomas, Jean-Michel Rivat, Christian Sarrel)
« Qu’est-ce qu’on est bien dans son bain » (1971)

[ Refrain : ]
Ah ! c'qu'on est bien quand on est dans son bain
On fait des grosses bulles, on joue au sous-marin
Ah ! c'qu'on est bien quand on est dans son bain
On chante sous la mousse pour les voisins

J'ai ma brosse à poils durs pour laver mes oreilles
La pierre ponce pour mes pieds et mes jolis orteils
La lotion pour ma barbe et pour mes belles moustaches
Mon sirop de pistache

[ Refrain ]

Frotte-moi bien le dos
Gratte-moi, gratte-moi !
Mais ne m'chatouille pas trop
Ne m'touche pas sous les bras

[ Refrain ]

Pass'moi le gant de crin et les algues marines
Les ciseaux pour couper les poils de mes narines
Mais voilà le savon qui me glisse des mains
Où est-il nom d'un chien ?

[ Refrain ]

Passe-moi la serviette
Mon peignoir japonais
Ah puis non, c'est trop bête
Pourquoi j'en sortirais ?

[ Refrain ]
 
En bonus, un florilège de « bulles politiques », touchantes, hilarantes ou inquiétantes…à compléter à l’envi avec l’actualité … (source : Jérôme Duhamel, Perles, gaffes et vacheries, l’impensable bêtisier des politiciens) :
  • « Quand j’écoute la Marseillaise, j’ai les larmes aux yeux, comme en regardant la mort de Bambi. »
  • « Quand j’étais ministre, je gérais. Aujourd’hui, je réfléchis. »
  • « La République est comme vous, mesdames, elle est ouverte à tous. »
  • « Nos bateaux de pêches ont abandonné la mer et l’ont transformée en un véritable Sahara. »
  • « Ne soyons pas trop raides sur ces questions de sexualité. »
  • « Il est prouvé que les veuves vivent plus longtemps que leurs maris. »
  • Sans chiffres exacts, les résultats sont souvent faux. »
  • « J’ai débuté avec ma seule intelligence, autant dire rien. »
  • « Je vais en Chine pour mieux voir la France et ses problèmes. » … (à méditer en ce moment)
  • « Non, l’avenir ne sera plus jamais ce qu’il était ! »
 
 
Terminons en jouant :
Solution de la charade du 25 avril :
laid (qui n’est pas beau) + frère (en religion ou en famille donc religieux ou laïque) + le gond de la porte + court (ne marche pas) donnait « Les frères Goncourt », deux hommes de lettres, donc doublement littéraires… (qui plus est, locaux … et de « prix » !)
 
La charade du jour :
Que mon premier soit masculin ou féminin, il est censé protéger ou surveiller ; mon second cumule ; mon troisième est déterminant ; mon quatrième n’est pas sur ; mon cinquième est, dit-on, le propre de l’homme.
" Le guerrier dispose aussi de la pleine conscience
de sa mort prochaine et fait de chaque acte
une ultime bataille, dans laquelle
il se doit de donner le meilleur de lui-même."
Victor Sanchez
 
Des chansons pour les grands...
La tendresse

On fait comme si

Ils sauvent des vies
 
Efforts secondaires
 
et les petits :
Sans sortir, nous on va s'en sortir...
" La peur est sans cause.
Elle est imagination, et elle vous bloque tout
comme un piquet de bois peut bloquer une porte.
Brulez ce piquet."
Rumi
Votre texte-cadeau : le portrait des « bessons », autrement dit « jumeaux », de La petite Fadette (1849) de George Sand, deux frères que rien ne semble pouvoir séparer…

« Ils étaient blonds et restèrent blonds toute leur vie. Ils avaient tout à fait bonne mine, de grands yeux bleus, les épaules bien avalées, le corps droit et bien planté, plus de taille et de hardiesse que tous ceux de leur âge, et tous les gens des alentours qui passaient par le bourg de la Cosse s’arrêtaient pour les regarder, pour s’émerveiller de leur retirance, et chacun s’en allait disant : « C’est tout de même une jolie paire de gars. »

Cela fut cause que, de bonne heure, les bessons s’accoutumèrent à être examinés et questionnés et à ne point devenir honteux et sots en grandissant. Ils étaient à leur aise avec tout le monde, et, au lieu de se cacher derrière les buissons, comme font les enfants de chez nous quand ils aperçoivent un étranger, ils affrontaient le premier venu, mais toujours très honnêtement, et répondaient à tout ce qu’on leur demandait, sans baisser la tête et sans se faire prier. Au premier moment, on ne faisait point entre eux de différence et on croyait voir un œuf et un œuf. Mais, quand on les avait observés un quart d’heure, on voyait que Landry était une miette plus grand et plus fort, qu’il avait le cheveu un peu plus épais, le nez plus fort et l’œil plus vif. Il avait aussi le front plus large et l’air plus décidé, et mêmement un signe que son frère avait à la joue droite, il l’avait à la joue gauche et beaucoup plus marqué. Les gens de l’endroit les reconnaissaient donc bien ; mais cependant il leur fallait un petit moment, et, à la tombée de la nuit ou à une petite distance, ils s’y trompaient quasi tous, d’autant plus que les bessons avaient la voix toute pareille, et que, comme ils savaient très bien qu’on pouvait les confondre, ils répondaient au nom l’un de l’autre sans se donner la peine de vous avertir de la méprise. Le père Barbeau lui-même s’y embrouillait quelquefois. Il n’y avait, ainsi que la Sagette l’avait annoncé, que la mère qui ne s’y embrouillât jamais, fût-ce à la grande nuit, ou du plus loin qu’elle pouvait les voir venir ou les entendre parler.
En fait, l’un valait l’autre, et si Landry avait une idée de gaieté et de courage de plus que son aîné, Sylvinet était si amiteux et si fin d’esprit qu’on ne pouvait pas l’aimer moins que son cadet. On pensa bien, pendant trois mois, à les empêcher de trop s’accoutumer l’un à l’autre. Trois mois, c’est beaucoup, en campagne, pour observer une chose contre la coutume. Mais, d’un côté, on ne voyait point que cela fît grand effet ; d’autre part, M. le curé avait dit que la mère Sagette était une radoteuse et que ce que le bon Dieu avait mis dans les lois de la nature ne pouvait être défait par les hommes. Si bien qu’on oublia peu à peu tout ce qu’on s’était promis de faire. La première fois qu’on leur ôta leur fourreau pour les conduire à la messe en culottes, ils furent habillés du même drap, car ce fut un jupon de leur mère qui servit pour les deux habillements, et la façon fut la même, le tailleur de la paroisse n’en connaissant point deux.  […]

Par la suite du temps, tout alla de même, et les bessons furent habillés si pareillement, qu’on avait encore plus souvent lieu de les confondre, et soit par malice d’enfant, soit par la force de cette loi de nature que le curé croyait impossible à défaire, quand l’un avait cassé le bout de son sabot, bien vite l’autre écornait le sien du même pied ; quand l’un déchirait sa veste ou sa casquette, sans tarder, l’autre imitait si bien la déchirure, qu’on aurait dit que le même accident l’avait occasionnée : et puis, mes bessons de rire et de prendre un air sournoisement innocent quand on leur demandait compte de la chose. 

[…] Ils étaient fort malins, et quelquefois, pour qu’on les laissât tranquilles, ils faisaient mine de se disputer et de se battre ; mais ce n’était qu’un amusement de leur part, et ils n’avaient garde, en se roulant l’un sur l’autre, de se faire le moindre mal ; si quelque badaud s’étonnait de les voir en bisbille, ils se cachaient pour rire de lui, et on les entendait babiller et chantonner ensemble comme deux merles dans une branche. »


Votre poème-chanson : Yves Duteil joue avec de curieux frères, les « frères auxiliaires », et nous dit bien plus qu’une simple leçon de grammaire…
« Avoir et être » (2001)
Loin des vieux livres de grammaire
Écoutez comment un beau soir
Ma mère m’enseigna les mystères
Du verbe être et du verbe avoir...

Parmi mes meilleurs auxiliaires
Il est deux verbes originaux
Avoir et Être étaient deux frères
Que j’ai connus dès le berceau

Bien qu’opposés de caractères
On pouvait les croire jumeaux
Tant leur histoire est singulière
Mais ces deux frères étaient rivaux

Ce qu’Avoir aurait voulu être
Être voulait toujours l’avoir
À ne vouloir ni dieu ni maître
Le verbe Être s’est fait avoir

Son frère Avoir était en banque
Et faisait un grand numéro
Alors qu’Être, toujours en manque
Souffrait beaucoup dans son ego

Alors qu’Être toujours en manque
Souffrait beaucoup dans son ego

Pendant qu’Être apprenait à lire
Et faisait ses humanités
De son côté sans rien lui dire
Avoir apprenait à compter

Et il amassait des fortunes
En avoirs, en liquidités
Pendant qu’Être, un peu dans la lune
S’était laissé déposséder

Avoir était ostentatoire
Lorsqu’il se montrait généreux
Être en revanche, et c’est notoire
Est bien souvent présomptueux

Avoir voyage en classe Affaires
Il met tous ses titres à l’abri
Alors qu’Être est plus débonnaire
Il ne gardera rien pour lui

Alors qu’Être est plus débonnaire
Il ne gardera rien pour lui

Sa richesse est tout intérieure
Ce sont les choses de l’esprit
Le verbe Être est tout en pudeur
Et sa noblesse est à ce prix...

Un jour à force de chimères
Pour parvenir à un accord
Entre verbes ça peut se faire
Ils conjuguèrent leurs efforts

Et pour ne pas perdre la face
Au milieu des mots rassemblés
Ils se sont répartis les tâches
Pour enfin se réconcilier

Le verbe Avoir a besoin d’Être
Parce qu’être c’est exister
Le verbe Être a besoin d’avoirs
Pour enrichir ses bons côtés

Et de palabres interminables
En arguties alambiquées
Nos deux frères inséparables
Ont pu être et avoir été

Et de palabres interminables
En arguties alambiquées
Nos deux frères inséparables
Ont pu être et avoir été.
 
 
Continuons en jouant :

Solution de la devinette du 24 avril : il s’agissait de « la vie » à laquelle nous sommes liés durant toute notre existence et que nous quittons généralement par la force des choses, mais pas par infidélité.

La charade du jour :
Mon premier n’est pas beau ; mon second peut être laïque ou religieux ; mon troisième est à la porte ; mon quatrième ne marche pas.
Mon tout est doublement littéraire … Qui suis-je?
" Au fond l'envie contient peu de vie et se contente de peu.
En cela, elle est pratique et peut resservir
plusieurs fois sans s'user."
Jacques Salomé

          Isabelle Masson-Loodts , journaliste belge dont la pensée nous invite toujours à réfléchir et à nous lever pour un monde humain (auteur, entre autres du documentaire « Un héritage empoisonné ».)
« L'urgence immédiate, alors que les premières mesures de déconfinement progressif montrent déjà à quel point elles parviennent à nous diviser et à détourner notre attention des racines de nos problèmes, c'est de prendre le temps de focaliser sur ce qui nous rassemble. Au lieu de jeter la pierre sur ceux et celles qui vont au mcdo ou au brico, questionner ceux qui ont décidé que c'est par ces réouvertures qu'ils jugent opportun de commencer l'après. S'exercer à penser "à côté" du modèle qui continue à nous être subtilement imposé... Ne pas espérer un autre monde pour demain. Sortir de celui-là maintenant. Porter des masques, mais en faire tomber, aussi. Rester chez soi encore un moment mais sortir du déni tout de suite. Tourner 7 fois ses doigts au-dessus du clavier pour choisir mieux à qui on adresse son mépris. Et les empêcher de télécharger les futures applications de tracking... La parenthèse inédite de ces semaines suspendues était poreuse dès le départ : nous n'avons jamais eu autant de temps pour prendre du recul et réfléchir mais depuis le début, nous avons continué à céder à l'idée d'urgence. Il est urgent de reconsidérer nos notions de l'urgence. Ceux qui espèrent ou croient au grand basculement ne doivent pas se leurrer. Il y a peut-être eu point de rupture, mais il y a surtout eu point d'emballement. Et submerger d'urgences immédiates est une technique dont l'efficacité a déjà été éprouvée pour étouffer les luttes. Il est urgent de refuser la dictature de l'urgence. »
 
La revue Esprit met en ligne gratuitement des articles de fond autour du fameux covid19 https://esprit.presse.fr/actualites/esprit/covid-19-nos-articles-en-acces-libre-42671?fbclid=IwAR1tO821ANhrvHLnZ7goufuohALxcaDa-e0mbbEsF1BKxdAdEJs2-mXrxV8 En particulier celui-ci, sur le glissement du contrôle juridique au contrôle moral, où les plus pauvres se retrouvent stigmatisés https://esprit.presse.fr/actualites/matthieu-febvre-issaly/droit-morale-et-epidemie-42688
 
Concernant le fameux « tracking » qui nous est proposé :
 
Et enfin, quelques pistes pour sortir par le haut
Et pour finir, une pétition pour une réforme nécessaire de la chasse. Le respect du vivant est  un devoir https://www.mesopinions.com/petition/animaux/reforme-radicale-chasse/47588
" La vie de l'homme dépend de sa volonté ;
sans volonté, elle serait abandonnée au hasard."
Confucius
 
Votre texte-cadeau : en contre-point de cette fidélité, nous laissons la parole aujourd’hui au plus inconstant des hommes … le fameux Dom Juan, à travers la tirade de la pièce de Molière, où le libertin expose sa théorie à son valet Sganarelle (Acte I, scène 2 )

« SGANARELLE.- En ce cas, Monsieur, je vous dirai franchement que je n’approuve point votre méthode, et que je trouve fort vilain d’aimer de tous côtés comme vous faites.

DOM JUAN.- Quoi ? Tu veux qu’on se lie à demeurer au premier objet qui nous prend, qu’on renonce au monde pour lui, et qu’on n’ait plus d’yeux pour personne ? La belle chose de vouloir se piquer d’un faux honneur d’être fidèle, de s’ensevelir pour toujours dans une passion, et d’être mort dès sa jeunesse à toutes les autres beautés qui nous peuvent frapper les yeux : non, non, la constance n’est bonne que pour des ridicules, toutes les belles ont droit de nous charmer, et l’avantage d’être rencontrée la première ne doit point dérober aux autres les justes prétentions qu’elles ont toutes sur nos cœurs. Pour moi, la beauté me ravit partout où je la trouve, et je cède facilement à cette douce violence, dont elle nous entraîne. J’ai beau être engagé, l’amour que j’ai pour une belle n’engage point mon âme à faire injustice aux autres ; je conserve des yeux pour voir le mérite de toutes, et rends à chacune les hommages et les tributs où la nature nous oblige. Quoi qu’il en soit, je ne puis refuser mon cœur à tout ce que je vois d’aimable, et dès qu’un beau visage me le demande, si j’en avais dix mille, je les donnerais tous. Les inclinations naissantes, après tout, ont des charmes inexplicables, et tout le plaisir de l’amour est dans le changement. On goûte une douceur extrême à réduire, par cent hommages, le cœur d’une jeune beauté, à voir de jour en jour les petits progrès qu’on y fait, à combattre par des transports, par des larmes et des soupirs, l’innocente pudeur d’une âme qui a peine à rendre les armes, à forcer pied à pied toutes les petites résistances qu’elle nous oppose, à vaincre les scrupules dont elle se fait un honneur, et la mener doucement où nous avons envie de la faire venir. Mais, lorsqu’on en est maître une fois, il n’y a plus rien à dire ni rien à souhaiter ; tout le beau de la passion est fini, et nous nous endormons dans la tranquillité d’un tel amour, si quelque objet nouveau ne vient réveiller nos désirs et présenter à notre cœur les charmes attrayants d’une conquête à faire. Enfin, il n’est rien de si doux que de triompher de la résistance d’une belle personne, et j’ai sur ce sujet l’ambition des conquérants, qui volent perpétuellement de victoire en victoire, et ne peuvent se résoudre à borner leurs souhaits. Il n’est rien qui puisse arrêter l’impétuosité de mes désirs ; je me sens un cœur à aimer toute la terre ; et comme Alexandre, je souhaiterais qu’il y eût d’autres mondes, pour y pouvoir étendre mes conquêtes amoureuses. »


En complément, l’explication philosophique de Friedrich Nietzsche, dans Le gai savoir (1902 /traduction)


« La fidélité est dès lors comprise dans l’amour de la femme, par définition, elle en est une conséquence ; chez l’homme, l’amour peut parfois entraîner la fidélité, soit sous forme de reconnaissance, ou comme idiosyncrasie du goût, ce qu’on a appelé «affinité élective», mais elle ne fait pas partie de la nature et de son amour, - et cela si peu que l’on aurait quelque droit de parler d’une contradiction naturelle entre l’amour et la fidélité chez l’homme : lequel amour n’est autre chose qu’un désir de possession et non point un renoncement ni un abandon : or le désir de possession cesse chaque fois dès qu’il y a possession ... De fait, c’est le désir subtil et jaloux de l’homme, qui s’avoue rarement et de façon tardive cette « possession », qui fait durer encore son amour ; dans ce cas, il est même possible que l’amour s’accroisse encore après l’abandon de la femme - l’homme n’admet pas aisément qu’une femme n’ait plus rien à lui abandonner. »
 
Votre poème du jour : Alfred de Musset (1810-1857) : « A mon ami Alfred T. » (chanté par Patrick Bruel en 2012, dans son album Lequel de nous)

Dans mes jours de malheur, Alfred, seul entre mille,
Tu m’es resté fidèle où tant d’autres m’ont fui.
Le bonheur m’a prêté plus d’un lien fragile ;
Mais c’est l’adversité qui m’a fait un ami.

C’est ainsi que les fleurs sur les coteaux fertiles
Étalent au soleil leur vulgaire trésor ;
Mais c’est au sein des nuits, sous des rochers stériles,
Que fouille le mineur qui cherche un rayon d’or.

C’est ainsi que les mers calmes et sans orages
Peuvent d’un flot d’azur bercer le voyageur ;
Mais c’est le vent du nord, c’est le vent des naufrages
Qui jette sur la rive une perle au pêcheur.

Maintenant Dieu me garde ! Où vais-je ? Eh ! que m’importe ?
Quels que soient mes destins, je dis comme Byron :
« L’Océan peut gronder, il faudra qu’il me porte. »
Si mon coursier s’abat, j’y mettrai l’éperon.

Mais du moins j’aurai pu, frère, quoi qu’il m’arrive,
De mon cachet de deuil sceller notre amitié,
Et, que demain je meure ou que demain je vive,
Pendant que mon cœur bat, t’en donner la moitié. 
 
Et pour compléter cette fidélité amicale avec une autre chanson, fredonnons ensemble « Les copains d’abord » de Georges Brassens :
Non ce n'était pas le Radeau
De la Méduse ce bateau
Qu'on se le dise au fond des ports
Dise au fond des ports
Il naviguait en père peinard
Sur la grand'mare des canards
Et s'app'lait "Les copains d'abord"
Les copains d'abord
Ses fluctuat nec mergitur
C'était pas d'la litteratur',
N'en déplaise aux jeteurs de sort,
Aux jeteurs de sort,
Son capitaine et ses mat'lots
N'étaient pas des enfants d'salauds,
Mais des amis franco de port,
Des copains d'abord.
C'étaient pas des amis de lux',
Des petits Castor et Pollux,
Des gens de Sodome et Gomorrhe,
Sodome et Gomorrhe,
C'étaient pas des amis choisis
Par Montaigne et La Boétie,
Sur le ventre ils se tapaient fort,
Les copains d'abord.
C'étaient pas des anges non plus,
L'Évangile, ils l'avaient pas lu,
Mais ils s'aimaient tout's voil's dehors,
Toutes voiles dehors,
Jean, Pierre, Paul et compagnie,
C'était leur seule litanie
Leur Credo, leur Confiteor,
Aux copains d'abord.
Au moindre coup de Trafalgar,
C'est l'amitié qui prenait l'quart,
C'est elle qui leur montrait le nord,
Leur montrait le nord.
Et quand ils étaient en détresse,
Qu'leurs bras lançaient des S.O.S.,
On aurait dit les sémaphores,
Les copains d'abord.
Au rendez-vous des bons copains,
Y'avait pas souvent de lapins,
Quand l'un d'entre eux manquait à bord,
C'est qu'il était mort.
Oui, mais jamais, au grand jamais,
Son trou dans l'eau n'se refermait,
Cent ans après, coquin de sort !
Il manquait encor.
Des bateaux j'en ai pris beaucoup,
Mais le seul qui ait tenu le coup,
Qui n'ait jamais viré de bord,
Mais viré de bord,
Naviguait en père peinard
Sur la grand’ mare des canards,
Et s'app'lait les Copains d'abord
Les Copains d'abord.
[…musique …]
Des bateaux j'en ai pris beaucoup,
Mais le seul qui ait tenu le coup,
Qui n'ait jamais viré de bord,
Mais viré de bord,
Naviguait en père peinard
Sur la grand’ mare des canards,
Et s'app'lait les Copains d'abord
Les Copains d'abord.


Continuons en jouant :

Solution des devinettes du 23 avril :
  • Les parents de Proserpine sont Jupiter et Cérès.
  • Proserpine se partage entre le royaume terrestre des vivants, dirigé par Jupiter et celui des Enfers (le monde souterrain) où règne Pluton. Dans la répartition du monde entre les trois dieux et frères, la troisième partie, le monde marin, a été dévolue à Neptune.
  • Tous ceux qui mangent des céréales au petit-déjeuner peuvent remercier en Déméter (Cérès), la déesse des moissons.
  • Quant à celui qui est considéré comme le père des Romains, il s’agit du dieu Mars. Il aurait eu avec la Vestale Rhéa Sylvia (prêtresse du feu sacré) les jumeaux Romulus et Rémus, dont le premier aurait fondé Rome, en 753 avant J.C. Mars étant le dieu de la guerre, cela justifiait l’esprit guerrier du peuple romain ; son équivalent féminin est la déesse de la guerre Minerve (Athéna en Grec) ; enfin, le mois de mars fut longtemps le premier de l’année.
 
La devinette du jour :
Nous lui sommes intimement liés et souvent très attachés bien que parfois par un fil, mais nous finissons toujours par la quitter, sans pour autant lui être infidèles. Qui est-elle ?
" Si vous voulez que la vie vous sourie,
apportez lui votre bonne humeur."
Spinoza
Anémone blanda " Pink Charme " au jardin
CIWF France
 
95% … En France, 95% des cochons sont élevés en système intensif. 
95% des cochons qui ne connaîtront, de toute leur courte vie, qu’un environnement totalement inadapté à leurs besoins physiologiques et comportementaux.
Résultat : mal-être, stress et souffrances généralisés pour ces animaux.
" Impose ta chance, serre ton bonheur
et va vers tes risques.
A te regarder, ils s'habitueront."
René Char
Action : le pouvoir du CLIC
" La vérité est dans l'imaginaire."
Eugène Lonesco
 Narcisse devant l'atelier http://jardindesamuel.blogspot.com/
Action : le pouvoir du CLIC
Sauvez les abeilles et les agriculteurs !
" Comment envoyer vers l'extérieur des signaux qui puissent
être autant de coups de pinceau qui colorent mon environnement ?
Chaque fois que je me positionne en cohérence avec le respect,
l'estime et l'amour que je m'accorde."
Jacques Salomé
Tulipe devant l'atelier http://jardindesamuel.blogspot.com/
 Action : le pouvoir du CLIC
Face à la crise du coronavirus, le Président Emmanuel Macron s'est engagé à défendre l'idée d'une plus grande solidarité financière européenne !
Les nouvelles négociations auprès des Chefs d'Etats et de gouvernements européens commencent ce jeudi ! Soyons des centaines de milliers à appeler Emmanuel Macron à tenir sa promesse !
" C'est à trente ans que les femmes sont belles.
Avant, elles sont jolies.
Après, ça dépend d'elle."
Jean Pierre Ferland
Narcisse devant l'atelier http://jardindesamuel.blogspot.com/
Maison Laurentine / avril 2020





ce qui bouge, ce qui demeure, échos du confinement






image de Gala Vilarraza



ce qui bouge :
les dates de l'exposition Voluptés : du 2 août au 27 septembre
le programme actuel de l'exposition 
 
ce qui demeure :
le programme des résidences de territoire sera réalisé en 2020 avec des adaptations de calendrier dûes aux modalités de la fin du confinement
Anne Leroy, François Petit, Francine Garnier et Alain Engelaere
 
échos artistiques du confinement :
2 artistes, Gala (12 ans) et Béatrice Chanfrault tiennent chacune à leur manière une chronique du confinement que nous découvrirons cet été dans l'exposition Voluptés.
 
précautions d'accueil des artistes, des bénévoles et des visiteurs
la Maison Laurentine appliquera les dispositions sanitaires en vigueur : limitation si besoin du nombre de visiteurs simultanés, mise à disposition de masques (pour les personnes qui en seraient dépourvus) et de gel hydroalcoolique, lingettes.

visites programmées à l'avance
un dispositif de réservations en ligne sera proposé dès fin juin qui permettra de planifier les entrées et de donner aux visiteurs une garantie d'accès le jour de leur choix et à une heure précise.
" A la Sainte Julie, le soleil ne quitte pas son lit."
La nature semble nous faire quelques pieds de nez en ce moment, en nous exposant les splendeurs de sa robe printanière et en nous inondant de rayons d’un soleil estival…alors que nous sommes confinés chez nous, sans pouvoir en profiter vraiment ni librement… Et ces températures dignes d’un mois d’août, en avril ? Serait-ce qu’il n’y a plus de saisons ? La déesse Déméter (pour les Grecs)/Cérès (pour les Romains) aurait-elle eu la chance d’être confinée avec sa fille Perséphone/Proserpine et de se fait accéléré, par sa joie, l’explosion de la nature ?... Vous l’avez compris : vous voici embarqués dans un nouveau voyage mythologique …

Votre texte-cadeau : Que diriez-vous, ainsi, aujourd’hui, d’une histoire de confinement qui se termine bien et qui nous donne une explication poétique de nos saisons ? Certains l’ont peut-être déjà deviné : nous allons évoquer la légende de Proserpine, à travers quelques vers des Métamorphoses d’Ovide. Ce long poème latin tente d’expliquer par des récits tous plus fabuleux les uns que les autres, comment sont nés le monde, sa végétation, ses animaux, quasiment tous issus de métamorphoses ou de changements inspirés par les Dieux…


Extraits du livre IV des Métamorphoses (traduction)


« […] Non loin des murs d’Henna est un lac profond qu’on appelle Pergus. Jamais le Caÿstre ne vit autant de cygnes sur ses bords. Des arbres à l’épais feuillage couronnent le lac d’un berceau de verdure impénétrable aux rayons du soleil. La terre que baigne cette onde paisible est émaillée de fleurs. Là règnent, avec les Zéphyrs, l’ombre, la fraîcheur, un printemps éternel ; là, dans un bocage, jouait Proserpine. Elle allait, dans la joie ingénue de son sexe et de son âge, cueillant la violette ou le lis, en parant son sein, en remplissant des corbeilles, en disputant à ses compagnes à qui rassemblerait les fleurs les plus belles.
Pluton l’aperçoit et s’enflamme. La voir, l’aimer, et l’enlever, n’est pour lui qu’un moment. La jeune déesse, dans son trouble et dans son effroi, appelle en gémissant sa mère, ses compagnes, et sa mère surtout. Sa moisson de lis s’échappe de sa robe déchirée. Ô candeur de son âge ! dans ce moment terrible la perte de ses fleurs excite encore ses regrets. » […]

Pluton fend la terre au niveau de la Sicile et repart dans les Enfers avec celle dont il va faire son épouse. Désespérée par la disparition de sa fille et voulant punir la terre qui l’avait enfouie, Déméter / Cérès, déesse des moissons, apporte la désolation en Sicile, avant d’aller supplier Zeus/Jupiter, d’ordonner à son frère Hadès/Pluton de lui rendre leur fille. Cela eût été possible si Proserpine n’avait mangé aucune nourriture des Enfers… mais il était trop tard et elle appartenait donc déjà à ce monde. Jupiter rendit alors ce jugement pour satisfaire chacun :

 « […] Partagé entre son frère et sa sœur affligée, Jupiter coupa en deux parties égales le cours de l’année. Désormais la déesse, puissance divine commune aux deux royaumes, vit avec sa mère le même nombre de mois qu’avec son époux. Aussitôt se transforment son état d’esprit et l’aspect de son visage. La déesse qui naguère pouvait paraître triste même à Dis*, arbore un front heureux, tel le soleil qui l’instant d’avant était couvert de nuages chargés de pluie, en émerge après les avoir vaincus. »
C’est ainsi que lorsque Proserpine est auprès de sa mère, leur joie commune rejaillit sur la nature qui renaît pour 6 mois, alors qu’elle reflète le chagrin de la séparation l’autre moitié de l’an. Et c’est aussi pourquoi nous pouvons dire que nous devons le rythme des saisons à l’amour : celui, passionné, de Pluton pour Proserpine, et celui d’une mère pour sa fille…


*Autre nom de Pluton
 

Votre poème, extrait du recueil La Vénus des aveugles (1904), de Renée Vivien, poétesse britannique de langue française, surnommée « Sapho 1900 » qui faisait partie du courant parnassien.

« Cérès Éleusine* »
La nuit des vergers bleus d’acanthes,
Des jardins pourpres d’aloès,
Attend l’Evohé des Bacchantes
Et les mystères de Cérès.
 
Dans le temple aux flammes païennes,
Le soir, accroupi comme un sphinx,
Contemple les Musiciennes,
Evocatrices de Syrinx.
 
Une étrange et pâle prêtresse,
Délaissant l’autel de Vénus,
Apporte à la Bonne Déesse
Les daturas et les lotus.
 
Car la blonde enlace la brune,
Et les servantes d’Ashtaroth,
Aux vêtements de clair de lune,
Te narguent, Deus Sabaoth.
 
Les nonnes et les courtisanes,
Mêlant la belladone au lys,
Chantent les Te Deum profanes
Et les joyeux De profundis.

*l’éleusine coracana  est une plante céréalière des plus anciennement cultivées en Afrique, riche en grains et en vertus, ressource précieuse pour l’agriculture et l’écologie ; Éleusine était l’épithète de Déméter quand elle était adorée à Éleusis où se déroulaient des « Mystères », cérémonies de nature ésotérique.
 

Terminons en jouant :
Solution de la devinette du 22 avril : Il s’agissait de « l’enfant » dont le nom latin « infans » signifie « ne parlant pas » ; pourtant il se fait souvent entendre (dès son premier cri) et on l’écoute surtout s’il est « enfant-roi ». Mais il a beau grandir, il reste toujours le « petit » de ses parents.


Les devinettes du jour :
  • Devinettes pour vérifier si vous avez bien suivi :
Qui étaient les parents de Proserpine ?
Quels sont les deux royaumes entre lesquels se partage Proserpine ?  Saurez-vous retrouver quel est le troisième royaume du monde mythologique et qui est le troisième dieu (frère de Jupiter et de Pluton) qui le gouverne ?
Et pourquoi beaucoup d’entre nous, et particulièrement les enfants, devraient-ils remercier Déméter tous les matins au petit-déjeuner ?
  • « Vraie » devinette du jour :
Pour nos contemporains, je suis 3ème mais je fus longtemps 1er. Pour les Romains, j’étais leur père, justifiant leur esprit de conquête ; mon pendant féminin est Minerve. Qui suis-je ?
" Ce qui compte ne peut pas toujours être compté,
et ce qui peut-être compté ne compte pas forcément."
Albert Einstein
 
Quel régal ! ! ! ! ! le français, c'est si simple ! ! ! !
Belle langue française, à déguster absolument !
 Quelle est la différence entre une pioche, un pull et une semaine ? 
La pioche a un manche, le pull a deux manches et la semaine a dimanche.

> Quelle est la différence entre un internaute et son épouse dépensière ?
> Pendant qu'il clique, elle claque.  
  
Quelle est la différence entre les oiseaux et les banquiers suisses ?
Les oiseaux font leurs nids et les banquiers suisses nient leurs fonds.

Quelle est la différence entre le temps et l'éternité ?
Si je prenais le temps de te l'expliquer, il faudrait une éternité pour que tu la comprennes.
 
Quelle est la différence entre Paris, un ours blanc et Virginie ?
> Paris est métropole, l'ours blanc est maître au pôle et Virginie aimait trop Paul... 
                    
>
Quelle est la différence entre une girouette et un horloger ?
La girouette montre les vents et l'horloger vend les montres.

Quelle est la différence entre un enfant qui fait des bêtises et un sapin de Noël ?
Aucune !  Les deux se font enguirlander.           
>
Quelle est la différence entre un homme et une calculatrice ?
On peut toujours compter sur une calculatrice.
 
Quelle est la différence entre une poule et un chapon ?
> Une poule, cha'pond ; un chapon, cha'pond pas..
>
Quelle est la différence entre la lettre A et le clocher de l'église ?
> La lettre A, c'est la voyelle et le clocher, c'est là qu'on sonne.
>

>
Quelle est la différence entre un cendrier et une théière ?
> Le cendrier c'est pour des cendres, la théière c'est pour mon thé..
Attends, et ce n'est pas tout !...
>
Pourquoi dit-on qu'il y a Embarras de voitures quand il y en a trop et "Embarras d' argent" quand il n' y en a pas assez ?
Pourquoi parle-t-on des quatre coins de la Terre alors qu'elle est ronde ? 
 >       
Quand un homme se meurt, on dit qu'il s'éteint. Quand il est mort, on l'appelle « feu » !      
       
Pourquoi appelle-t-on « coup de grâce » le coup qui tue ?
On remercie un employé quand on n'est pas content de ses services.
>
Pourquoi dit-on d'un pauvre malheureux, ruiné et qui n'a même plus un lit dans lequel se coucher, qu'il est dans de beaux draps ?
 Et celui qui a des ennuis judiciaires dans de sales draps, même si la servante les changent tous les jours...

>
Comment distinguer le locataire du propriétaire lorsque ces deux personnes vous disent à la fois : « Je viens de louer un appartement » ?      

>
Pourquoi un bruit transpire-t-il avant d'avoir couru ?
Pourquoi lave-t-on une injure et essuie-t-on un affront ?
        
On passe souvent des nuits blanches  quand on a des idées noires. 
Pourquoi faut-il en mettre de l'argent de côté quand on veut en avoir devant soi  ?
>
 
Pourquoi dit-on que "les avis sont partagés "lorsque vous ne partagez pas l'avis d'autres personnes.
   
Réjouissons-nous car ce sont les meilleurs crus qui donnent les plus fortes cuites !

 " Celui qui aime apprendre est bien
prêt du savoir."
Confucius
Votre texte-cadeau : En ce mercredi « jour des enfants » nous vous proposons une histoire de Philippe Claudel, écrite pour « ...les petits qui vont devenir grands et pour les grands qui ont été petits ».
« Le monde sans les enfants »
« Un beau matin, ou plutôt, un sale matin, oui, oui, un vraiment sale matin, quand les hommes ouvrirent l’œil, ils se rendirent compte qu’il se passait quelque chose de bizarre. Pas de bruits. Pas de rires. Pas de gazouillis. Rien du tout : les enfants avaient disparu ! Quand je dis les enfants, je veux dire tous les enfants, partout dans le monde, dans tous les pays, dans toutes les villes, dans toutes les campagnes. On eut beau chercher, bien fouiller, mobiliser les pompiers, la police, les militaires, on ne trouva pas un seul enfant. La seule chose sur laquelle on mit la main, ce fut un morceau de papier un peu froissé où une très petite écriture malhabile, pleine de fautes d’orthographe, avait noté le message suivant : « On se fée tout le tems disputer, on ne nous écoutent jamais, on ne peux pas rigolé quand on veux, on doit se coucher trop taux, on ne peut pas mangé de chocollat au lit, il fôt toujours qu’on se brosse les dants : on en a assez des grands : on s’en vat. On vous lesse ! » Et c’était signé : « Les zenfants. »
Panique générale ! Parents inconsolables ! Familles en larmes !
Les princes et les chefs de gouvernement promirent qu’ils allaient retrouver les enfants. Mais ceux-ci étaient bien cachés. Ils s’étaient tous rassemblés dans l’oasis de Kerambala, tout à fait au sud de la Madéranie, une contrée inaccessible aux grands. Là, personne ne les embêtait. Il y avait à manger et à boire à profusion. On pouvait très bien ne pas se laver, se coucher à minuit. On n’allait pas à l’école. On se laissait pousser les ongles. On jouait toute la journée. On s’empiffrait de bonbons. On faisait chaque matin des jeux olympiques de saute-mouton. Et surtout, surtout, on ne se faisait jamais disputer ! Jamais !
Sur les chaînes de télévision, le pape implora les enfants. Le dalaï-lama leur récita un poème. Les présidents de toutes les républiques leur promirent des distributions quotidiennes de glace à la fraise et des heures obligatoires de dessins animés dans les écoles. Tous les parents supplièrent leurs petits chéris. Les radios diffusaient sans cesse les sanglots des papas et des mamans, ce qui faisait bien rire les enfants. Mais surtout, surtout, le monde était devenu d’une tristesse épouvantable. Les villes ressemblaient à de grands territoires morts. Les parcs et les jardins publics étaient frappés d’un étrange sommeil. Les maisons restaient silencieuses. Les adultes erraient comme des âmes en peine, ne se regardaient pas, ne se parlaient même plus.
Un soir, les enfants décidèrent que la leçon avait assez duré. Ils regagnèrent leur chambre tous en même temps et le lendemain, sur toute la surface de la planète, les hommes se réveillèrent de nouveau avec les enfants.
Fête générale ! Feux d’artifice ! Flopées de bisous !
Les enfants furent accueillis comme des héros et traités comme des rois. On leur promit tout ce qu’ils voudraient. La Terre enfin tournait de nouveau rond.
Mais le temps passe pour tout le monde, et aussi pour les enfants. Et les enfants un jour ou l’autre deviennent grands, et deviennent parents en ayant eux aussi des enfants, des enfants qu’ils aiment tant mais que tout de même ils disputent, ils punissent et qui les font râler. Car le problème, voyez-vous, c’est que quand on est grand, on oublie, on oublie presque tout, et on oublie surtout qu’on a été enfant. 
Alors un beau matin, ou plutôt un sale matin, oui, oui, un vraiment sale matin, on se réveille, « Mon Dieu ! Que se passe-t-il ? » et on se rend compte que les enfants ont disparu, quand je dis les enfants je veux dire tous les enfants, partout dans le monde, dans tous les pays, dans toutes les campagnes, et on a beau chercher, bien fouiller, mobiliser les pompiers, la police... »
 
Votre poème du jour : un nouvel extrait des Contemplations, de Victor Hugo, avec un passage de « Melancholia » qui évoque les enfants auxquels le travail vole leur enfance … Les 2 derniers vers pourront aussi résonner étrangement dans l’esprit de ceux qui attendent la reprise de leur activité …
[…] Où vont tous ces enfants dont pas un seul ne rit ?
Ces doux êtres pensifs que la fièvre maigrit ?
Ces filles de huit ans qu'on voit cheminer seules ?
Ils s'en vont travailler quinze heures sous des meules
Ils vont, de l'aube au soir, faire éternellement
Dans la même prison le même mouvement.
Accroupis sous les dents d'une machine sombre,
Monstre hideux qui mâche on ne sait quoi dans l'ombre,
Innocents dans un bagne, anges dans un enfer,
Ils travaillent. Tout est d'airain, tout est de fer.
Jamais on ne s'arrête et jamais on ne joue.
Aussi quelle pâleur ! la cendre est sur leur joue.
Il fait à peine jour, ils sont déjà bien las.
Ils ne comprennent rien à leur destin, hélas !
Ils semblent dire à Dieu : - Petits comme nous sommes,
Notre père, voyez ce que nous font les hommes !
Ô servitude infâme imposée à l'enfant !
Rachitisme ! travail dont le souffle étouffant
Défait ce qu'a fait Dieu ; qui tue, œuvre insensée,
La beauté sur les fronts, dans les cœurs la pensée,
Et qui ferait - c'est là son fruit le plus certain ! -
D'Apollon un bossu, de Voltaire un crétin !
Travail mauvais qui prend l'âge tendre en sa serre,
Qui produit la richesse en créant la misère,
Qui se sert d'un enfant ainsi que d'un outil !
Progrès dont on demande : Où va-t-il ? que veut-il ?
Qui brise la jeunesse en fleur ! qui donne, en somme,
Une âme à la machine et la retire à l'homme !
Que ce travail, haï des mères, soit maudit !
Maudit comme le vice où l'on s'abâtardit,
Maudit comme l'opprobre et comme le blasphème !
Ô Dieu ! qu'il soit maudit au nom du travail même,
Au nom du vrai travail, sain, fécond, généreux,
Qui fait le peuple libre et qui rend l'homme heureux ! […]
 
Petit bonus : quelques perles d’enfants « mathématiques » …
  • Lundi matin, Théo tout content, dit à son copain Benjamin : « Hier c’était mon anniversaire et j’ai eu six ans ! » Benjamin fait la moue : « Ben tu en as de la chance, toi ! Mes parents à moi ils veulent jamais me donner de bonbons … »
  • Marie (7 ans) refuse de faire son exercice de mathématiques et se met à pleurer.
« Qu’est-ce qu’il t’arrive ? demande la maîtresse, très étonnée. Tu as toujours été très bonne en mathématiques, pourquoi pleures-tu ?
-      Je veux pas être bossue ! Chaque fois que je récite bien mes tables, mon grand frère il dit que j’ai la bosse des maths… »

Et pour terminer, jouons…
Solution de la devinette du 21 avril : celui qui n’a ni fin ni commencement est le « zéro » ; ses frères sont les 9 chiffres qui permettent de lui donner des valeurs infinies quand on les dispose autour de lui.
La devinette du jour : L’origine de mon nom dit que je ne parle pas et pourtant je me fais souvent entendre et on m’écoute, surtout quand je suis roi. Pourtant, même grand, je reste petit. Qui suis-je ?
" L'amitié n'exige rien en échange,
que de l'entretien."
George Brassens
Ipheon et fritillaire méléagris au jardin
Action : le pouvoir du Clic
 
 
Signons pour que le Jour d'après soit placé sous le signe des solidarités !

Face à l’urgence sanitaire, des mesures de rupture sont nécessaires. À la suite de la tribune « Plus jamais ça, préparons le jour d’après », les organisations à l'initiative de cette pétition (dont nos membres le CCFD Terre Solidaire, la Fédération syndicale unitaire (FSU) et Oxfam France) et les signataires demandent au gouvernement de prendre immédiatement des mesures de plus long terme, porteuses de profonds changements politiques.

Mobilisons-nous dès maintenant et donnons-nous rendez-vous le "jour d’après" pour reconstruire ensemble un futur écologique, social et démocratique, en rupture avec les politiques menées jusqu'ici en France et dans le monde !
 
 
 
En ces temps de crise, il est important de donner du sens à ce que nous sommes en train de vivre et de s'atteler à décrypter de quoi demain sera fait – pour pouvoir mieux s’y préparer. Dans cette optique nous vous enjoignons à lire sans tarder, le zoom d'actualité de Ritimo sur la crise sanitaire, sociale et économique liée au COVID-19.

N'hésitez pas à nous faire part de vos initiatives solidaires liées à la pandémie de Covid-19 en nous écrivant à l'adresse 
communication@festivaldessolidarites.org 
afin que nous puissions les valoriser auprès de notre réseau.
 
 
 
 
 
La Quinzaine du commerce équitable, c’est LE temps fort annuel de sensibilisation et de mobilisation citoyenne autour du commerce équitable. Cette campagne, portée notamment par Artisans du monde, est une occasion de promouvoir une consommation plus durable !

Cette année, avec la crise sanitaire il sera certainement impossible de se rassembler physiquement. Qu'à cela ne tienne : soyons créatifs et créatives et transformons-nous sur le web. Profitons de ce temps pour valoriser le commerce équitable et exprimer notre soutien aux acteurs du commerce équitable dont certains sont frappés de plein fouet par cette crise.

Du 9 au 24 mai 2020, exprimons-nous en faveur du commerce équitable autour des mots dièses #CommerceEquitable et #QuinzaineCE. L’union fait la force !

En attendant vous pouvez participer, avec Artisans du monde, à la campagne de mobilisation en ligne #StayHomeLiveFair proposée par la World Fair Trade Organization (WFTO) pour partager les valeurs du commerce équitable à l'heure du confinement et en solidarité avec les artisan·e·s, producteurs et productrices, et autres acteurs et actrices du commerce équitable.
 
Face au COVID-19 : #StayHomeLiveFair, ou comment l'équitable apporte du réconfort au quotidien !
 
 
 
 
 
Vous avez fait votre choix : le focus communication 2020 se fera sur le climat !

Merci d'avoir répondu aussi nombreuses et nombreux à notre sondage pour choisir l'angle de la communication nationale Festisol de cette année.

Ce focus de communication permettra de faire le lien entre le climat et l'ensemble des sujets, notamment ceux liés aux enjeux sanitaires et à la nécessaire reconstruction économique et sociale après la crise actuelle.
Si vous comptez organiser des animations ou des campagnes autour de cette thématique ou que vous avez conçu des ressources (dossiers thématiques, outils d'animation) sur le sujet n'hésitez pas à nous les communiquer dès aujourd'hui via l'adresse communication@festivaldessolidarites.org
afin que nous puissions les valoriser.
" Il est bien des choses qui ne paraissent impossible
que tant qu'on ne les a pas tentées."
André Gide
Tulipe sylvestris au jardin http://jardindesamuel.blogspot.com/
Action : le pouvoir du clic
Fermez les centres de rétention administrative !
we sign it - Fermez les centres de rétention administrative !
 Face au COVID-19, libérons l'accès aux publications scientifiques
" Je suis reconnaissant envers les êtres
qui m'entourent et me soutiennent."
Tulipe sylvestris au jardin http://jardindesamuel.blogspot.com/
Action : le pouvoir du CLIC
Des millions d'européens pourraient sombrer dans la précarité face à la crise amorcée par le coronavirus. Pas étonnant que le revenu universel (ou revenu de base) se soit infiltré sur la scène politique. En France, 19 présidents de conseils départementaux ont signé une tribune pour appeler à sa généralisation [1]. En Espagne, le gouvernement travaille sur sa mise en place [2]. Même le Pape a appelé le revenu de base de ses voeux [3] !
Pourtant,  le Président Emmanuel Macron et ses homologues européens n'ont même pas prévu d'évoquer le sujet au sommet européen de jeudi prochain !
Cela peut encore changer : grâce aux contributions de membres de WeMove, nous lançons une campagne de publicité dans Politico, le journal lu par les politiciens européens, dont Emmanuel Macron et son équipe. Ils ne pourront pas la louper.
Mais pour être sûrs qu'ils nous entendent, aidez nous à obtenir davantage de signatures d'ici jeudi ! Déjà près de 150.000 citoyens européens demandent l’établissement d’un revenu de base d’urgence dans toute l’UE ! Rejoignez-nous :
" Le slogan " continuez " résoudra toujours les problèmes
de la race humaine."
Cahin Coolidge
Tulipes fleurs de lis Ballerina devant l'atelier
Pour débuter cette 6ème semaine de confinement, voyons une nouvelle fois combien les mots sont vivants, en gardant à l’esprit qu’ils sont tout autant vecteurs de réflexion que de divertissement et de lien humain …

Votre texte-cadeau, en pièce jointe, notre « mot de la semaine » paru dans l’Affranchi vendredi dernier, probablement une découverte pour beaucoup de lecteurs : « anthropocène » ? Vous avez dit « anthropocène » ?
 
Vos poèmes du jour : aujourd’hui, nous soumettons à votre lecture et à votre réflexion deux fables. La première, de Jean de La Fontaine, est connue pour dénoncer l’injustice et la discrimination dans la société, à travers le débat suscité à la Cour, par la peste qui menace le royaume. L’autre, plus récente, est une réécriture du sociologue, et néanmoins poète et philosophe Michel Billé, qui nous en livre une version actualisée, adaptée à la pandémie qui ébranle notre monde …
  • « Les Animaux malades de la peste. » (1678)
Un mal qui répand la terreur,
Mal que le Ciel en sa fureur
Inventa pour punir les crimes de la terre,
La peste (puisqu'il faut l'appeler par son nom),
Capable d'enrichir en un jour l'Achéron,
Faisait aux animaux la guerre.
Ils ne mouraient pas tous, mais tous étaient frappés ;
On n'en voyait point d'occupés
À chercher le soutien d'une mourante vie ;
Nul mets n'excitait leur envie,
Ni loups ni renards n'épiaient
La douce et l'innocente proie ;
Les tourterelles se fuyaient :
Plus d'amour, partant plus de joie.
 
Le lion tint conseil, et dit : « Mes chers amis,
Je crois que le Ciel a permis
Pour nos péchés cette infortune.
Que le plus coupable de nous
Se sacrifie aux traits du céleste courroux ;
Peut-être il obtiendra la guérison commune.
L'histoire nous apprend qu'en de tels accidents
On fait de pareils dévouements.
Ne nous flattons donc point ; voyons sans indulgence
L'état de notre conscience
Pour moi, satisfaisant mes appétits gloutons,
J'ai dévoré force moutons.
Que m'avaient-ils fait ? Nulle offense ;
Même il m'est arrivé quelquefois de manger
Le berger.
Je me dévouerai donc, s'il le faut : mais je pense
Qu'il est bon que chacun s'accuse ainsi que moi :
Car on doit souhaiter, selon toute justice,
Que le plus coupable périsse.
- Sire, dit le renard, vous êtes trop bon roi ;
Vos scrupules font voir trop de délicatesse.
Eh bien ! Manger moutons, canaille, sotte espèce,
Est-ce un péché ? Non, non. Vous leur fîtes, Seigneur,
En les croquant, beaucoup d'honneur ;
Et quant au berger, l'on peut dire
Qu'il était digne de tous maux,
Étant de ces gens-là qui sur les animaux
Se font un chimérique empire. »
Ainsi dit le renard ; et flatteurs d'applaudir.
On n'osa trop approfondir
Du tigre, ni de l'ours, ni des autres puissances,
Les moins pardonnables offenses :
Tous les gens querelleurs, jusqu'aux simples mâtins,
Au dire de chacun, étaient de petits saints.
L'âne vint à son tour, et dit : « J'ai souvenance
Qu'en un pré de moines passant,
La faim, l'occasion, l'herbe tendre, et, je pense,
Quelque diable aussi me poussant,
Je tondis de ce pré la largeur de ma langue.
Je n'en avais nul droit, puisqu'il faut parler net. »
À ces mots on cria haro sur le baudet.
Un loup, quelque peu clerc, prouva par sa harangue
Qu'il fallait dévouer ce maudit animal,
Ce pelé, ce galeux, d'où venait tout leur mal.
Sa peccadille fut jugée un cas pendable.
Manger l'herbe d'autrui ! quel crime abominable !
Rien que la mort n'était capable
D'expier son forfait : on le lui fit bien voir.
 
Selon que vous serez puissant ou misérable,
Les jugements de cour vous rendront blanc ou noir.
 
  • « Le couronné virus » Michel Billé, 26 mars 2020
Il y a déjà longtemps que Jean de la Fontaine
Nous racontait l’histoire d’animaux infectés 
Par une maladie d’origine incertaine,
« Ils ne mouraient pas tous mais tous étaient frappés ! »
 
Plus de trois siècles après, on pensait volontiers
L’image de la peste largement dépassée 
Pour comprendre ce qui pourrait bien se passer !
Ils n’en meurent pas tous mais tous en sont frappés... 
 
Un virus inconnu, brusquement apparu,
Envahit récemment quelque pays lointain.
On l’observa, bien sûr, mais personne ne crut 
Qu’il pourrait, du même coup, menacer les voisins. 
 
Le virus commença partout à se répandre,
Tel un guerrier vainqueur au sommet de sa gloire,
À terrasser les foules, à régner, à surprendre,
À écrire sa page d’une bien sombre histoire. 
 
Il fallut tout d’abord nommer cet ennemi
Et pour cela confier aux plus grands des chercheurs 
Le soin de décider, en grande académie, 
Du nom qu’ils donneraient à ce dévastateur. 
 
Un détail apparut qui prit son importance : 
En spectre couronné le virus se montrait,
En symbole effrayant de sa grande arrogance
Le voici « Corona » et son nom s’imposait. 
 
Le Coronavirus désormais reconnu
Roi de la pandémie, ennemi déclaré, 
Sur tous les continents redouté, attendu,
De la Chine à l’Europe fléau d’humanité...
 
Le malin fit son œuvre, il tua par milliers
Comme avant lui la lèpre, la peste, l’avaient fait. 
Le monde s’arrêta pour le contrecarrer,
La guerre était partout, la mort se répandait. 
 
Il fallait réagir ! Monsieur le Président, 
S’adressant aux Français, un soir prit la parole
Et solennellement déclara « Confinement » ! 
Fermeture d’abord des crèches et des écoles 
 
Et fermeture aussi des collèges, des lycées,
Des universités, théâtres, librairies,
Des piscines, salles de sport, restaurants, et cafés, 
Des salles de concert, des commerces aussi !
 
Interdit de sortir, de flâner, de courir ! 
Restez chez vous, faites votre télétravail  
Réjouissez-vous d’avoir encore un livre à lire !
Car le confinement, il n’y a que ça qui vaille. 
 
Unité du pays ! La guerre est déclarée ! 
Prenons soin des plus vieux, ensemble combattons ! 
Masques, gants et gel, tout vous sera distribué 
Et coronavirus ensemble nous vaincrons. 
 
La guerre est déclarée et c’est l’état d’urgence
Tout le monde est d’accord : urgence sanitaire !
Les très mauvaises langues dénoncent les carences 
Pour le reste c’est clair : l’urgence est policière...
 
Restez chez vous le jour ou bien dérogation !
N’embrassez plus personne, ne jouez pas à ce jeu
Ne serrez plus les mains, pas de propagation
Ne sortez plus le soir, là c’est le couvre-feu ! 
 
Ceux qui n’ont rien à dire ont tous pris la parole
Pour réduire au silence ceux qui montent au front
Soignants et médecins, dans une course folle,
Ont tenté de pallier le peu de munitions. 
 
« Il n’y a pas de lits de réanimation 
Qu’importe l’armée vient et vous prête main forte 
Oui nous assurerons l’union de la nation
L’Hôpital de secours vous ouvrira sa porte... »
 
Victor Hugo aurait su dire la colère 
Du peuple qui entend parler son Président ! 
« Bon appétit Messieurs Ô Ministres intègres ! 
Quel remède à cela ? L’état est indigent »
 
Et l’hôpital public pleure depuis longtemps
L’absence de moyens, l’ultra-libéralisme,
Les choix délibérés de nos gouvernements,
La réduction des coûts jusqu’à son paroxysme. 
 
Les personnels usés, en nombre insuffisant, 
Craignent que la santé devienne marchandise
Mais, sans alternative, admettent cependant
Qu’il faille tout donner pour faire face à la crise. 
 
Et ça dure et ça dure ! Il nous faudra longtemps 
Pour sortir de la crise, analyser, comprendre,
Ce que le corona révèle de ce temps, 
De nos manières d’être ce qu’il nous faut entendre.
 
Ce virus est toxique, il tue, c’est effrayant 
Mais il nous faut bien voir qu’il parle d’autre chose : 
De nos modes de vie, de notre environnement...
Dans tout cela peut-être il faut faire une pause.
 
La peste revenant a changé d’apparence 
Nous croyons tout savoir, dominer, maîtriser, 
Nous regardons le monde avec tant d’arrogance
Que nous n’avons pas vu arriver le danger !
 
Et quand nous sortirons de ce confinement, 
Ce sont nos modes de vie qu’il nous faudra changer, 
Sans quoi, nous le savons désormais parfaitement,
Nous n’en mourrons pas tous mais tous serons frappés...
 
Réveillons-nous, debout les damnés de la terre!
Confinés, isolés, reliés symboliquement 
Virus, faim dans le monde, précarité, misère !
Rêvons encore un peu mais solidairement...
 

Terminons en jouant :
Solution de la charade du 19 avril : le petit air léger, qui ne se fredonne pas était la brise. Si elle perd son « r », elle devient « bise » glaciale ou « bise » amicale (encore interdite à ce jour).

La devinette du jour :

Il est généralement invisible, sauf dans la langue grecque ou quand il fait dans la dentelle, mais tout le monde reconnaît son existence. Certains en ont peur ou le rejettent quand il est mauvais, et parfois aussi parce qu’il est faible, ou fort. On le recherche plutôt en famille et les philosophes des Lumières ont fait du plus critique leur cheval de bataille. Qui est-il ?
" Dans un monde de vitesse qui nous échappe
et de dématérialisation de tout pouvant entraîner
une certaine anxiété, je retour à la matière
est refondateur d'un rapport au réel.
Il permet aussi de revenir à soi,
tout en pouvant partager avec les autres
en situation de groupe."
Géraldine Canet
Euphorbe et lamier au jardin
L'observation du jour dans mon jardin, de Romaric Leconte"L'abeille et l'escargot..."
Ou plutôt devrais-je préciser "l'Osmie et la coquille d'escargot". Balade dans le jardin à regarder ce qui butine. Dans ce coin-là, j'observais il y a quelques jours une Osmie qui butinait une Pervenche. J'ai l'habitude de voir ces abeilles sauvages à l'abdomen couvert d'une dense toison rousse et au thorax noir ; elle viennent pondre dans les bûches percées que j'ai installé pour elles. Mais aujourd'hui, comportement pas habituel. L'Osmie se pose dans l'herbe et néglige les fleurs. Intrigué, je la suis. Elle est cachée dans une touffe de Petite Pimprenelle. Que fait-elle donc ? En m'approchant encore un peu, je la vois qui boulotte une des feuilles de Pimprenelle, comme le ferais une chenille. Une petite photo et elle s'envole...

Je rentre à la maison regarder dans mes bouquins pour savoir si ce comportement est habituel. Et la réponse est oui ! En tout cas pour l'Osmie bicolore. Cette abeille ne niche pas dans les buches percées comme celles que j'observe en général. Elle installe sa descendance dans des coquilles d'escargots vides et, une fois la ponte terminée, recouvre la coquille de pulpe végétale confectionnée à partir de feuilles mâchouillées. Cette fois ce sera donc un camouflage en bouillie de Pimprenelle !
" Ne craint pas d'être lent,
crains seulement d'être à l'arrêt."
Proverbe chinois
Muscari double au jardin http://jardindesamuel.blogspot.com/
En hommage à Christophe qui nous a bercés durant des décennies de mots bleus et de chansons (qu’il nommait lui-même des « miracles »), voici un dimanche spécial chansons douces, à fredonner ou à écouter pour passer agréablement le temps du confinement…

Vos textes-cadeaux et poèmes-chansons de ce dimanche :
  • Christophe, « Les Paradis perdus » (1973), paroles de Jean-Michel Jarre
Dans ma veste de soie rose
Je déambule morose
Le crépuscule est grandiose
Mais peut-être un beau jour voudras-tu
Retrouver avec moi
Les paradis perdus
Dandy un peu maudit, un peu vieilli,
Dans ce luxe qui s'effondre
Te souviens-tu quand je chantais
Dans les caves de Londres
Un peu noyé dans la fumée
Ce rock sophistiqué
Toutes les nuits tu restais là
Mais peut-être un beau jour voudras-tu
Retrouver avec moi
Les paradis perdus
Dandy un peu maudit, un peu vieilli,
Les musiciens sont ridés
Sur le clavier qui s’est jauni
J’essaie de me rappeler encore une fois les accords de
Ce rock sophistiqué
Qui étonnait même les Anglais
Peut-être un eau jour voudras-tu
Retrouver avec moi
Les paradis perdus…
 
  • Christophe, « Les Mots bleus » (1974), paroles de Jean-Michel Jarre :
Il est six heures au clocher de l'église
Dans le square les fleurs poétisent
Une fille va sortir de la mairie
Comme chaque soir je l'attends
Elle me sourit
Il faudrait que je lui parle
À tout prix
Je lui dirai les mots bleus
Les mots qu'on dit avec les yeux
Parler me semble ridicule
Je m'élance et puis je recule
Devant une phrase inutile
Qui briserait l'instant fragile
D'une rencontre
D'une rencontre
Je lui dirai les mots bleus
Ceux qui rendent les gens heureux
Je l'appellerai sans la nommer
Je suis peut-être démodé
Le vent d'hiver souffle en avril
J'aime le silence immobile
D'une rencontre
D'une rencontre
Il n'y a plus d'horloge, plus de clocher
Dans le square les arbres sont couchés
Je reviens par le train de nuit
Sur le quai je la vois
Qui me sourit
Il faudra bien qu'elle comprenne
A tout prix


Je lui dirai les mots bleus
Les mots qu'on dit avec les yeux
Toutes les excuses que l'on donne
Sont comme les baisers que l'on vole
Il reste une rancœur subtile
Qui gâcherait l'instant fragile
De nos retrouvailles
De nos retrouvailles

Je lui dirai les mots bleus
Ceux qui rendent les gens heureux
Une histoire d'amour sans paroles
N'a plus besoin du protocole
Et tous les longs discours futiles
Terniraient quelque peu le style
De nos retrouvailles
De nos retrouvailles
Je lui dirai les mots bleus
les mots qu'on dit avec les yeux
Je lui dirai tous les mots bleus
Tous ceux qui rendent les gens heureux
Tous les mots bleus…
 
  • Pour terminer, voici une chanson de Calogero, inspirée par le contexte étrange dans lequel nous vivons depuis quelques semaines, et dont les bénéfices seront reversés aux hôpitaux. Nous profitons d'ailleurs de cette "bulle de vie" pour rendre hommage nous aussi à toutes celles et tous ceux qui se dévouent actuellement, de manière visible ou plus discrète, pour que la vie continue envers et contre tout...
« On fait comme si… » (2020)
C'est un drôle de silence qui vient de la rue
Comme un dimanche imprévu
Un homme chante là-bas, sur un balcon
Sa voisine l'accompagne au violon.

On a dit aux enfants des mots qui rassurent
C'était comme une aventure
On a collé leur dessin sur le frigo
On a éteint les chaînes d'infos.

On fait comme si, tout n'était qu'un jeu
On fait comme si, on fait comme on peut
Quand vient la nuit, en fermant les yeux
On fait comme si ce monde était encore heureux.
On fait comme si, on n'était pas là
Parents, amis, on se reverra
Et même si, ce printemps s'en va
Juré, promis, le monde recommencera.

Malgré les peurs, il y a des rires qui s'accrochent
Être si loin nous rapproche
Même pour parler de rien, du bleu du ciel
Surtout donne-moi des nouvelles.

On fait comme si, tout n'était qu'un jeu
On fait comme si, on fait comme on peut
Quand vient la nuit, en fermant les yeux
On fait comme si ce monde était encore heureux
On fait comme si, on n'était pas là
Parents, amis, on se reverra
Et même si, ce printemps s'en va
Juré, promis, le monde recommencera.

C'est un drôle de silence qui vient de la rue
Juste un dimanche de plus
Sûr que nos vies d'après seront plus belles
Surtout donne-moi des nouvelles…
Et maintenant, jouons…
Solution de la charade du 18 avril : la solution était « gargantuesque », adjectif qui définit ce qui est digne du personnage de Gargantua, géant créé par Rabelais. (Mon premier était la « gare », mon second le « gant », mon troisième le pronom « tu » ou le verbe « tue(s) », mon quatrième « est-ce que ? », qui interroge au début d’une question.
 
La devinette du jour :
C’est un petit air léger
Qui nous ravit l’été
Mais qu’on ne peut chanter.
Sans « r » elle est glaciale,
Car plutôt hivernale,
Mais en devient aussi amicale
Et peut donc nous réchauffer.
  • Qui est-elle ?
"Collectionnez les moments, pas les choses."
Médecins, chercheurs… nous disent :
« Que ton aliment soit ton médicament »
 
Pr Didier Raloult…
 
Dr Pascal Trotta  ses travaux et son message sur le virus actuel
" Empatheia signifie en grec " sentir intérieurement
percevoir l'expérience subjective de quelqu'un d'autre."
Omphalode verna devant l'atelier
L’image contient
                                                  peut-être : 1
                                                  personne, plante,
                                                  arbre, table, plein
                                                  air et nature
 
Voilà, le printemps s'est installé et l’Atelier va bientôt rouvrir ses portes dès la fin du confinement annoncé.
 
Ce temps de repli vers soi est sans doute nécessaire, individuellement et collectivement ? Dans tous les cas, accueillons-le avec bienveillance. C’est aussi une belle occasion pour se poser des questions, sur notre vie, sur notre mode de consommation, sur notre impact écologique. Le temps de prendre de bonnes résolutions afin de se redéfinir un programme créatif, et surtout ne pas se laisser embarquer dans un monde à vitesse effrénée qui nous dépasse.
 
Pour tenir en cette période de grand changement, rien de tel qu'une petite escapade artistique, dans un espace spécialement dédié à l'Art et à la Relaxation (yoga nidra).
 
Car venir à l’Atelier du Laurier Rouge, c’est s’accorder un moment pour soi, qui éveille - ou renforce - sa créativité ! A la campagne, dans le calme et la verdure, accompagné par une artiste professionnelle, également formée au yoga depuis près de 40 ans…
 
 
 
ENVIE DE SE REMETTRE A LA CRÉATION ? DÉCOUVRIR UN ASPECT ARTISTIQUE NOVATEUR ? ENVISAGER UNE RECONVERSION ?
 
Les stages ici sont des moments privilégiés pour démarrer sur de nouvelles bases, se recontacter avec l'essentiel, faire naitre ou confirmer sa créativité, s'initier à des techniques ou matériaux inconnus, approfondir sa recherche artistique, réfléchir sur une orientation plus créative de sa vie...
 
A l'Atelier, c'est un peu tout cela que l'on fait tour à tour, dans un environnement propice à l'expression et à la découverte de son être intérieur créateur, dans un climat d'entraide, de confiance, de concentration et d'intériorisation.
 
Tout le programme de l'année 2020 est en ligne : rubriques « Stages » et « Formations ». Le premier rendez-vous est le 20 Mai, durant le Pont de l’Ascension avec le stage « LE LIVRE DE VIE »... ça tombe bien !
 
 
le lien vers le site de l’Atelier : http://www.laurier-rouge.com
 
le lien vers le blog d’actualités, tout en images : http://laurier-rouge.blogspot.fr/
 
la page Facebook c’est : ici
 
pour un contact direct : 03 25 70 69 35
" Une maman trouve toujours le temps
de te prendre dans ses bras.
De parler doucement.
Aussi longtemps que tu as besoin d'elle."
Fatima Boutros
Jacinthe rouge devant l'atelier http://jardindesamuel.blogspot.com/
 
Chers amis
j’ai une chronique pour le ventre – les photos de mes « petits plats », quelquefois très petits, telle la dernière datte sur sa belle assiette 😉 -,
j’ai une chronique pour les yeux – mon « calendrier du pendant » ou du temps qui piaffe, tout coloré -,
et, grâce aux envois des amis qui me nourrissent, j’ai une chronique pour l’âme.
En voici un élément, transmis par mon amie Isabelle. C’est une source inépuisable, qui me parle beaucoup : le blog d’un poète que je ne connaissais pas, Jean Lavoué, qui, outre ses propres textes, nous invite à côtoyer d’autres auteurs de la limpidité, certains -rares – dont les noms m’étaient connus, d’autres totalement nouveaux pour moi mais tout aussi inspirants. Je partage avec beaucoup de plaisir : http://www.enfancedesarbres.com/
et vous souhaite en bonne forme.
«…
 Inventons-nous des rites, des silences,
Des gestes de tendresse capables de déchirer la nuit,
Pourvu qu'ils soient d'offrande et de pauvreté,
De création et de patience,
D'ardente complicité avec le monde qui vient
Qu'il s'agit dès à présent de préparer, de relever
Et d'aimer. » Jean Lavoué 30 mars 2020
" Fais toujours de ton mieux "
4eme accord Toltèque
Jacinthe blanche devant l'atelier
Saine et lucide colère de la réalisatrice Coline Serreau...
 
Objet:  texte de Coline Serreau
Dimanche 22 mars. Coline Serreau, réalisatrice de Trois hommes et un
couffin, mais aussi de films visionnaires, écolos, humanistes et
généreux comme La belle verte ou La crise.

LE MONDE QUI MARCHAIT SUR LA TÊTE EST EN TRAIN DE REMETTRE SES IDÉES A
L’ENDROIT

par Coline Serreau

Le gouvernement gère l'épidémie comme il peut… mais les postures
guerrières sont souvent inefficaces en face des forces de la nature. Les
virus sont des êtres puissants, capables de modifier notre génome,
traitons-les sinon avec respect, du moins avec modestie.

Apprenons à survivre parmi eux, à s'en protéger en faisant vivre
l'espèce humaine dans des conditions sanitaires optimales qui renforcent
son immunité et lui donnent le pouvoir d'affronter sans dommage les
microbes et virus dont nous sommes de toute façon entourés massivement,
car nous vivons dans la grande soupe cosmique où tout le monde doit
avoir sa place. La guerre contre les virus sera toujours perdue, mais
l'équilibre entre nos vies et la leur peut être gagné si nous renforçons
notre système immunitaire par un mode de vie non mortifère.

Dans cette crise, ce qui est stupéfiant c’est la rapidité avec laquelle
l'intelligence collective et populaire se manifeste.

En quelques jours, les français ont établi des rites de remerciement
massivement suivis, un des plus beaux gestes politiques que la France
ait connus et qui prolonge les grèves contre la réforme des retraites et
l'action des gilets jaunes en criant haut et fort qui et quoi sont
importants dans nos vies.

Dans notre pays, ceux qui assurent les fonctions essentielles, celles
qui font tenir debout une société sont sous-payés, méprisés. Les
aides-soignantes, les infirmières et infirmiers, les médecins qui
travaillent dans les hôpitaux publics, le personnel des écoles, les
instituteurs, les professeurs, les chercheurs, touchent des salaires de
misère tandis que des jeunes crétins arrogants sont payés des millions
d'euros par mois pour mettre un ballon dans un filet.

Dans notre monde le mot paysan est une insulte, mais des gens qui se
nomment "exploitants agricoles" reçoivent des centaines de milliers
d'euros pour faire mourir notre terre, nos corps et notre environnement
tandis que l'industrie chimique prospère.

Et voilà que le petit virus remet les pendules à l'heure, voilà qu'aux
fenêtres, un peuple confiné hurle son respect, son amour, sa
reconnaissance pour les vrais soldats de notre époque, ceux qui sont
prêts à donner leur vie pour sauver la nôtre alors que depuis des
décennies les gouvernements successifs se sont acharnés à démanteler nos
systèmes de santé et d'éducation, alors que les lobbies règnent en
maîtres et arrosent les politiques avec le fric de la corruption.

Nous manquons d'argent pour équiper nos hôpitaux, mais bon sang, prenons
l'argent où il se trouve, que les GAFA payent leurs impôts, qu'ils
reversent à la société au minimum la moitié de leurs revenus. Car après
tout, comment l'ont-ils gagné cet argent ? Ils l'ont gagné parce qu'il y
a des peuples qui forment des nations, équipées de rues, d'autoroutes,
de trains, d'égouts, d'électricité, d'eau courante, d'écoles,
d'hôpitaux, de stades, et j'en passe, parce que la collectivité a payé
tout cela de ses deniers, et c’est grâce à toutes ces infrastructures
que ces entreprises peuvent faire des profits. Donc ils doivent payer
leurs impôts et rendre aux peuples ce qui leur est dû.

Il faudra probablement aussi revoir la question de la dette qui nous
ruine en enrichissant les marchés financiers. Au cours des siècles
passés les rois de France ont très régulièrement décidé d'annuler la
dette publique, de remettre les compteurs à zéro.

Je ne vois pas comment à la sortie de cette crise, quand les comptes en
banque des petites gens seront vides, quand les entreprises ne pourront
plus payer leurs employés qui ne pourront plus payer les loyers,
l'électricité, le gaz, la nourriture, comment le gouvernement pourra
continuer à gaspiller 90% de son budget à rembourser une dette qui ne
profite qu'aux banquiers.

J'espère que le peuple se lèvera et réclamera son dû, à savoir exigera
que la richesse de la France, produite par le peuple soit redistribuée
au peuple et non pas à la finance internationale. Et si les autres pays
font aussi défaut de leur dette envers nous, il faudra relocaliser,
produire de nouveau chez nous, se contenter de nos ressources, qui sont
immenses, et détricoter une partie de la mondialisation qui n'a fait que
nous appauvrir.

Et le peuple l'a si bien compris qu'il crie tous les soirs son respect
pour ceux qui soignent, pour la fonction soignante, celle des mères, des
femmes et des hommes qui font passer l'humain avant le fric.

Ne nous y trompons pas, il n'y aura pas de retour en arrière après cette
crise.

Parce que malgré cette souffrance, malgré ces deuils terribles qui
frappent tant de familles, malgré ce confinement dont les plus pauvres
d'entre nous payent le plus lourd tribut, à savoir les jeunes, les
personnes âgées isolées ou confinées dans les EHPAD, les familles
nombreuses, coincés qu'ils sont en ville, souvent dans de toutes petites
surfaces, malgré tout cela, le monde qui marchait sur la tête est en
train de remettre ses idées à l'endroit.

Où sont les vraies valeurs ? Qu'est-ce qui est important dans nos vies ?

Vivre virtuellement ? Manger des produits issus d'une terre martyrisée
et qui empoisonnent nos corps ?

Enrichir par notre travail ceux qui se prennent des bonus faramineux en
gérant les licenciements ?

Encaisser la violence sociale de ceux qui n'ont eu de cesse d'appauvrir
le système de soin et nous donnent maintenant des leçons de solidarité ?

Subir une médecine uniquement occupée à soigner les symptômes sans se
soucier de prévention, qui bourre les gens de médicaments qui les tuent
autant ou plus qu'ils ne les soignent ? Une médecine aux ordres des
laboratoires pharmaceutiques ?

Alors que la seule médicine valable, c’est celle qui s'occupe de
l'environnement sain des humains, qui proscrit tous les poisons, même
s'ils rapportent gros. Pourquoi croyez-vous que ce virus qui atteint les
poumons prospère si bien ? Parce que nos poumons sont malades de la
pollution et que leur faiblesse offre un magnifique garde-manger aux virus.

En agriculture, plus on cultive intensivement sur des dizaines
d'hectares des plantes transformées génétiquement ou hybrides dans des
terres malades, plus les prédateurs, ou pestes, les attaquent et s'en
régalent, et plus il faut les arroser de pesticides pour qu'elles
survivent, c’est un cercle vicieux qui ne peut mener qu'à des catastrophes.

Mais ne vous faites pas d'illusions, on traite les humains les plus
humbles de la même façon que les plantes et les animaux martyrisés.

Dans les grandes métropoles du monde entier, plus les gens sont
entassés, mal nourris, respirent un air vicié qui affaiblit leurs
poumons, plus les virus et autres "pestes" seront à l'aise et
attaqueront leur point faible : leur système respiratoire.

Cette épidémie, si l'on a l'intelligence d'en analyser l'origine et la
manière de la contrer par la prévention plutôt que par le seul vaccin,
pourrait faire comprendre aux politiques et surtout aux populations que
seuls une alimentation et un environnement sains permettront de se
défendre efficacement et à long terme contre les virus.

Le confinement a aussi des conséquences mentales et sociétales
importantes pour nous tous, soudain un certain nombre de choses que nous
pensions vitales se révèlent futiles. Acheter toutes sortes d'objets, de
vêtements, est impossible et cette impossibilité devient un bonus :
d'abord en achetant moins on devient riches.

Et comme on ne perd plus de temps en transports harassants et polluants,
soudain on comprend combien ces transports nous détruisaient, combien
l'entassement nous rendait agressifs, combien la haine et la méfiance
dont on se blindait pour se préserver un vague espace vital, nous
faisait du mal.

On prend le temps de cuisiner au lieu de se gaver de junk-food, on se
parle, on s'envoie des messages qui rivalisent de créativité et d'humour.

Le télétravail se développe à toute vitesse, il permettra plus tard à un
nombre croissant de gens de vivre et de travailler à la campagne, les
mégapoles pourront se désengorger.

Pour ce qui est de la culture, les peuples nous enseignent des leçons
magnifiques : la culture n'est ni un vecteur de vente, ni une usine à
profits, ni la propriété d'une élite qui affirme sa supériorité, la
culture est ce qui nous rassemble, nous console, nous permet de vivre et
de partager nos émotions avec les autres humains.

Quoi de pire qu'un confinement pour communiquer ? Et pourtant les
italiens chantent aux balcons, on a vu des policiers offrir des
sérénades à des villageois pour les réconforter, à Paris des rues
entières organisent des concerts du soir, des lectures de poèmes, des
manifestations de gratitude, c’est cela la vraie culture, la belle, la
grande culture dont le monde a besoin, juste des voix qui chantent pour
juguler la solitude.

C’est le contraire de la culture des officines gouvernementales qui ne
se sont jamais préoccupées d'assouvir les besoins des populations, de
leur offrir ce dont elles ont réellement besoin pour vivre, mais n'ont
eu de cesse de conforter les élites, de mépriser toute manifestation
culturelle qui plairait au bas peuple.

En ce sens, l'annulation du festival de Cannes est une super bonne nouvelle.

Après l'explosion en plein vol des Césars manipulés depuis des années
par une maffia au fonctionnement opaque et antidémocratique, après les
scandales des abus sexuels dans le cinéma, dont seulement une infime
partie a été dévoilée, le festival de Cannes va lui aussi devoir faire
des révisions déchirantes et se réinventer. Ce festival de Cannes qui
déconne, ou festival des connes complices d'un système rongé par la
phallocratie, par la corruption de l'industrie du luxe, où l'on expose
complaisamment de la chair fraîche piquée sur des échasses, pauvres
femmes porte-manteaux manipulées par les marques, humiliées, angoissées
à l’idée de ne pas assez plaire aux vieillards aux bras desquels elles
sont accrochées comme des trophées, ce festival, mais venez-y en jeans
troués et en baskets les filles, car c’est votre talent, vos qualités
d'artiste qu'il faut y célébrer et non pas faire la course à qui sera la
plus à poil, la plus pute !

Si les manifestations si généreuses, si émouvantes des peuples confinés
pouvaient avoir une influence sur le futur de la culture ce serait un
beau rêve !

Pour terminer, je voudrais adresser une parole de compassion aux
nombreux malades et à leurs proches, et leur dire que du fin fond de nos
maisons ou appartements, enfermés que nous sommes, nous ne cessons de
penser à eux et de leur souhaiter de se rétablir. Je ne suis pas
croyante, les prières m'ont toujours fait rire, mais voilà que je me
prends à prier pour que tous ces gens guérissent. Cette prière ne
remplacera jamais les soins de l'hôpital, le dévouement héroïque des
soignants et une politique sanitaire digne de ce nom, mais c’est tout ce
que je peux faire, alors je le fais, en espérant que les ondes
transporteront mon message, nos messages, d'amour et d'espoir à ceux qui
en ont besoin.

Coline Serreau
" La spiritualité, c'est comprendre le jeu de la conscience.
Découvrez la nature de cette illusion.
Découvrez qui vous êtes."
Nisargadatta Mahary
Muscari devant l'atelier http://jardindesamuel.blogspot.com/
Balade verte de Nature Haute-Marne
Confiné, et en l'absence de balades vertes, notre coprésident Romaric a fait un grand safari dans le parc national !

Furieuse envie de partager deux heures merveilleuses penché au-dessus de ma mare pour y regarder ce qui y vit (avec quelques photos du moment). C'était vendredi en fin d'après-midi, en ce jour de confinement durant lesquels je profite pleinement de mon jardin...
Quel spectacle dans ce petit trou d'eau de 5-6 m² créé (avec mon ami Vincent) il y a 2 ans et demi seulement ! Premier printemps que j'y vois un tel foisonnement. Les premières minutes, j'y vois l'évident, le nombreux, l'agité : les dizaines (probablement centaines) de têtards de Grenouille rousse, les "escargots" (Ampullaceana cf. balthica d'après Xavier C., maître es malacologie) et les Gerris qui patinent à la surface.
Et tout d'un coup, une énorme larve (plus de 3 cm), la "queue" en l'air à la surface de l'eau pour respirer et ses énormes "pinces", ses mandibules, ouvertes dans l'attente d'attraper... un têtard ! C'est une larve de Dytique. Il y en a en fait une bonne dizaine, au moins, dont une bien plus grosse que les autres (au moins 4 cm), et je peux vous dire qu'il ne fait pas bon être têtard...

A mes pieds, en train de se faire dorer la pilule au soleil sous une petite lame d'eau, une larve trapue couverte d'une pellicule de vase et de calcaire ; c'est une larve de libellule ; elle ressort assez bien sur fond d'une feuille brunâtre. En fait il y en a bien une dizaine, mieux cachées, qui sont regroupées sur le bord de la mare.

Et puis d'autres larves, plus petites, plus élancées, avec de chaque côté du corps, un ensemble de lamelles (les "branchies") qui ondulent en permanence comme un voile dans le vent, et trois grandes "plumes" dans le derrière ! Ce sont des larves d’Éphémères. Très nombreuses dans la mare.

D'un coup on change de gabarit et un dinosaure apparaît ! Une femelle de triton enceinte jusqu'au oreilles !

Je ne résiste pas et file chercher mon amoureuse et les enfants pour leur montrer tout ce p'tit monde. Quelques minutes plus tard, après quelques exclamations, une paire de questions et le prélèvement d'un "escargot" pour mettre dans leur seau avec les quelques têtards déjà pris un peu avant, tout le monde remonte et je me laisse encore quelques minutes avant de suivre.
En fait, une heure après j'y suis encore ! La femelle de triton est revenue et je veux la prendre en photo. A l'affut, je regarde un peu autour. Une Notonecte qui passe et plus loin une Nèpe.
Et juste devant moi, sur à peine 10 cm², un échantillon de mes observations : une larve de libellule, une d'éphémère, et aussi un "traîne-bûche" dans son fourreau en feuille de jonc, un mollusque, des têtards. Et une photo pour immortaliser l'instant.

Je retourne à Madame Triton, et là, ça valait le coup de prolonger, voici un autre triton ! Un mâle de Triton palmé ! Facile à reconnaître avec ses gros pieds palmés à l'arrière et son petit bout de fil au bout de la queue. Mâle et femelle se rapprochent. Se sont-ils vus ? Je ne sais pas. Le mâle s'éclipse et va se cacher dans les Iris.

Allez, encore quelques belles minutes d'observation et je me décide à rentrer, la cloche sonne 19 heures. Mais avant de remonter  à la maison, un chant si caractéristique du printemps à Chameroy. Le son flûté d'un Alyte, ce petit crapaud dont c'est le mâle qui porte les œufs enroulés autour de ses pattes arrières.
Bonheur simple du printemps...

Romaric Leconte

PS : Comme quoi inviter la Nature dans son jardin ne fait pas seulement du bien à la planète...
" Les eaux enflées courent dans l'étang qui les contient,
frappent en remous tourbillonnants les divers obstacles,
sautent en l'air avec une écume fangeuses,
puis retombent en faisant rejaillir l'eau percutée.
L'élan des zones circulaires qui fuient le lieu de
la percussion les précipite en travers d'autres ondes circulaires
mues en sens opposé."
Léonard de Vinci
Viola jaune, et primula bleu double http://jardindesamuel.blogspot.com/
 
Bonjour à toutes et à tous !
Voici déjà un nouveau week-end qui a pointé le bout de son nez… et la nostalgie de toutes ces choses que nous aimerions bien faire et pour lesquelles il nous faudra attendre encore : les vraies balades, les repas, les fêtes, les retrouvailles avec les êtres chers … Ne soyons pas trop impatients : songeons avant tout à garantir la sécurité de chacun …
Vos textes-cadeaux :
  • Dans le roman Une longue impatience (2017) de Gaëlle Josse, une mère écrit à son fils parti en mer : pour supporter cette douloureuse absence, elle lui décrit dans ses lettres la grande fête qu’ils feront à son retour…
« Lorsque tu reviendras, mon fils, mon fils parti voyager sur la peau du monde, mon fils coureur de mer, ce sera une fête. De loin, je te reconnaîtrai entre tous. Tu auras grandi, tu seras maigre et hâlé par tout ce temps passé en mer, le regard au-delà de l’horizon et la démarche qui dénonce le marin juste débarqué.
Tu seras beau, tellement beau, et je me jetterai dans tes bras, je bousculerai tout le monde et tu me soulèveras comme un jouet, tu m’écraseras contre toi, et nous pleurerons et nous rirons.
De retour à la maison, nous te recevrons comme un prince. Comme mon enfant perdu et retrouvé. Nous nous assiérons autour de la table, et nous partagerons le meilleur repas que je puisse t’offrir. Puis nous parlerons. […]
Ce repas du retour, je l’ai mille fois imaginé, c’est à ça que je rêve, sur le chemin, c’est la seule pensée qui porte mes pas. Laisse-moi te raconter.
Tout d’abord, nous trinquerons. Tous, ensemble, avec ceux que nous aurons conviés à se réjouir avec nous, car il faudra la partager, cette joie, qu’elle danse en chacun de nous et que nous soyons les plus nombreux possible à la recevoir.
Nous boirons, nous entrechoquerons nos verres pour nous assurer que ce que nous vivons est bien réel, il y aura ce tintement clair, le bras tendu, les yeux dans les yeux. Et l’alcool piquera la gorge, fera briller nos pupilles, rosir nos joues, nos lèvres.
Nous serons heureux, déjà ivres du bonheur d’être là, réunis. »
  • Pour compléter ces moments tant attendus, voici de nouveau Philippe Delerm, avec La première gorgée de bière et autres plaisirs minuscules
« On pourrait presque manger dehors.
C'est le "presque" qui compte, et le conditionnel. Sur le coup, ça semble une folie. On est tout juste au début de mars, la semaine n'a été que pluie, vent et giboulées. Et puis voilà. Depuis le matin, le soleil est venu avec une intensité mate, une force tranquille. Le repas de midi est prêt, la table mise. Mais même à l'intérieur tout est changé. La fenêtre entrouverte, la rumeur du dehors, quelque chose de léger qui flotte.
"On pourrait presque manger dehors." La phrase vient toujours au même instant. Juste avant de passer à table, quand il semble qu'il est trop tard pour bousculer le temps, quand les crudités sont déjà posées sur la nappe. Trop tard ? L'avenir sera ce que vous en ferez. La folie vous poussera peut-être à vous précipiter dehors, à passer un coup de chiffon fiévreux sur la table de jardin, à proposer des pull-overs, à canaliser l'aide que chacun déploie avec un enjouement maladroit, des déplacements contradictoires. Ou bien vous vous résignerez à déjeuner au chaud - les chaises sont bien trop mouillées, l'herbe est si haute...
Mais peu importe. Ce qui compte, c'est le moment de la petite phrase. On pourrait presque... C'est bon, la vie au conditionnel, comme autrefois, dans les jeux enfantins : "on aurait dit que tu serais..." Une vie inventée, qui prend à contre-pied les certitudes. Une vie presque : à portée de la main, cette fraîcheur. Une fantaisie modeste, vouée à la dégustation transposée des rites domestiques. Un petit vent de folie sage qui change tout sans tien changer...
Parfois, on dit "on aurait presque pu..." Là, c'est la phrase triste des adultes qui n'ont gardé en équilibre sur la boîte de Pandore que la nostalgie. Mais il y a des jours où l'on cueille le jour au moment flottant des possibles, au moment fragile d'une hésitation honnête, sans orienter à l'avance le fléau de la balance. Il y a des jours où l'on pourrait presque. »
 
Le poème du jour : un peu d’humour dans la cuisine, avec ce « sonnet gastronomique » de Charles Monselet (1825-1888).

« LE COCHON »
(Le plaisir et l'amour)
Car tout est bon en toi : chair, graisse, muscle, tripe !
On t'aime galantine, on t'adore boudin
Ton pied, dont une sainte a consacré le type,
Empruntant son arôme au sol périgourdin,
Eût réconcilié Socrate avec Xanthippe.
Ton filet, qu'embellit le cornichon badin,
Forme le déjeuner de l'humble citadin ;
Et tu passes avant l'oie au frère Philippe.
Mérites précieux et de tous reconnus !
Morceaux marqués d'avance, innombrables charnus !
Philosophe indolent qui mange ce que l'on mange !
Comme, dans notre orgueil, nous sommes bien venus
A vouloir, n'est-ce pas, te reprocher ta fange ?
Adorable cochon ! animal roi- Cher ange !
 

Et maintenant, jouons…

Solution de devinette du 17 avril : La réponse était bien évidemment le cœur qui peut être de pierre comme d’or.

La charade du jour :
Mon premier est un lieu de transit qu’il est préférable d’éviter pendant le confinement.
Mon second nous protège du froid, des épines ou de virus, suivant les circonstances.
Mon troisième peut être vivant en pronom mais mortel en verbe.
Mon quatrième interroge.
> Mon tout est digne d'un très grand personnage de roman.
 
" A trop rêver la réalité,
on risque d'oublier de vivre."
Jacques Salomé
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CHLOROQUINE : l’appel URGENT d’un groupe de médecins 
" Le grand obstacle du bonheur, c'est de s'attendre
à un trop grand bonheur."
Bernard Fontenelle
Viola rivinianna et saxifrage et futur muguet rose au jardin
Action : le pouvoir du clic
Confinésdehors: Réquisition des logements vides pour reloger les sans-abri
Interpellons le ministre du logement
" La plupart des choses importantes dans le monde
ont été accomplies par des personnes qui ont continué
a essayé quand il semblait n'y avoir aucun espoir."
Dale Carnegie
ACTION : le pouvoir du clic
Le monde entier affronte aujourd’hui un ennemi commun: le COVID-19. Le virus n’épargne aucune nationalité, communauté ou religion. Il attaque tout le monde sur son passage, implacablement.

Pendant ce temps, les conflits armés continuent de faire rage dans le monde.

Ce sont les personnes les plus vulnérables – les femmes et les enfants, les personnes en situation de handicap, les personnes marginalisées et déplacées – qui paient le tribut le plus lourd. Ces mêmes personnes courent également le plus grand risque de subir des pertes dévastatrices à cause du COVID-19.

N’oublions pas que dans les pays ravagés par la guerre, les systèmes de santé se sont effondrés.

Les professionnels de santé, qui étaient déjà peu nombreux, ont souvent été pris pour cibles. Les réfugiés et toutes les personnes déplacées par des conflits violents sont doublement vulnérables. La furie avec laquelle s’abat le virus montre bien que se faire la guerre est une folie.

C’est la raison pour laquelle j’appelle aujourd’hui à un cessez-le-feu immédiat, partout dans le monde.
 
Le monde entier affronte aujourd’hui un ennemi commun: le COVID-19. Le virus n’épargne aucune nationalité, communauté ou religion...
" Il est trop risqué de trop se pencher sur un enfant,
c'est le meilleur moyen de tomber ou de recevoir
un coup de pied au derrière !
Mieux vaut se mettre à sa hauteur, c'est le meilleur moyen
pour grandir."
Jacques Salomé
Narcisse devant l'atelier http://jardindesamuel.blogspot.com/
Action : le pouvoir du Clic
" Ne nous lassons pas de jeter sur notre route des semences
de bienveillance et de sympathie,
sans doute il en périra beaucoup, mais,
s'il en est une seule qui lève,
elle embaumera notre route et réjouira nos yeux."
Sophie Swetchine
Action : le pouvoir du clic
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" L'imagination vaut bien des voyages
et coute moins cher."
George William Curtis
Ficaire et pulmonaire au jardin http://jardindesamuel.blogspot.com/
Action : le pouvoir du Clic
Stop à la chasse
commerciale aux phoques
" Refuser la vérité de l'amour conduit
à refuser l'amour de la vérité."
Jacques de Bourdon Busset
Muscaris et ophiopogon nigrescens devant l'atelier
Action : le pouvoir du CLIC
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" Comment  découvrir ce qui me fait réussir, mais aussi
ce qui me fait échouer ?
La seule réussite ne m'apprend rien sur mes difficultés.
Les échecs sont sources de changement.
" En approfondissant chaque expérience de vie,
en la confrontant au vécu de ceux qui m'entourent.""
Jacques Salomé
Scille bifolia au jardin http://jardindesamuel.blogspot.com/
Action : le pouvoir du CLIC
COVID-19 : pour des traitements accessibles
" Il n'est rien de plus beau que l'instant qui précède le voyage,
l'instant où l'horizon de demain vient nous rendre visite
et nous dire ses promesses."
Milan Kundera
Action : le pouvoir du CLIC
" Si la matière grise était rose,
le monde aurait moins d'idées noires."
Pierre Dac
Narcisse devant l'atelier http://jardindesamuel.blogspot.com/
 
" La main de l'autre est essentielle à notre équilibre."
Leila Slimani
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Pour vous aider à passer cette période difficile et vous changer un peu les idées, la revue Alternatives non-violentes, partenaire de Non-Violence XXI, vous offre son dernier numéro intitulé "NON-VIOLENTS, DONC FÉMINISTES !".
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"La solidarité est la tendresse des peuples"
Gioconda Belli
" Hâte-toi de bien vivre
et songe que chaque jour est à lui seul une vie."
Sénèque
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Magazine Village, la Lettre du 16 avril 2020 espace

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Vivre et travailler à la campagne ?
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Creuse : Les villageois sauvent l'auberge
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Élus et habitants de Saint-Martin-Château créent une association pour relancer et tester la viabilité de l’établissement. Sa trentaine de bénévoles le rouvre en juin 2015... et depuis, l'activité fonctionne ! (sauf en cette période de confinement...).
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Un boulanger pétri de convictions
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Guillaume Dubourg fabrique des pains qui lui ressemblent : bios et créateurs de lien. Ce boulanger isérois transporte son fournil itinérant de village en village, à la rencontre des habitants. Prônant la sobriété heureuse, il vit dans une cabane, autonome en énergie. Rencontre.
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Le Relais de Cisai, dans l’Orne, une propriété privée de neuf hectares tournée vers le tourisme vert, vient de signer une Obligation réelle environnementale (ORE). Ses mares, bois et prairies humides, prés et haies, sont désormais protégés pour 99 ans. Tout particulier peut se saisir de ce contrat encore méconnu, souple dans son contenu et sa durée, pour protéger la biodiversité d’une partie ou de l’ensemble de ses terrains.
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Une forêt pleine d'essences dans le Val d'Oise
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Parce que sa surface progresse chaque année depuis 1980, on peut penser que la forêt française se porte bien. C’est pourtant loin d’être le cas selon les membres de l’association de citoyens Semeurs de forêts qui achète du terrain pour replanter de "vraies" forêts...
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espaceLes territoires bougent pendant la crise sanitaire espace
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La Bretagne et le Centre-Val de Loire lancent leur site de produits locaux
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Dans le contexte de la crise sanitaire, les régions Bretagne et Centre-Val de Loire ouvrent des plateformes qui mettent en relation producteurs et consommateurs.
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Face à l'épidémie de coronavirus, les maires recherchent des solutions pour aider leurs administrés. L'association Villes Internet met en ligne sur son outil Atlaas de nombreuses initiatives locales à leur intention.
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L'association Flore 54 vient de lancer l'action « Mes paysages imagés », jusqu'au 20 juin.
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Inventons le monde d'après, une consultation citoyenne pour construire ensemble le monde d'après la crise Covid-19
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La Croix-Rouge française et le WWF France s’associent à Make.org et le Groupe SOS, en partenariat avec Unis-Cité, la Meute d’amour et le Mouvement UP, pour lancer une grande initiative citoyenne : “Inventons le monde d’après” qui se tient du 11 avril au 25 mai.
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Population présente sur le territoire avant et après le début du confinement
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L’annonce du confinement le 16 mars puis sa mise en place à partir du 17 mars à midi se sont accompagnées de mouvements de population en France métropolitaine...
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Les maires ruraux de France et Bouge ton coq lancent une souscription nationale pour sauver les petits commerces et les artisans
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Ils proposent de trinquer "solidaire" en leur offrant « des tournées » à l’heure où les bars et les cafés sont fermés et lancent une souscription nationale.
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Pour soutenir la vitalité des centres-villes : une plateforme d'expériences en ligne
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L'association d’élus et de parlementaires "Centre-ville en mouvement" a souhaité mettre en place une plateforme d’échanges, exposant les initiatives prises dans les villes pour soutenir le monde commerçant et les marchés.
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A l'heure du confinement, la fédération Connaître et protéger la nature (CPN) offre aux internautes quelques idées d'activités nature, à réaliser dans son jardin ou dans le périmètre de sortie autorisé.
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Prendre une décision
" A quoi bon de prendre de " bonnes résolutions " qui
faneront bien avant la fin de l'année ? Et si on arrêtait
d'essayer pour commencer à faire ?
Au lieu de conjuguer le mois de janvier en intentions stériles,
de déclarer la guerre aux calories, à la cigarette,
au canapé qui nous tend les bras,
reprenons les rênes de notre vie avec un décision, une seule !
Que voulons-nous que cette année nous réserve ?
Quel changement voulons-nous voir opérer ?
Décidons de ce que nous voulons vraiment
et entamons un premier pas tout de suite :
le monde entier deviendra complice de notre projet."
Narcisse professeur Einstein devant l'atelier
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" La véritable grandeur d'un homme ne se mesure pas
à des moments où il est à son aise,
mais lorsqu'il traverse une période de controverses et de défits."
Martin Luther King
Narcisse professeur Einstein devant l'atelier
Action : le pouvoir du Clic
" Traverse la rivière avant d'insulter le crocodile."
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 " Le sort fait les parents, le choix fait les amis."
Jacques Delille
Une action concrète pour protéger les abeilles et les insectes pollinisateurs
Créons des Zones de BZZZ #BeeHappy
 

Pour les abeilles, semons des graines mellifères

// Les abeilles et insectes disparaissent, nous devons agir !

 
Chères amies, chers amis,

L’association Agir pour l’Environnement vous propose de créer des zones de BZZZ en semant des graines mellifères utiles aux insectes pollinisateurs.

En 30 ans, près de 80% des insectes ont disparu. Cet effondrement brutal est la conséquence des pesticides, du dérèglement climatique, de l’introduction d’espèces invasives, de l’arrachage des haies et de la pollution lumineuse.

Les insectes pollinisateurs au premier rang desquels les abeilles paient un lourd tribu à cette guerre silencieuse menée contre la nature.

Agir pour l’Environnement vous propose de créer des zones de BZZZ en semant des graines mellifères tout en laissant pousser la flore spontanée.
 
Sur votre balcon, votre terrasse ou dans votre jardin, Grâce à une sélection de graines nectarifères et pollinifères faites pousser des espaces fleuris source de biodiversité.
 

 
 


Comment créer une zone de BZZZ ?

 
Pour créer une zone de BZZZ, c'est simple !
 
  • Dès maintenantcommandez un pack "Zone de BZZZ" composé d'un sachet de graines biologiques et d'un visuel permettant d'identifier votre zone de BZZZ.
  • Courant mai, recevez et plantez les graines pour aider les insectes pollinisateurs tout en fleurissant votre jardin ou votre balcon.
  • Une fois votre zone fleurie et la pancarte fixée, envoyez nous les photos !
 

 
 


 
// ZONE DE BZZZ : Semons des fleurs pour protéger les abeilles et insectes pollinisateurs.
 
Commandez dès à présent des sachets de 5, 25 ou 50 grammes de graines mellifères sélectionnées par nos amis de "La semence bio".
 

Sachet de graines mellifères particulièrement adapté aux insectes pollinisateurs

 
Les variétés sélectionnées sont nectarifères et pollinifères et elles permettent de maintenir une floraison du printemps à l’automne. Chaque sachet de graines contient entre 1 000 et 10 000 graines, couvre une surface entre 1 à 10 m² selon son poids et contient des graines de : phacélie, sarrasin, moutarde, coriandre, trèfle d’Alexandrie, trèfle incarnat, serradelle, souci officinal, cameline cultivé, radis oléifère, carvi, tournesol, aneth, mauve des bois.
 
// Mode d'emploi
 
Les graines sont à semer de mai à juillet, après avoir gratté légèrement le sol puis en
 
arrosant correctement en cas de coup de chaud. Ensuite… laissez pousser et ouvrez bien les yeux pour admirer le foisonnement d’une biodiversité qui ne demande qu’à s’exprimer.
 

 
 
" Chaque jour l'homme doit apprendre du nouveau ;
chaque jour, il doit se perfectionner."
Jules Payot

Assurer la sécurité alimentaire des populations

 
" Le sens de la vie personnelle est de retourner à l'enfance,
ou plutôt de faire apparaître à nouveau l'enfant
qui jamais n'a disparu."
George Groddeck
Asplenium ebenoides au jardin http://jardindesamuel.blogspot.com/
Méditations
 " Connais toi, toi même "
Socrate
Ipheon uniflorum " Charlotte Bishop" au jardin http://jardindesamuel.blogspot.com/ 
Pour s'inspirer

 
 
S'informer, réfléchir, mettre a distance...
Les ondes scalaires, les ondes qui soignent
Article « La Provence »
 
Dr Thomas Cowan, virus et électrification de la terre (référence à Rudolf Steiner) 5G en Chine, l’origine du coronavirus actuel ???
Synthèse


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